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Interview   

Auri : même flamme, nouveaux départs


Depuis quelques années maintenant, qui dit année blanche pour Nightwish dit également nouvel d’album d’Auri, exutoire musical à mi-chemin entre folk et bande originale de film, où Tuomas Holopainen, le touche-à-tout Troy Donockley et l’hypnotique Johanna Kurkela évoluent dans une harmonie digne d’un conte de fées. La symbiose entre ces trois-là est telle que l’on hésite d’ailleurs à parler de side project. Auri, c’est avant tout une famille, la rencontre de trois âmes sœurs qui se comprennent désormais à demi-mot, à demi-note.

C’est à trois que tout se crée et se décide chez Auri, et c’est donc à trois que Johanna, Tuomas et Troy assurent la promotion de leur nouvel album, Candles & Beginnings, entre deux répétitions pour leur tournée à venir. Une véritable oasis de lumière, d’humour et de bienveillance dans un monde qui en a plus que jamais besoin.

« Auri est un canal pour nous trois, et ça l’a toujours été, même avant que nous nous rencontrions. C’est quelque chose de merveilleux que de pouvoir continuer à exercer cette force, cette énergie qu’est Auri. »

Radio Metal : En tant que journaliste, il est extrêmement rare de pouvoir parler à tous les membres d’un groupe en même temps. Nous n’avions parlé qu’à Troy pour l’album précédent (ça tenait peut-être aux circonstances particulières de 2021), mais pour le premier, vous aviez également donné la plupart de vos interviews, voire toutes, en trio. On dirait que promouvoir la musique d’Auri ensemble est aussi important pour vous que de la créer ensemble. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Johanna Kurkela (chant) : J’adore la question ! Pour moi, c’est un vrai plaisir, parce que j’étais artiste solo auparavant, donc le fait de pouvoir faire ces interviews avec mes chers frères, c’est le plus grand des bonheurs !

Troy Donockley (guitare, claviers, flûtes…) : Absolument. C’est génial. Nous avons vraiment apprécié la première série d’interviews que nous avons données pour le premier album, quand nous étions tous les trois. Mais oui, [pour le deuxième] je crois que c’était à cause de la pandémie, non ? Il devait y avoir des difficultés pour tous nous réunir.

Le premier album était extrêmement lumineux, tandis que le deuxième, « l’album de la pandémie », semblait plus sombre. Ce troisième album paraît à nouveau plus joyeux et lumineux. La musique d’Auri serait-elle le baromètre de votre état d’esprit ?

Johanna : J’adore cette idée. Je suppose que c’est le cas. On peut dire ça, non ? Elle reflète notre état intérieur dans le monde extérieur.

Troy : Oui, c’est une très bonne question. Je ne m’y attendais pas, elle est vraiment bonne. Pour nous trois, Auri est absolument un projet lié à notre état d’esprit. Et nous sommes… Oh mon Dieu, ça va sonner super prétentieux. Je ne peux pas dire ça.

Johanna : Dis-le !

Troy : Non ! [Rires]

Johanna : Tu peux le dire. Tu es dans un environnement sûr.

Troy : D’accord. Auri est un canal pour nous trois, et ça l’a toujours été, même avant que nous nous rencontrions. C’est quelque chose de merveilleux que de pouvoir continuer à exercer cette force, cette énergie qu’est Auri.

Ça semble très métaphysique de dire que c’est un canal qui existait même avant que vous vous rencontriez. Peux-tu développer un peu ?

C’est une chose vers laquelle nous tendons tous les trois depuis notre plus jeune âge : la liberté de la musique. Aucune limite. Et c’est exactement ce qu’est Auri. C’est de la musique sans la moindre limite.

Johanna : C’est tellement rare de pouvoir partager ça avec des esprits aussi proches, des âmes sœurs qui ressentent une vraie affinité avec ce que tu fais, qui partagent le même paradigme, la même vision de la vie, la même manière d’être, de voir la vie et d’aimer la vie. Partager ça, trouver des gens comme ça, c’est si rare – surtout trouver des amis musiciens avec qui tu peux réellement partager cette énergie à travers la musique. C’est si rare et si spécial que ça mérite d’être célébré chaque jour.

