Il y a des groupes dont la simple mention évoque non seulement un son, mais aussi tout un univers esthétique. C’est le cas de My Dying Bride, vétéran du doom death à l’approche résolument gothique, dont les lents riffs ornés de mélodies élégiaques sont immédiatement associés à des images d’églises en ruine et de fleurs fanées. Après plus de trois décennies de carrière et quantité d’épreuves traversées à la fois en tant que groupe et en tant qu’individus, les Anglais sont en effet passés maîtres dans l’art de tailler des monuments vastes et ambitieux à la tristesse : leur quinzième opus, A Mortal Binding, démontre qu’ils n’ont pas perdu la main…
S’il a été réalisé dans des circonstances moins éprouvantes que son prédécesseur, The Ghost Of Orion, l’humeur y est pourtant tout aussi sombre. Les riffs funèbres du prolifique Andrew Craighan posent les fondations sur lesquelles les growls (omniprésents sur l’ouverture old shcool « Her Dominion ») ou la voix aux inflexions tragiques d’Aaron Stainthorpe, ainsi que les claviers, arpèges et divers crissements bâtissent l’atmosphère de chaque chanson. Qu’elle prenne la forme d’une explosion de désespoir (« The 2nd Of Three Bells ») ou de plus de retenue (les passages maussades, presque Triptykon de « Unthroned Creed »), c’est en effet l’émotion qui est au cœur de la musique de My Dying Bride, qui n’hésite pas à littéralement sortir les violons pour appuyer son propos (l’épique « The Apocalyptist »). Rien de bien nouveau, certes, sur A Mortal Binding : on n’y est jamais vraiment pris de court et on y est bercé par une lenteur perpétuelle un peu narcotique jusqu’à sa fin-couperet. Mais c’est ça, finalement, qui fait le charme paradoxal de My Dying Bride : le réconfort de se savoir en terrain connu, enveloppé d’une mélancolie parfois étouffante, parfois grandiloquente, mais toujours familière. « L’apocalypse est toujours à l’horizon », rappelle Stainthorpe : à une époque où les raisons de se sentir nostalgique ou endeuillé ne manquent pas, A Mortal Binding invite une fois de plus à vivre sa tristesse à fond, et prouve qu’il vaut mieux la magnifier que la refouler.
Ecouter des extraits…
MELECHESH dévoile la chanson « The Seventh Verdict »
SPIRIT ADRIFT annonce son split et dévoile son dernier album surprise en streaming
BEHEMOTH dévoile sa reprise de « The Return Of Darkness And Evil » de BATHORY
Mayhem, à la vie, à la mort
Erik Grönwall (Michael Schenker, ex-SKID ROW, ex-H.E.A.T) dévoile le clip vidéo de la nouvelle chanson « Born To Break »
Myrath – Wilderness Of Mirrors
GREEN CARNATION dévoile l’intégralité de l’album A Dark Poem, Part II: Sanguis en streaming
LEX LEGION (avec des membres de KING DIAMOND, de SCORPIONS et PAGAN’S MIND) : les détails de l’album éponyme ; clip vidéo de la chanson « Sleep Eternally »
Black Label Society et sa « nouvelle boîte de donuts »
Ross The Boss (ex-MANOWAR, ex-THE DICTATORS) est décédé