L’influence de Neurosis sur le metal et la musique actuelle en général n’est plus à démontrer : à la force du poignet, les Américains ont insufflé une nouvelle énergie qui a déferlé dans tous les recoins de la scène et propulsé le post-metal à ses sommets. Indéniable, elle est aussi inébranlable, malgré des albums tardifs un peu en demi-teinte, et une séparation intempestive d’avec leur membre historique Scott Kelly après la révélation de violences domestiques. De quoi laisser penser que le soleil avait décliné pour de bon pour ces pionniers, qu’on n’avait plus entendus depuis Fires Within Fires il y a dix ans. Mais coup de tonnerre : le 20 mars, avec la reverdie, Neurosis a brusquement dévoilé rien de moins qu’un nouvel album au titre-manifeste, An Undying Love For A Burning World – un amour immortel pour un monde en flammes.
C’est Aaron Turner (Sumac, Isis) qui a été choisi pour prendre le relais de Scott Kelly, et dès la première écoute, l’effet de ce sang neuf est évident : si Neurosis fait toujours du Neurosis, c’est un Neurosis galvanisé, à la colère, la douleur, l’intensité intactes, comme régénéré par cette pause et cette reconfiguration forcées. La brève introduction donne le ton (« We exist in isolation, so we suffer »), et laisse rapidement place au déferlement de riffs écrasants auquel on pouvait s’attendre de la part du groupe. La production, organique et qui laisse son mordant à chaque instrument, sert chaque facette du son de Neurosis, ses riffs assourdissants et ses imprévisibles mutations comme ses longs développements atmosphériques volontiers ponctués de sonorités synthétiques, au milieu de « Seething And Scattered » où il précède une montée en puissance spectaculaire ou au début d’un « Last Light » particulièrement tendu avec sa rythmique de cœur qui s’emballe par exemple. Sans temps mort, An Undying Love For A Burning World nous mène d’abîmes d’angoisse à des moments contemplatifs frôlant la révélation avec une vraie générosité – au niveau de la longueur, de l’attention portée aux détails ou du message – qui rend la musique de Neurosis plus cathartique que jamais. Même si le groupe n’a plus rien à prouver, même si ses membres – comme une quantité non négligeable de ses fans – sont désormais à des décennies de leurs tourments de jeunesse et même si le post-metal a perdu en singularité ce qu’il a gagné en exposition, cet opus qui sort dans un monde effectivement en flammes parvient à s’imposer comme nécessaire, voire franchement salvateur.



Véritable rendez-vous estival, le Motocultor fait désormais partie de ces hauts lieux de pèlerinage pour les metalheads de France et d’ailleurs. Une fois encore, notre équipe a traversé l’hexagone d’Est en Ouest (en essayant de ne pas s’endormir dans les plaines de la Beauce) pour couvrir l’événement. A l’instar du Hellfest, nous allons essayer cette année de tenir à jour un fil rouge tout au long de ces trois journées, toutefois ne vous étonnez pas si nous prenons parfois du retard, comme le coeur la connexion internet a ses raisons et peut parfois nous jouer des tours.



























MELECHESH dévoile la chanson « The Seventh Verdict »
SPIRIT ADRIFT annonce son split et dévoile son dernier album surprise en streaming
BEHEMOTH dévoile sa reprise de « The Return Of Darkness And Evil » de BATHORY
Mayhem, à la vie, à la mort
Erik Grönwall (Michael Schenker, ex-SKID ROW, ex-H.E.A.T) dévoile le clip vidéo de la nouvelle chanson « Born To Break »
Myrath – Wilderness Of Mirrors
GREEN CARNATION dévoile l’intégralité de l’album A Dark Poem, Part II: Sanguis en streaming
LEX LEGION (avec des membres de KING DIAMOND, de SCORPIONS et PAGAN’S MIND) : les détails de l’album éponyme ; clip vidéo de la chanson « Sleep Eternally »
Black Label Society et sa « nouvelle boîte de donuts »
Ross The Boss (ex-MANOWAR, ex-THE DICTATORS) est décédé