Troy : Bien dit.

Tuomas Holopainen (claviers) : Quand tu as un environnement de travail – si on peut appeler ça du travail – où il n’y a aucun ego… Aucun d’entre nous n’a d’ego. C’est vraiment rare.

Johanna : C’est vrai.

Tuomas : Même si je me suis beaucoup amusé tout au long de ma carrière dans différents projets musicaux, il y a toujours eu un peu de friction, des ego ou des absurdités humaines à gérer, et ça n’a jamais été le cas avec Auri. C’est ce qui fait de ce groupe un véritable havre de lumière.

Troy : C’est exactement ça.

« C’est une chose vers laquelle nous tendons tous les trois depuis notre plus jeune âge : la liberté de la musique. Aucune limite. Et c’est exactement ce qu’est Auri. C’est de la musique sans la moindre limite. »

Tuomas, à propos du deuxième album d’Auri, tu disais que l’intérêt de ce groupe était sa liberté créative totale. On peut avoir l’impression que tu bénéficiais déjà d’une grande liberté créative avec Nightwish ces dernières années – la dernière fois que nous avons discuté, par exemple, tu soulignais que Nuclear Blast t’avait laissé sortir un morceau de neuf minutes comme premier single pour Yesterwynde, sans poser de questions. Est-ce que tu ressens une liberté encore plus grande avec Auri ? Y a-t-il encore des « contraintes » avec Nightwish dont tu te sens complètement libéré avec Auri ?

Tuomas : C’est une très bonne question, et j’y ai d’ailleurs beaucoup réfléchi, parce que nous avons toujours dit qu’Auri représentait la liberté totale. Mais c’est aussi vrai pour Nightwish. Ça l’a toujours été, et je pense que la différence vient juste de la dynamique. Nightwish a trente ans d’histoire, et c’est un groupe de six membres. Nous avons commencé jeunes, sans aucune idée de comment fonctionnait l’industrie. Nous avons traversé pas mal de conflits, et ça laisse des traces. Mais ça ne veut pas dire que nous n’avons pas une liberté artistique totale avec Nightwish aussi. C’est juste qu’Auri est un groupe plus jeune, avec une dynamique différente, seulement nous trois, et c’est ce qui donne à cette liberté une autre saveur.

Troy : Absolument. Bien dit. Il n’y a pas de différence entre Nightwish et Auri sur ce point-là. La vraie différence, comme Tuomas vient de le dire, c’est surtout la taille de la machine. Nightwish, c’est une énorme machine. Auri, c’est comme être assis sur un tronc d’arbre en pleine forêt, alors que Nightwish, c’est comme être dans une structure géante [rires]. C’est très, très différent, mais l’esprit est le même. Même si Nightwish est entouré de rouages énormes, l’esprit reste intact.

Johanna, même si Altamullan Road et Auri ont des sons très différents, l’atmosphère générale de ces deux groupes est très cinématographique, onirique et éthérée. Quand tu écris une mélodie ou des paroles, est-ce que tu te demandes parfois pour quel groupe elles conviendraient le mieux ? Ou bien les processus de création sont-ils complètement séparés, au point que ce n’est jamais un problème ?

Johanna : C’est drôle que tu poses cette question, parce que pour cet album, pour la toute première fois, il y a une chanson qui était en fait censée figurer sur le deuxième album d’Altamullan Road. Mais c’est devenu une chanson d’Auri, parce que nous avons senti que nous avions besoin d’une pause avec Altamullan Road, pour explorer d’autres choses. Donc il y a bien une chanson sur cet album que j’ai commencée pour Altamullan Road, mais que j’ai terminée pour Auri. Comme tu l’as dit, il y a une similitude. La même âme, la même énergie cinématographique sont là, complètement. Et Johanna [Iivanainen] chante aussi sur l’album, sur cette chanson. Il s’agit de « Libraries Of Love », si tu te poses la question. Écoute-la, tu pourras entendre un peu la voix de Johanna. Donc les deux mondes se rejoignent, surtout maintenant que nous allons aussi partager la scène en live cet automne avec Johanna et Mikko [Iivanainen] lors de notre tournée. C’est comme si une partie d’Altamullan Road nous accompagnait sur la route.

