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Chronique   

The Ruins Of Beverast – Tempelschlaf


Depuis la sortie de The Thule Grimoire début 2021, The Ruins Of Beverast avait concentré ses efforts sur le live. C’est pour Tempelschlaf, son septième album, qu’il a repris le chemin du studio. À la fois fiable – on retrouve à chaque fois un black/doom très atmosphérique – et imprévisible – de la noirceur corrosive de Rain Upon The Impure à l’étrange psychédélisme tribal d’Exuvia, le territoire arpenté est vaste –, riche d’une vingtaine années de carrière et toujours prêt à explorer de nouveaux horizons, The Ruins Of Beverast continue sur ce nouvel opus ses mutations.

Et ces mutations, cette fois-ci, ont l’allure d’une synthèse. Au fil de l’heure de Tempelschlaf, on retrouve de nombreux paysages entraperçus dans les sorties précédentes du projet, le metal incisif des premiers albums (« Day Of The Poacher », « Alpha Fluids ») comme les longs passages hallucinatoires du milieu des années 2010 (« Tempelschlaf »), la religiosité tourmentée de Blood Vaults (« Cathedral Of Bleeding Statues ») ou encore le chant clair des sorties récentes. Ce qui fait la suture entre ces éléments différents, c’est le riffing très reconnaissable d’Alexander von Meilenwald, la tête pensante du projet, mais aussi les rythmiques tribales qui hantent sa musique depuis quelques albums maintenant et qui lui donnent une assise à la fois viscérale et hypnotique : la batterie, dont la production souligne le naturel, pulse et propulse l’auditeur dans ce qui tient moins du sommeil suggéré par le titre que du rêve, du cauchemar, ou d’un état ambigu de semi-éveil. Des solos inventifs et singuliers (au centre de « Babel, You Scarlet Queen! », au début « Last Theatre Of The Sea ») en émergent avec éclat, tout comme certains intermèdes, le rock gothique et les arpèges lumineux qui ponctuent le traditionnel final monumental (« The Carrion Cocoon »), par exemple. Pas aussi nébuleux et narcotique que ses prédécesseurs, plus direct, Tempelschlaf gagne de l’épaisseur à chaque écoute : on n’en attendait pas moins de Meilenwald, qui s’impose une fois de plus comme une valeur sûre.

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Galerie Photos   

Hellfest @ Clisson, France – 23/06/2022




CR De Festival   

Hellfest 2022 : fil rouge de la journée du jeudi 23 juin


Après deux ans de disette, ça y est, la grand-messe française du metal a enfin lieu ! Quel plaisir de refaire son sac à dos, rempli de crême solaire pour certains, de bière bon marché pour d’autres, de préparer son running-order, la bave aux lèvres. Avec deux weekends dans le viseur cette année, inutile de dire que le menu s’annonce copieux et varié : de Metallica à Nine Inch Nails en passant par Mastodon, Sepultura, Jerry Cantrell ou Converge, il y en aura pour tous les goûts.

Aussi c’est avec force, abnégation et ponctualité (non) que nous tenterons de vous faire vivre par procuration cette quinzième édition forcément très spéciale. Le réseau étant mis à rude épreuve par les dizaines de milliers de chevelu⸱e⸱s présent⸱e⸱s au Hellfest, il est possible que les photos, vidéo et reports des concerts nocturnes soient mis en ligne le lendemain matin. Vous pouvez retrouver notre fil rouge du premier week-end du Hellfest dans nos colonnes pour la journée du vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 juin. Bonne lecture !

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News Express   

THE RUINS OF BEVERAST de passage en France avec GRAVE MIASMA et FUOCO FATUO en mars 2022


Le groupe de black doom atmosphérique et expérimental allemand THE RUINS OF BEVERAST sera de passage à Paris en mars 2022 accompagné de GRAVE MIASMA et FUOCO FATUO. Voir agenda concert. Voir le visuel…



Interview   

Les paysages de The Ruins Of Beverast


Depuis ses débuts dans la scène black metal des années 90 avec Nagelfar, Alexander von Meilenwald a fait du chemin. Dans The Ruins Of Beverast, le projet qu’il porte seul depuis 2003, la simplicité brutale est un lointain souvenir, mais l’esprit reste le même : les longs albums complexes et tourmentés caractéristiques du projet sont des monuments de terreur et d’obscurité. C’est le cas de The Thule Grimoires, dernier effort en date du multi-instrumentiste : en soixante-dix minutes et sept longs titres comme autant de paysages glacés, il décrit un univers angoissant voire franchement hostile.

Fidèle à ses racines, Meilenwald se fait rare dans les médias et s’exprime de manière précise et contrôlée. C’est donc par mail qu’il a répondu à nos questions : la sortie de ce sixième opus est l’occasion de revenir sur sa genèse ainsi que le processus créatif du musicien, mais aussi sur le parcours d’un artiste unique et atypique, sur ce qui l’inspire, et sur sa vision d’un monde qui nous est résolument opaque et inhospitalier.

