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Interview   

Une jolie petite histoire


Encore ? Eh bien oui encore ! Mais je n’y suis pour rien moi si tous les bons groupes qui sortent une démo, un ep ou un album font du rock sudiste ! Je prends ce qu’on me donne moi ! Donc ce soir, c’est le groupe de southern rock A Very Sad Story qui répondra à mes questions. Je serai seul au micro – Margoth étant au concert de Last Barons – par conséquent on va se faire une émission 100% testostérone qui fera clairement du bien dans le monde du metal actuel qui est sur la mauvaise pente. (rires gras)

Gael, le batteur de la formation A Very Sad Story, sera à l’antenne aux alentours de 20h30 pour un entretien de 30 minutes. High Hopes c’est tous les mercredis soirs de 20h à 22h : un programme entièrement réservé aux artistes qui débutent (donc ça sert à rien de me demander de passer du Slayer sur le chat !). Avec ce dernier vous pouvez d’ailleurs dialoguer en direct entre vous et poser des questions à l’artiste interviewé.

Interview :

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Radio Metal : Peux-tu nous présenter succinctement l’histoire du groupe ? D’où vous est venu l’idée pour composer Deep Black Thoughts qui est quand même un putain d’album ?

Gaël (batteur de A Very Sad Story) C’est gentil ! Pour la faire rapide, A Very Sad Story est un groupe qui est né en 2003 au fin fond de la Meuse. Il y a eu pas mal d’idées pour faire du metal un peu simple, efficace, des choses histoire de faire bouger les cheveux comme on l’a marqué dans notre bio. Le groupe s’est vite monté autour de deux guitaristes, un chanteur, un bassiste et un batteur. Donc, Mat, le bassiste/chanteur, Fred et Jérôme aux guitares et moi à la batterie. On a rapidement enchaîné les concerts dans notre coin, ce qui nous a permis de nous faire un petit nom. On a ensuite enregistré une première demo en 2003, une seconde en 2006. On arrive maintenant sur l’album, enregistré en 2009 et qui est sorti début 2010. Un véritable album sur lequel on s’est occupé de beaucoup de choses dont la pochette. On en est donc très fier. Il nous permet de démarcher pour trouver des scènes et toucher également de nouvelles oreilles.

D’où vient le nom A Very Sad Story, surtout que vous avez tendance à l’écrire tout attaché, ce qui est assez surprenant ?

Il y a un concept derrière A Very Sad Story derrière le fait que ce soit triste. Ca reflète l’ambiance de notre musique. On fait volontairement une musique plutôt lente malgré le fait que ce soit étiqueté aujourd’hui comme du southern rock ou stoner ou je ne sais quoi. Pour nous, on fait simplement du rock’n’roll avec des ambiances un peu glauques, un peu mélancoliques, un peu bizarres. C’est vraiment là-dedans qu’on s’y retrouve. Je ne sais plus comment ce nom a été choisi. On a commencé à fabriquer le logo puis, ça s’est fait comme ça, très simplement. On voulait partir dès le début vers quelque chose de triste et mélancolique à l’époque où la mode était plutôt au neo et consort. On voulait aller à contre-courant de tout ça et revenir un peu aux sources du metal.

Y a-t-il une symbolique derrière le fait qu’on voit le nom souvent écrit de façon attachée ?

Non, pas du tout.

Lorsqu’on parle de southern rock ou de stoner, on pense surtout à des groupes comme Queens Of The Stone Age ou Kyuss. La différence que vous avez avec ces groupes-là est qu’on retrouve une vraie lourdeur dans votre musique, une certaine puissance qu’on ne retrouve pas trop dans la scène stoner. Tu es d’accord avec cette analyse ?

Plutôt, oui. Après, c’est toujours le jeu des étiquettes, il faut toujours en donner pour que les gens se fassent une idée du style qu’on peut faire. Le problème, c’est que cela reste vachement aléatoire, les étiquettes. Chacun va les donner en fonction de ses références et cela peut devenir très différent. Il y a des gens lors de nos concerts qui nous parlent de différentes, ce à quoi notre musique leur fait penser. Du coup, oui, mettre des étiquettes est vraiment très compliqué. La meilleure chose reste d’écouter l’album et venir nous voir en concert. Je ne sais pas si c’est du stoner ou si c’est autre chose mais en tout cas, notre identité est bel et bien là. Ce disque est vraiment représentatif de la maturité et qui peut sans mal se découvrir sur scène.

Puisque tu parles de la scène, avez-vous une grosse actualité en terme de concerts en ce moment ?

