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Interview   

Jours Pâles : paroles du taciturne


spellbound jours palesJours Pâles fait partie de ces projets où le musicien compose par nécessité, dans l’espoir peut-être inconscient qu’il puisse un jour se reconstruire. Spellbound est transparent depuis le début dans sa démarche : Jours Pâles est un projet intime, intensément personnel. Son troisième album Dissolution franchit cependant un cap, tant il contient une histoire douloureuse. Son titre est évocateur, immédiat, et parle de la dissolution du foyer. Dissolution est donc ce que nous pourrions appeler un « album de rupture », d’abord pour sa principale thématique, mais aussi d’une certaine manière sur son aspect musical. Ce nouveau disque est volontairement plus agressif, avec un son plus organique, pour traduire de manière plus fidèle les ressentiments de son compositeur.

Après les cycles de Tensions et d’Éclosion, Spellbound a de nouveau accepté de s’entretenir avec nous pour parler du nouvel album Dissolution. « Ce n’est pas facile de s’exprimer sur un tel sujet qui est plus personnel que sur n’importe quel autre album », prévient cependant le cerveau du projet qui confie redouter les interviews de ce troisième cycle de Jours Pâles. Malgré cette difficulté, il a accepté de s’appliquer à un exercice particulier avec nous et de décortiquer l’album titre après titre. D’un naturel taciturne, l’artiste se montre particulièrement loquace et touchant, proposant ainsi un entretien passionnant pour tous les fans de Jours Pâles.

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Interview   

Jours Pâles : ode à la vie


En lançant Jours Pâles, Spellbound a sans doute flairé que tout irait très vite et que ce groupe demanderait bien plus d’énergie que ce qu’il a pu délivrer auparavant, sur les plans artistique et personnel. La qualité d’exutoire du projet est, pour lui, naturellement le moteur de cette dynamique, qui amène à ce que Tensions survienne moins de deux ans après Eclosion. Indubitablement, des tensions, il y en a eu dans la genèse de ce deuxième disque. Déjà parce que le musicien a dû faire une croix sur la dimension internationale de son line-up aux petits oignons, pour lui redonner une dimension locale, de manière à pouvoir porter ses mélodies sur scène, là où cela était quasiment inenvisageable au moment de l’élaboration du premier opus. Ensuite parce que le musicien voulait pousser Jours Pâles bien plus loin, sur l’ouverture musicale mais aussi sur une exécution plus technique inhérente à sa propre progression à la guitare. Enfin, comme il nous le confie dans l’entretien qui suit, parce que la vie personnelle de l’artiste est chamboulée de part et d’autre. La faute peut-être, et il le reconnaît à plusieurs reprises, à une certaine habitude de mettre sa vie en danger.

Quand nous avons contacté Spellbound pour réaliser cet entretien, il a souhaité profiter d’un moment où il pouvait être totalement seul, entièrement en phase avec lui-même, pour pouvoir discuter sereinement, connaissant notre appétence à approfondir certaines questions, étant désormais habitué de l’exercice avec notre média. Le Cantalien livre à nouveau ses impressions, ses doutes et ses questionnements – tout ce qui façonne le noyau conceptuel de Jours Pâles, en somme –, en élargissant le spectre pour évoquer davantage le monde qui l’entoure que ses tourments personnels avec ce nouveau cycle.

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Jours Pâles : la dysthymie de Spellbound


Jours Pâles se définit entre cassure et continuité. Cassure parce qu’il est né des cendres d’Asphodèle, le projet de Spellbound constitué avec Audrey Sylvain, qui n’aura cependant accouché que d’un seul album et qui a presque été « tué dans l’œuf » ; le musicien nous confie en effet dans cet entretien que le duo s’était déjà séparé avant même la sortie de l’album. Mais, surtout, continuité, puisque Jours Pâles est la suite logique de ce qu’il avait entrepris avec la création d’Asphodèle et que le musicien – aussi connu pour être le chanteur de groupe de black metal Aorlhac – avait encore beaucoup à exprimer et à extérioriser au sein de cette nouvelle entité qui porte le nom de l’unique opus de sa précédente collaboration.

Le premier album Eclosion incarne ainsi parfaitement son nom. Spellbound a ici autant cherché un refuge où consigner ses tourments et ses maux qu’une liberté de composition et d’expression totale qu’il ne pouvait retrouver au sein d’Aorlhac, projet collectif et thématiquement articulé autour de l’Occitanie médiévale. Pour autant, Jours Pâles n’embrasse pas uniquement une stylistique extrême, tout comme il ne se résume pas à être exclusivement sombre et mélancolique. C’est une œuvre complexe, quoique musicalement fluide et protéiforme, qui reflète le regard dépouillé de tout manichéisme que Spellbound porte sur sa création comme sur son propre vécu.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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