Cinq ans après Sphere, Monkey3, apôtre du stoner psychédélique spatial, fait ses armes sur un nouveau terrain de jeu. Sa discographie est accoutumée aux sphères célestes, mais il les traverse généralement sous un angle ésotérico-philosophique ; pour cette cuvée, place à la science-fiction. Pour aborder le thème – presque lassant ? – de l’intelligence artificielle, Monkey3 fait appel à des références allant de L’Odyssée De l’Espace à Matrix, en passant par 1984. Loin du plancher des vaches, une IA a réduit les humains en esclavage. Un « voyage vers l’inconnu », plus sombre, qui déroule une intrigue trépidante sans recourir au chant. On n’entendra que quelques samples façon cosmonautes qui planteront prestement le décor en pleine figure.
« Ignition » fait la jonction avec Sphere, avec quelques brèves sensations de déjà-vu. La rupture survient sur « Collision », dont un gros tiers pourrait servir de beat hip-hop. On explore les ténèbres et le mystère, avec un côté assez vidéoludique, rappelant des sensations souterraines ou d’infiltration. La spiritualité revient avec « Kali Yuga » : la pire des quatre ères, dans l’hindouisme, d’un cycle éternellement répété, faite de conflits et de péchés. Le morceau met en musique le fait que derrière ces millions d’années de pénitence se trouve la promesse de jours meilleurs, même si on ne sera alors probablement plus présent. Pas de quoi festoyer non plus du côté de « Rackman », qui pourrait passer pour du doom sur sa première partie. Bien qu’il ne soit pas aisé, dans le style dans lequel Monkey3 évolue, de faire enfler la tension comme dans un film à gros budget, le quatuor y parvient : on ne sait pas trop comment, mais ça fonctionne. Il n’y a pas grand-chose de très joyeux dans Welcome To The Machine, et pourtant on en redemande. À vous, maintenant, de décider quelle issue cette l’histoire réserve à l’humanité.
































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