Avec le précédent album déjà, vous aviez commencé à numéroter les disques en plus de leur donner un titre. Y a-t-il une raison particulière derrière cette décision ?

Tuomas : En gros, l’idée, c’est qu’en 2045, quand on sortira le dixième album d’Auri, ça aura l’air absolument magnifique sur une étagère, avec toutes ces éditions spéciales – 1, 2, 3, 4, 5, 10.

Troy : Oui, nous avons eu l’idée de faire ça dès le tout début !

Kai Hahto est de retour à la batterie pour ce nouvel album. A-t-il participé au processus d’écriture, cette fois ?

Non, mais c’est bien lui qui a joué la batterie sur l’album. Il a aussi fait quelques percussions, mais non. Auri, c’est strictement nous trois. C’est nous trois qui écrivons toute la musique.

De la pochette presque noire du premier album à celle-ci, très vibrante, l’univers visuel devient de plus en plus vert et lumineux. Est-ce que je lis trop entre les lignes ou y a-t-il un symbolisme là-dedans ? Ou est-ce simplement pour que ça rende bien sur l’étagère d’ici au dixième album ?

J’aime bien cette idée !

Johanna : J’adore tes questions ! Elles sont excellentes !

Troy : Vraiment bonnes, oui. Encore une fois, on en revient à ce que disait Tuomas, à notre idée d’avoir une sorte de catalogue de livres sur une étagère, et les couleurs… Il n’y a pas de raison précise pour laquelle elles deviennent plus lumineuses. Qui sait quelle sera la prochaine couleur. On pensait à du bleu, non ? Un bleu foncé.

Johanna : Mon rêve, c’est que ce soit comme un dégradé, qui s’enchaîne d’un album à l’autre, avec de nouvelles couleurs qui s’harmonisent avec la précédente et la suivante. J’aimerais garder ça en tête, comme une progression harmonieuse de notre voyage.

Troy : Auri II était d’un vert très subtil, non ?

Johanna : C’était un vert très foncé. Et maintenant, on y apporte plus de lumière.

Troy : Oui, qui sait où ça va nous mener ?

Johanna : C’est une vraie boîte de chocolats, Auri !

« Tout au long de ma carrière dans différents projets musicaux, il y a toujours eu un peu de friction, des ego ou des absurdités humaines à gérer, et ça n’a jamais été le cas avec Auri. C’est ce qui fait de ce groupe un véritable havre de lumière. »

Il y a beaucoup de vocalises dans Auri – notamment, sur cet album, dans « I Will Have Language » (le paradoxe ne m’a pas échappé !) – et ce sont souvent les passages que je trouve les plus émouvants. Johanna, en tant que chanteuse, abordes-tu les vocalises et le chant des paroles différemment ? Faut-il se mettre dans un état d’esprit particulier ? Je suppose que je pourrais poser la question à Troy aussi…

Je ne sais pas… Je pense que tout vient de la même source, de la même énergie. J’adore fermer les yeux et plonger profondément dans la chanson, puis laisser sortir ce qui veut sortir, ce qui veut émerger. C’est comme ça que j’aborde les choses. Je me souviens que sur « Them Thar Chanterelles », à la fin, sur la gigue, j’ai chanté plusieurs prises et je les ai toutes superposées. C’est ce son qu’on entend. Très souvent, ce sont juste des accidents heureux. Je me souviens aussi que pour « Aphrodite Rising », Troy avait enregistré plusieurs pistes différentes dans la même tonalité, que nous avons ensuite empilées, et ça a donné ce son merveilleux. Une grande partie, c’est vraiment de l’exploration et de la chance, en fait.

Troy : Absolument. Et il faut aussi être très conscient de la manière dont tes formidables collègues jouent, de leur registre, des domaines dans lesquels ils s’expriment le mieux. Toutes ces choses sont vraiment importantes. Si une partie est écrite pour la cornemuse irlandaise, comme sur Yesterwynde, c’est parfait pour ma « voix », parce que [Tuomas] sait quelle est ma voix.

