La musique a cela de merveilleux qu’elle peut faire renaître des souvenirs qui se sont enfouis au tréfonds de nos âmes. Certes, ces souvenirs peuvent parfois être douloureux, mais combien d’entre nous ne se sont-ils pas, à l’écoute d’un titre, rappelés une anecdote de vacances, une rencontre éphémère mais inoubliable, ou un paysage perdu, dans un pays que l’on a découvert pour la première fois ?
C’est ce que j’ai vécu il y a trois semaines : j’écoutais Radio Metal et un titre de Warrant, « Cherry Pie », a déboulé. Soudainement, je me retrouvais à 25 ans, en Floride, en train de découvrir les States pour la première fois au volant d’une belle caisse avec des potes. Le premier titre qu’on a écouté en démarrant notre voiture à l’aéroport de Miami direction la plage : « Cherry Pie ». En un instant, le bonheur le plus simple, énorme…
Et puis tout s’est brisé jeudi 11 août dernier : Jani Lane, le chanteur de Warrant, a lui aussi tiré sa révérence. Après Ronnie James Dio, Paul Gray, Peter Steele, Gary Moore ou Steve Lee, un autre musicien nous quitte… Pour moi, fini la Floride : la Faucheuse m’a ravi ce souvenir, comme elle m’a ravi de nombreux autres à la mort de ces grands bonhommes du metal que j’ai cités.
Peut-être que certains d’entre vous ne connaissaient pas Jani. Trop jeunes, ou tout simplement parce que vous n’aimez pas le hard FM californien. Je ne cherche pas à vous convaincre, mais vous dire que Jani et Warrant, c’est une seule chose : donner du fun aux autres. Certes, leurs paroles sont peu philosophiques ; certes, leurs ballades sont souvent destinées aux adolescentes boutonneuses pré-Spring Break américaines ; mais Warrant, c’est aussi des hymnes à la fête comme « Cherry Pie », « Down Boys » ou l’incroyable « Uncle Tom’s Cabin » au riff d’enfer. La musique revêtait un seul masque de comédie lorsque Warrant jouait sur scène : celui de la joie ; l’autre, le masque qui pleure, n’avait pas droit de cité.
Jani avait 47 ans : retrouvé mort, dans un motel, seul, dans la banlieue de L.A. Ses derniers amis, qui lui ont toujours été fidèles, malheureusement : une bouteille de vodka et des cachets… Le musicien a beau être adulé par la foule, il se sent seul au milieu d’elle. Jani était un clown : il amusait les gens, mais de retour dans sa loge, seul face au miroir, une fois le maquillage enlevé, ne restaient finalement que la tristesse et l’alcool… Life’s a bitch, comme disait Quiet Riot…
Jani Lane est parti… Avec lui, les Down Boys de Warrant ne seront plus les mêmes… Et nous aussi, qui avons goûté à « Cherry Pie » à la fin des années 80… John Kennedy Oswald, (le vrai nom de Jani) est désormais gravé sur une tombe : il nous reste un nom, et c’est tout…
A la rentrée de septembre, 80’s Fever rendra hommage à Jani. Je vous tiendrai au courant. Mais sachez une chose : je commence à en avoir vraiment marre de faire des chroniques mortuaires…
Ah, j’oubliais, un dernier mot pour la Faucheuse : fuck you, bitch !






























Vous devriez ajouter Scott Columbus a la liste des hardos qui nous ont quitté..Manowar ,on aime ou on aime pas, mais c’était quand même quelque chose .
Visiblement The Love Machine ne connait QUE les 2 premiers albums de WARRANT, et c’est bien dommage… Certes ces 2 albums sont des classiques du Hard U.S. (et non pas FM, il y a une différence), mais réduire Jani Lane au hit « Cherry pie », ou même à quelques ballades « sirupeuses », est particulièrement injuste. Il est très loin d’avoir composer que çà!
Je propose à Love Machine d’écouter « Dog eat dog » (leur 3ème disque sorti en 92), et il constatera la richesse d’écriture des morceaux (entièrement composés par Jani!) et des paroles (qui ne se résumaient pas qu’à faire la fête et à parler de gonzesses)…
En tant qu’on y est, jetez une oreille aussi à « Ultraphobic » (95) et « Belly to belly » (96), deux albums remarquables, aventureux, plus heavy et sombres.
Jani était un super frontman, un grand chanteur (avec une voix unique, immédiatement identifiable) et un immense compositeur.
Mais il était aussi alcoolique… Après les très hauts connus à la période dorée de la fin des années 80 / début 90, il a connu des très bas à partir de la seconde moitié des années 90 jusqu’à aujourd’hui (et pour info, il avait quitté WARRANT en 2002, qui l’a remplacé ensuite par 2 chanteurs différents)…
See you on the other side Jani.
Trop de pognon, de notoriété et de nanas (des centaines je suppose vu la bouille du gaillard), perso je ne m’en lasserais pas mais certains si hélas.
Ouais c’est vraie qu’il etait exellent ce jani lane !! RIP !
Warrant!!! Les 2 premiers LPs sont deux bombes!!! A (re)découvrir!!!
Rock In Peace… comme on dit…
Sinon pour Quiet Riot, c’était « Love’s a Bitch », et « Life’s a Bitch » c’était pour Raven.