Située entre un schéma d’immersion et de vulgarisation, Birna est une œuvre étroitement liée au sauvage, à l’organique, à l’ancestral, tout en proposant un son modernisé. C’est d’ailleurs sur une pulsation, comme un battement de cœur, que démarre le disque. S’en traduisent des ressentis animaux, presque primitifs, comme à l’écoute de « Dvaledraumar » (rêves endormis) et « Jord Til Ljos » (de la terre à la lumière). La première, longue de quinze bonnes minutes, présente une atmosphère lourde, pesante, traînante, sourde. La seconde, bien plus courte, donne l’impression, par contraste, de distordre le temps tout en présentant des sonorités plus vives et gaies. Deux chansons méditatives qui illustrent l’hiver et le printemps. Ce parallèle saisonnier sera d’ailleurs valable tout au long de l’album, dont l’ambiance globale est enrichie d’un travail sur des samples issus d’enregistrements de sons de la nature. Tout est à sa place et fait qu’on s’y sent bien. L’effet vibratoire hypnotisant des chœurs plus mélodieux ne fait pas défaut chez Birna, évoquant une renaissance à la suite du repos, de l’obscurité. Les titres présentent des dynamiques différentes mais toujours connectées : la rythmée « Skuggehesten » prend la forme d’un chant rituel à la fois intimidant et motivant, quand l’épurée « Hibjørnen » revêt pour seuls habits la voix d’Einar Selvik et un instrument à cordes.
Birna est une histoire que l’on nous conte, une ode à la nature et à ses cycles parfois trop oubliés dans nos sociétés actuelles. Les lois de cette dernière nous réservent encore bien des surprises, démontrant que c’est à nous de nous reconnecter à l’originel et à l’authentique, puisqu’elles nous régissent toujours tapies dans l’ombre. Wardruna propose une fois de plus un voyage initiatique et immersif de reconnexion à ce qui nous entoure. Définitivement une œuvre à écouter confortablement installé pour s’imprégner de toutes ses subtilités.


Après deux ans de disette, ça y est, la grand-messe française du metal a enfin lieu ! Quel plaisir de refaire son sac à dos, rempli de crême solaire pour certains, de bière bon marché pour d’autres, de préparer son running-order, la bave aux lèvres. Avec deux weekends dans le viseur cette année, inutile de dire que le menu s’annonce copieux et varié : de Metallica à Nine Inch Nails en passant par Mastodon, Sepultura, Jerry Cantrell ou Converge, il y en aura pour tous les goûts.



























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