Tuomas : Enfin, au bout de quinze ans, j’ai appris !

Troy : Quinze ans ! Il lui a fallu tellement de temps, je commençais à en avoir marre ! [Rires] Et c’est pareil pour moi avec Tuomas. Je sais exactement où vit son piano. Je sais ce qu’il peut en faire. Et pour Johanna… Par exemple, « I Will Have Language », toute la section chorale au milieu, c’était vraiment pour elle, parce qu’elle a une approche très peu orthodoxe des harmonies vocales que je trouve merveilleuse. Donc en écrivant cette partie, je me disais : « Oh, j’ai hâte de l’entendre chanter ce passage, ou celui-là ! »

La vidéo de « Shieldmaiden » est la première d’Auri dans laquelle vous apparaissez tous – les autres étaient toutes des lyric videos. Quand vous avez sorti les singles des albums précédents, vouliez-vous que la musique parle d’elle-même, sans la « distraction » de voir le groupe à l’écran ?

Tuomas : Je me souviens que l’idée de faire un clip traditionnel, avec les membres du groupe en train de chanter et jouer, nous semblait ennuyeuse parce que ça avait déjà été fait tellement de fois. Mais quand nous avons commencé à réfléchir aux vidéos pour cet album, ça nous a semblé approprié de le faire, justement parce que nous n’en avions jamais fait auparavant. Et c’est tout ce que j’ai à dire là-dessus !

Troy : C’est vrai. Nous en avions un peu assez de ne pas apparaître dans les vidéos ! [Rires] Nous suivons le courant, tout simplement.

Tuomas : Et la prochaine vidéo [pour « Museum Of Childhood »], qui sortira ce jeudi, mettra aussi en scène tout le groupe.

Vous allez bientôt partir en tournée pour la première fois. Vous l’avez déjà vaguement abordé, mais pouvez-vous nous en dire plus sur la formation live ? On a vu Kai dans vos vidéos de répétition, mais serez-vous accompagnés par les musiciens présents sur l’album ?

Troy : Non, le seul musicien de l’album qui sera avec nous, c’est Kai. Mais nous avons deux musiciens merveilleux avec nous, qui sont…

Johanna : … Johanna et Mikko, également d’Altamullan Road.

Tuomas : Donc il y aura six musiciens sur scène.

Auri sera accompagné par Eye Of Melian sur certaines dates. Double responsabilité pour toi, Johanna ! Comment abordes-tu ça en tant que chanteuse, à la fois physiquement – pour ta voix – et mentalement ? Même si les deux groupes ne sont pas à des années-lumière l’un de l’autre musicalement, j’imagine qu’il y a quand même une certaine gymnastique mentale pour passer de l’un à l’autre…

Johanna : Merci pour ces merveilleuses questions. Je suis juste tellement excitée à l’idée d’emmener enfin ces deux groupes que j’aime tant sur la route, de les faire connaître. Nous sommes en train de réaliser un nouvel album avec Eye Of Melian qui sortira l’année prochaine, donc ça s’inscrit aussi dans cette dynamique. Mais je suis tellement excitée et tellement reconnaissante de pouvoir enfin partir en tournée avec ces deux groupes que je pense que ça me donnera toute l’énergie dont j’aurai besoin pour assurer ces soirées où je chanterai deux sets. Ça va être un vrai régal !

Troy : Et bien sûr, Nightwish assurera aussi certaines premières parties ! [Rires]

« J’adore fermer les yeux et plonger profondément dans la chanson, puis laisser sortir ce qui veut sortir, ce qui veut émerger. C’est comme ça que j’aborde les choses. »

Le communiqué de presse indique que vous participerez à des festivals d’été en 2026. Autant j’adore cette idée et espère vous y voir, autant j’avoue que j’ai du mal à imaginer comment la musique très éthérée d’Auri va s’intégrer dans l’assaut sonore d’un festival de metal. Comment pensez-vous que les gens qui ne connaissent pas le groupe vont réagir à votre musique dans ce contexte ?