Eh bien non ! Pas grand-chose en ce moment dans le sens où on bosse un petit peu le prochain album. On a déjà composé deux nouveaux morceaux. Les gens ont pu les entendre lors de notre dernier concert il y a quinze jours, une belle soirée metal à côté de chez nous en Haute-Marne. On n’a pas de concerts de prévu avant décembre. Du coup, on re-bosse notre répertoire, on compose de nouveaux morceaux qui continuent dans la veine de Deep Black Thoughts. On se pose donc car on joue depuis février en enchaînant deux ou trois concerts par mois. Donc on lève le pied pour composer de nouveaux morceaux dans l’optique d’un nouvel enregistrement.

Peut-on s’attendre à un nouvel album fin 2011-début 2012 ?

Je ne saurais pas te donner de date car pour le moment, on est très loin d’en être là. On vient tout juste d’arrêter les concerts pour se consacrer à l’écriture de nos nouveaux morceaux. Autrement, oui, on a de nouvelles choses en stock, de nouvelles idées, toujours des choses bien sombres, bien mélancoliques et bien violentes dans notre style. Tu vois, on a un morceau qui serait du post-twist metal (rires) ! On parlait d’étiquette, je crois qu’on tient un truc là ! Peut-être un concept à développer… En revenant à ce nouvel album, c’est sûr qu’on en a très envie et de continuer sous l’identité qu’on a développé là.

Je trouve que la chronique de notre confrère W-fenec a très bien cerné votre musique et a très bien accroché. En tout cas, il a l’air d’y avoir un bon engouement à votre égard sur les médias internet, non ?

Oui, on a eu l’occasion grâce à cet album de pouvoir l’envoyer à droite, à gauche. On a eu des chroniques, y compris celle dont tu viens de parler, qui résument très bien l’effet et les ambiances qu’il y a dans cet album. Cette chronique en était une parmi d’autres. Il y en a eu des bonnes et des moins bonnes aussi…

Sur les critiques un peu négatives, y a-t-il eu des remarques qui sont un peu revenues ?

Oui. Des gens qui trouvaient notre musique un peu trop simpliste dans les structures des morceaux. Volontairement, on fait des choses simples, comme je le disais au début. C’est juste un esprit rock, un esprit de bouger les cheveux et le cou. Ça peut déplaire à certains en terme d’efficacité. Nous, on trouve l’efficacité dans des choses simples sans chercher à torturer les morceaux. On en a fait la remarque encore lors de notre dernier concert par des personnes ne nous connaissant absolument pas repartent souvent avec quelque chose de nous au fond d’eux, que ce soit des mouvements de têtes, de pieds, un refrain, se siffler un solo, des bières aussi (rires) ! C’est vraiment un mot d’ordre chez nous : le simple pour l’efficacité. Pour en revenir aux critiques négatives, on a eu le droit à ça mais à d’autres petites choses comme le fait de chanter en anglais. C’est un peu l’éternel débat, un groupe français qui chante en anglais. Ce ne sont pas non plus des choses qui nous touchent beaucoup car c’est réellement en anglais qu’on a envie de s’exprimer et ça passe plutôt bien. Non, les critiques négatives se font essentiellement car ils n’ont pas aimé le style qui ne correspondait pas à leurs goûts. C’est un peu dommage en terme de critique car on n’est pas là pour dire « j’aime » ou « je n’aime pas » mais plutôt « c’est bien fait » ou « ce n’est pas bien fait ». Les critiques, on les prend, il y a plein de choses constructives et on va essayer de faire encore mieux sur un prochain enregistrement.

Dans votre musique, on retrouve du bon stoner mêlé à une dimension plus lourde, très metal, très heavy. Mais ce n’est pas tout car il y a une dimension prenante à la Cult Of Luna, Swallow The Sun ou même General Lee, un groupe français qui commence et est encore assez méconnu. Êtes-vous influencés par ce genre de groupes un peu expérimentaux ?

Si on écoute des groupes expérimentaux ? Pas exactement, non. Par contre, Cult Of Luna que tu as cité, oui. Pas tout le monde dans le groupe, seulement certains.

