Sorti de sa caverne, loin du monde et de la populace, Forgotten Tomb revient cracher son hostilité avec un onzième album qui célèbre, malgré lui, vingt-cinq années de misanthropie. Les Italiens ont annoncé que Nightfloating rendrait en quelque sorte hommage aux différents courants stylistiques traversés au fil du temps, laissant ainsi imaginer aux plus nostalgiques un retour à un black dépressif radical ou à un blackened doom extrême. Cependant, c’est davantage dans le passé proche que ce dernier puise son énergie.
De ses débuts, Forgotten Tomb ne semble conserver que ses cris hargneux et une colère qui n’a cessé de croître avec le temps ; colère que l’on retrouve dans les textes insatiablement mortifères de son frontman, Herr Morbid. L’éponyme titre d’ouverture éclaire le chemin telle une torche : très accrocheur, porté par un son massif et oscillant paradoxalement entre riffs rock mélodiques et vocalises acharnées sur un black metal latent. Les dynamiques « A Chill That You Can’t Taint » et « Unsafe Spaces », dont la batterie hérite plus du hard rock que du metal extrême, confirment la tendance : Forgotten Tomb poursuit l’effort entamé sur Nihilistic Estrangement, où la revendication pure des origines du style est abandonnée au profit de mélodies entêtantes, influencées par les années 70. De son prédécesseur, Nightfloating reprend également ses aspects les plus méditatifs, avec quelques arpèges de guitare et des synthés pouvant rappeler la démarche des Suédois de Shining. Cette hybridité se révèle aussi sur « This Sickness Withered My Heart » qui incarne bien la richesse et la liberté musicales assumées par le groupe : tonitruante à son lancement, elle se permet des incartades mélancoliques, avant de s’envoler dans une seconde moitié entraînante puis atmosphérique. C’est cette même liberté qui amène la formation à proposer un instrumental dungeon synth presque incongru avec « Drifting ». Après la sinueuse « A Despicable Gift », qui s’accapare à elle seule un quart de l’album et n’hésite pas à répéter certains riffs pour empêcher toute échappatoire à son vice, les quarante et une minutes de Nightfloating semblent expéditives. Riche de son souci du détail et de ses solos inspirés et disséminés, l’opus a néanmoins un goût de « reviens-y » pour une nouvelle échappée, là où l’ennui des musiques aseptisées n’a pas sa place.































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