Tuomas : Pas des festivals de metal – nous avons juste dit des festivals. Tu ne nous verras jamais en tête d’affiche du Wacken !

C’était une mauvaise supposition de ma part, en effet.

Troy : Il faudrait que nous soyons complètement fous pour viser les festivals de metal. Non, il existe de nombreux festivals possibles pour nous, en particulier certains festivals folk ou de musiques du monde. Il y a un festival qui s’appelle WOMAD, qui voyage dans le monde entier, consacré à la musique, aux arts et à la danse du monde. C’est ce genre de choses que nous prévoyons de faire. Ce serait compliqué pour nous de jouer dans une tente juste à côté de Cradle Of Filth. Difficile de jouer de la musique atmosphérique dans ces conditions !

Johanna : [Rires] Chanter « Desert Flower » à côté de Cradle Of Filth ! Ce serait quelque chose !

Troy : Ce serait quelque chose. Faisons-le ! [Rires]

Johanna, tu as lancé ta boutique en ligne d’articles tricotés à la main, Auriwear, en novembre 2022, après avoir créé tes propres vêtements pour les séances photo des albums du groupe. Qu’est-ce qui t’a donné envie de partager tes créations avec le monde ? Et peux-tu nous expliquer, à nous simples mortels, comment tu trouves le temps de faire tout ça avec un emploi du temps aussi chargé ?

Johanna : [Rires] Merci. Le Covid-19 y est pour beaucoup – le fait que nous ne pouvions plus faire de concerts et que nous étions coincés à la maison. La campagne de financement participatif que nous avons faite avec Eye Of Melian a été le premier débouché pour mes créations. Et le fait que mes camarades de Eye Of Melian étaient si enthousiastes à propos de ces articles, et qu’ils se sont tous vendus immédiatement, a été un bon indicateur qu’il y avait peut-être un public pour ce genre de choses. C’était amusant à mettre en place, mais comme tu l’as dit, je suis plutôt occupée en ce moment. Donc c’est un peu en pause. La boutique est toujours ouverte, et j’ai de charmants petits elfes qui m’aident à la faire tourner pendant mon absence.

Troy : Alors on croise les doigts pour qu’une nouvelle pandémie arrive bientôt, comme ça elle pourra se remettre à créer des trucs ! [Rires]

Convenons de ne pas être d’accord sur ce coup-là !

Johanna : Je suis tellement heureuse de ne plus tricoter et de chanter à la place ! Parce que ça faisait un moment.

D’après le communiqué de presse, « Blakey Ridge » évoque le Lion Inn, un pub du Yorkshire fondé au XVIe siècle que vous semblez beaucoup apprécier. Qu’est-ce qui rend ce pub si spécial au point de lui rendre hommage dans une chanson ?

Troy : Il est rempli de très bonne bière ! [Rires] Non, c’est un lieu très spécial pour nous dans l’histoire d’Auri. Nous y avons donné notre tout premier concert. Il n’y avait pas de public, mais nous avons joué là-bas.

Johanna : Un concert improvisé !

Troy : Oui, un concert improvisé. Nous avions passé une bonne soirée et une bonne semaine, et nous avons joué un petit show improvisé à Blakey Ridge. C’est un endroit magique. On y sent vraiment l’histoire vivante. Et si tu es fan d’univers fantastiques, c’est très évocateur de cet esprit. On peut facilement imaginer Merry et Pippin en train de sauter partout là-dedans. C’est très Poney Fringant.

Johanna : Le rêve, ce serait d’y retourner un jour et d’y faire un vrai concert d’Auri.

Troy : Nous avions évoqué cette idée, n’est-ce pas ? C’était logistiquement impossible pour cette tournée, mais pour la prochaine, nous le ferons, c’est certain. Nous le ferons et tu devras en être !

Johanna : Oui, c’est toujours sur notre carte au trésor.

Interview réalisée en visio le 30 juin 2025 par Tiphaine Lombardelli.
Retranscription & traduction : Tiphaine Lombardelli.
Photos : Pete Voutilainen.

Facebook officiel d’Auri : www.facebook.com/AURlband

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