En même temps, Cult Of Luna est un groupe qui se permet beaucoup en terme d’expérimentations et est donc très loin d’être mainstream et facile d’écoute…

C’est vrai que c’est un groupe qui ne convient pas à tout le monde mais c’est tout de même très prenant. Personnellement, je les ai découvert il y a quelques années, c’est prenant : des ambiances lourdes et beaucoup d’éléments planants, beaucoup de choses très belles. Ca devient heavy et violent tout en restant lourd et très lent. Okay, c’est vraiment de l’expérimental. Ce que je voulais dire, c’est que dans A Very Sad Story et les solos qu’on propose, on est quand même quatre à composer le groupe. On est quatre bonshommes avec des influences très différentes. Le guitariste est très branché rock’n’roll et hard rock des années 70, un autre plus dans des trucs bourrins et heavy. Il y a plein de choses et je crois qu’on les retrouve sur le disque. A Very Sad Story est un mélange complet de plein de petites choses. Sans le vouloir, on arrive à utiliser les influences de chacun qui sont vraiment personnelles, chacun respecte les choix musicaux des autres. C’est une fondue bien grasse de tout ça. C’est ce qui fait que le disque sonne de façon si personnelle.

Je te laisse donner l’adresse de votre myspace…

Comme tout le monde ira sur notre myspace (rires), vous pourrez retrouver toute notre actu, photos, de nouveaux t-shirts en vente aussi, on n’en avait pas encore parlé. Si quelqu’un veut s’habiller en Very Sad Story, commandez via notre site ou myspace, on vous enverra tout ça dans une belle enveloppe. Donc notre myspace : http://www.myspace.com/averysadstoryband.

Vous parlez de t-shirts, est-ce que vous avez des t-shirts pour les filles car c’est quand même super important d’en proposer ?

Oui, oui, oui ! Depuis quinze jours environ c’est disponible. On en a fait faire de nouveaux sympas comme tout : le logo avec l’arbre qu’on voit sur la pochette de l’album sur fond noir. C’est uniquement pour les hommes ou en mixte. Il y a à peu près toutes les tailles disponibles, n’hésitez pas à commander pour la modique somme de douze euros seulement (rires) !

Mais vous êtes plus chers que les t-shirts Radio Metal (rires) ! On voit que vous développez l’aspect boutique, quelles sont vos priorités stratégiquement en terme de communication ?

En terme de com’ ? C’est quelque chose d’assez simple. Nous, notre rôle, c’est de faire de la musique. Il faut qu’un maximum de gens l’entende, que ce soit par l’intermédiaire des médias, de notre site ou en concert. Notre but est qu’un maximum d’oreilles aient accès à la musique de A Very Sad Story. Nous donner leur avis aussi, s’ils aiment ou s’ils n’aiment pas, si ça leur fait bouger les cheveux ou pas. Voilà notre objectif en terme de communication. Après, on a des moyens limités, tout est fait à la main et à la maison. L’album a été totalement réalisé à la maison, de l’enregistrement au mix’ jusqu’à la pochette. C’est quand même notre guitariste qui s’occupe de tout l’aspect visuel du groupe. Toute la com’ sur notre myspace, c’est nous qui gérons également. On est vraiment dans un trip « home-made » si on peut dire. Le prochain album, je pense, on mettra un tampon dessus « fait à la main, à la maison » (rires) ! On a très peu de moyens et le peu qu’on a grâce à la boutique et tout, on le réinvestit dans la promo du groupe : des affiches, d’autres t-shirts, des casquettes… Je pense que la collection 2011 ne devrait pas tarder à arriver (rires).

Avez-vous un facebook également ?

Non, pas de facebook. On a un site, un myspace mais pas de facebook. Au risque d’en décevoir certains, on ne se sent pas trop proches de facebook. Ce n’est pas un truc qui nous branche plus que ça de voir tout ce qui se passe, voir les gens envoyer des messages en permanence et tout.

Je souhaite bonne chance à A Very Sad Story et au plaisir de vous voir sur scène car ce que tu nous as dit à ce sujet donne vraiment envie…

Merci. C’est vrai que ça se passe sur scène. Toute l’énergie qui est enfermée sur le disque explose littéralement en live. On nous a dit que ça mettait une belle claque sur scène. Venez nous découvrir en concert quand on passe par chez vous, c’est là que vous vous rendrez compte pour de bon de ce qui se passe réellement.



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  • Bon, OK, j’y aurais mis le temps à l’inclure mais voici la version texte de l’interview de A Very Sad Story.

    Bonne lecture.

  • et elle a bien raison margoth, les Last Barons ça déchire!

    • Mais le problème est que le concert a été annulé à cause de la tentative de malheureux lycéens en recherche de reconnaissance à refaire mai 68 bis :( … Reporté pour le début d’année prochaine vraisemblablement. Et qu’est-ce que je me coltine à la place (dans une autre salle pour quand même marquer le coup que je ne me sois pas déplacé pour rien) ? Le concert d’un groupe qui ferait du mauvais Noir Désir. La vie est injuste quand même…

  • tu peux passer du Slayer ce soir dis ?

  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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