Pour Noël, Mötley Crüe pense toujours à ses fans. Cette année, ils pourraient retrouver au pied du sapin un joli coffret vinyle à l’occasion des quarante ans de Theater Of Pain. Album mésestimé dans l’âge d’or du Crüe, il est souvent considéré comme un creux, voire une panne d’inspiration, entre deux doublés d’anthologie. Il faut dire qu’à ce moment-là, en pleine gloire, le quatuor le plus sulfureux d’Hollywood n’avait pas beaucoup de temps à consacrer à la musique, entre fiestas et orgies, mais aussi accident de voiture mortel, addiction à l’héroïne et tensions internes. Pourtant, Theater Of Pain développe des arguments en sa faveur. Certes, l’entrée en matière « City Boy Blues » ne paye pas de mine en comparaison des « Live Wire », « Shout At The Devil », « Wild Side » et « Dr. Feelgood », mais la bonne humeur est là. Et comment ne pas prendre plaisir à l’écoute du musclé « Use It Or Lose It », de la pépite oubliée « Tonight (We Need A Lover) » et du catchy « Fight For Your Rights » ? Surtout, ça swingue avec « Smokin’ In The Boys Room », irrésistible reprise de Brownsville Station, et ça frissonne avec « Home Sweet Home » ; la plus belle ballade du groupe, grâce à un thème mémorable au piano et une interprétation habitée – au chant comme aux leads.
Outre un disque de démos appréciable mais accessoire, le plat de résistance, la véritable plus-value du coffret est ni plus ni moins qu’un concert complet capté à Long Beach en 1985. Si le son est légèrement étouffé et que le public aurait mérité de se faire mieux entendre pour l’immersion, il n’en est pas moins un précieux et délectable témoignage d’une époque révolue. Vince Neil use de sa gouaille sur « Ten Seconds To love » (« I think you lost your underwear sweetheart » / « I want to make rock stars out of every single one of you fuckin’ animals! »), « Piece Of Your Action » profite d’un jam introductif et d’un Mick Mars qui se lâche sur le solo, « Red Hot » décape dans une version brute de décoffrage, Tommy Lee s’offre un solo de batterie extravagant… La prestation est imparfaite mais honnête ; c’est aussi ce qui rend l’enregistrement authentique et vivant. Le son daté et le choix du format vinyle nous font faire un bond de quatre décennies en arrière, et en feuilletant le livre bourré de photos et de souvenirs (mais aucun commentaire), on est vite catapulté au cœur des eighties, changé en ado écoutant religieusement dans sa chambre, une guitare cheap à la main, des étoiles plein les yeux…




























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