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Chronique Focus   

The Ruins Of Beverast – The Thule Grimoires


Pas question de se reposer sur ses lauriers pour le prolifique Alexander von Meilenwald : depuis la sortie du dernier album de son projet The Ruins Of Beverast en 2017, il a travaillé sur deux splits (avec les Irlandais de Mourning Beloveth et les Islandais d’Almyrkvi – deux premières incursions vers des îles du Nord, on va y revenir) sortis en 2020 et sur son sixième opus, The Thule Grimoires. Difficile de savoir à quoi s’attendre avec le multi-instrumentiste : si en plus de quinze ans de carrière, il a défini un style unique, reconnaissable à la première écoute, qui mêle l’agressivité et les atmosphères occultes du black metal, la bestialité du death et ce que le doom a de plus épique dans de longues chansons tentaculaires, il le pousse à chaque album dans des directions différentes. En effet, passé trois premiers albums plus franchement black – après tout, c’est dans Nagelfar que Meilenwald a fait ses classes –, Blood Vault (2013) plongeait l’auditeur dans l’esprit tourmenté des chasseurs de sorcières, et Exuvia (2017) dans un rituel sombre et chamanique. Avec un titre tel que The Thule Grimoires, on s’attend à des tonalités païennes et des paysages glacés, mais l’un des premiers extraits du disque, « Anchoress In Furs », prend complètement à rebours l’auditeur avec ses vocalises féminines orientalisantes…

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Chronique Focus   

The Ruins Of Beverast – Exuvia


« Exuvia est un récipient empli de bactéries létales constipées, chargées d’un fluide atone ; une substance colorée venimeuse ; un marais florissant. C’est une forteresse élevée contre le siège d’organismes sans âmes, et, ultimement, un appel aux forces purifiantes de la nature » : voilà les mots par lesquels a été précédée la sortie du cinquième album de The Ruins Of Beverast, choisis par Alexander Von Meilenwald (la tête pensante du groupe) lui-même. De quoi annoncer la couleur en des termes pour le moins fleuris, et rassurer les fans du groupe, qui y retrouvent les grandes lignes de son esthétique : style foisonnant, fascination pour la pourriture, et prédilection certaine pour les fluides corporels. En effet, en une quinzaine d’années d’exercice et une poignée d’albums remarqués, ce projet d’un seul homme a su imposer une vision singulière et s’attirer les faveurs d’amateurs de metal extrême de plus en plus nombreux. Ayant évolué jusqu’au point de convergence entre doom, death et black metal après des débuts plus franchement noirs, se situant désormais pas très loin de Bölzer voire de Triptykon, The Ruins Of Beverast est passé maître dans l’élaboration de gigantesques fresques angoissées résonnants de voix caverneuses et d’élucubrations méthaphysico-mystiques tourmentées. Après un Blood Vaults – The Blazing Gospel Of Heinrich Kramer narrant les affres spirituels d’Heinrich Institoris (auteur du tristement célèbre Marteau des sorcières) tenant du concept album, le groupe revient avec Exuvia à un propos plus libre et à une forme (encore) plus désarticulée.

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CR De Festival   

Hellfest 2014 : fil rouge du dimanche 22 juin


Le weekend le plus infernal de l’année arrive à son terme après un premier jour sous la signe de la Vierge (de Fer) et un second sous le patronage des patrons du hard rock dans la ville de Clisson qui pendant trois jours aura connu un boom autant démographique que sonore. Et comme tous les ans, notre équipe se mobilise pour vous faire vivre de l’intérieur ce Hellfest nouveau qui, en 2014, devrait devenir une nouvelle édition étalon, principalement grâce à une affiche – en tête de laquelle se trouvent trois légendes : Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath – d’un niveau encore jamais atteint rien qu’en termes de prestige.

Comme nous avons pu le faire ces dernières années, vous allez pouvoir suivre le festival en direct via ce fil rouge qui sera fréquemment mis à jour de l’ouverture des hostilités vers 10h30, jusqu’à la fin des derniers concerts vers 2h du matin ! Suivez-nous donc dès maintenant via cet article mais aussi sur les réseaux sociaux – notre page Facebook et nos comptes Twitter et Instagram – pour tout savoir sur ce Hellfest 2014 et obtenir nos impressions à brûle-pourpoint. Nous vous conseillons donc de recharger cette page régulièrement car nos informations sont mises en ligne en temps réel. Par ailleurs, sachez que les live reports de ce fil rouge pourront être enrichis quelques jours après le festival et nous vous proposerons également, a posteriori de l’événement, des galeries photos entièrement consacrées aux prestations des artistes.

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