Alors que son dernier album, All Thoughts Fly, sorti en 2020, voyait Anna von Hausswolff explorer le versant le plus austère de sa musique, son nouvel opus, Iconoclasts, comme son nom le suggère, envoie tout valser. Il faut dire qu’en près de vingt ans de carrière, la Suédoise a eu le temps d’accumuler les expériences, d’affiner sa personnalité et d’élargir sa palette, se réinventant à chaque fois. Inclassable, ne se privant ni des ressources de la pop, ni de celles de la musique expérimentale, Anna von Hausswolff s’est peu à peu imposée comme une artiste unique, ambitieuse et imprévisible, aussi à l’aise dans les drones obscurs que dans les éclats de lumière. Avec Iconoclasts, elle se montre plus que jamais prête à tout remettre en jeu… pour en ressortir plus forte.
En effet, c’est d’abord comme un tour de force que s’impose cet album : long (près de soixante-quinze minutes), foisonnant, il est plein à craquer de trouvailles musicales – krautrock, jazz, orgue d’église, pop, nappes de synthé – et d’une intensité émotionnelle sans répit. De quoi donner le tournis, voire l’ivresse des sommets : Iconoclasts en regorge, qu’ils prennent la forme d’une montée en puissance quasi hollywoodienne (« Facing Atlas »), d’un solo de saxophone spectaculaire (« Stardust »), ou d’une libération d’énergie cataclysmique (« Struggle With The Beast »). Les moments d’apaisement sont à peine moins denses : la ballade « Unconditional Love » est bouleversante, tout comme l’étrange et minimaliste « The Mouth ». La musicienne y apparaît comme une véritable force de la nature, puissante et agile, capable des grands écarts les plus vertigineux – il suffit de voir qui l’accompagne, de l’icône vieillissante Iggy Pop à la nouvelle sensation Ethel Cain en passant par l’élusif et mystérieux Abul Mogard et l’avant-gardiste Otis Sandsjö. Car ce que cette iconoclaste fait voler en éclats, c’est avant tout ses propres limites ; tout l’album est porté par un même souffle, une volonté inépuisable et océanique de déborder au-delà de son enveloppe corporelle. À ses débuts, Anna von Hausswolff décrivait sa musique ainsi : « Il s’agit d’utiliser des choses simples pour faire quelque chose de monumental. » Iconoclasts pousse cette logique à son aboutissement en donnant aux expériences les plus intimes, quotidiennes et universelles – ruptures, temps qui passe, affection, frustration – une ampleur et une profondeur infinies.




























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