On ne présente plus Godflesh : pierre angulaire de la musique extrême, le duo est l’un des premiers à avoir mêlé metal et influences industrielles, riffs lourds et boîtes à rythmes, froideur mécanique et déliquescence organique. Bien qu’ayant été l’un des groupes les plus influents des années 1990 – on ne compte plus leurs fans, des plus évidents comme Fear Factory ou Neurosis aux plus célèbres comme Korn ou Metallica –, Godflesh est resté un projet singulier au style immédiatement reconnaissable, sombre, agressif et austère. Six ans après Post-Self, les Anglais reviennent avec Purge, leur neuvième album en trente-cinq ans de carrière.
Il y a quelques mois seulement sortait une version live de Pure, leur deuxième album : un timing particulièrement bien choisi pour nous préparer à Purge, qui, comme son titre l’indique, a été pensé comme une manière pour le groupe de revisiter l’opus de 1992. Et en effet, dès « Nero », on retrouve les beats hip-hop et le groove de Pure. D’autres touches 90s sont présentes – jungle et drum and bass sur « Permission » par exemple – mais c’est évidemment le « son Godflesh » qui domine, la basse à la lourdeur viscérale de Ben Green, les riffs simples et assourdissants (en retrait sur le narcotique « The Father ») du prolifique Justin K Broadrick, ses imprécations inquiétantes, et les Machines qui donnent au son du groupe toute son épaisseur. Intimidant, groovy, il a le caractère addictif des meilleures productions du groupe – presque jusqu’à la nausée. Broadrick explique en effet que la musique de Godflesh est pour lui un moyen de se purger – d’où le titre – des sentiments d’angoisse et d’aliénation causés par ses troubles mentaux : plus largement, à une époque où les années 1990 et leur futurisme enthousiaste semblent en plein retour de hype, Godflesh montre que l’hostilité défensive et la prescience du pire dans sa musique de cette période sont plus d’actualité que jamais.


Après deux ans de disette, ça y est, la grand-messe française du metal a enfin lieu ! Quel plaisir de refaire son sac à dos, rempli de crême solaire pour certains, de bière bon marché pour d’autres, de préparer son running-order, la bave aux lèvres. Avec deux weekends dans le viseur cette année, inutile de dire que le menu s’annonce copieux et varié : de Metallica à Nine Inch Nails en passant par Mastodon, Sepultura, Jerry Cantrell ou Converge, il y en aura pour tous les goûts.



























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