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Nouvelles Du Front   

Cult Of Luna, la fin d’une ère


Qu’on se le dise, Cult Of Luna n’arrête pas : Cult Of Luna prend quelques distances avec sa carrière. Le message est en tout cas clairement envoyé ainsi par les Suédois, qui précisent dès la première phrase de leur annonce via le Facebook officiel du groupe : « Nous n’arrêtons pas. » Soit. Mais il va en falloir un peu plus pour convaincre les fans. Car organiser l’une des dernières dates pré-hiatus en invitant un ancien chanteur du groupe, Klas, pour interpréter des morceaux des débuts, voire même des morceaux qu’ils n’ont jamais interprété en live, cela sent quand même légèrement le sapin. Mais Cult Of Luna n’est pas à un paradoxe ni une fausse piste près. Après tout, ils avaient bien roulé tout le monde dans la farine avec le thème d’Eternal Kingdom, qui devait être tiré du journal intime d’un dément interné en hôpital psychiatrique, et qui en fait n’en était rien, juste histoire de débusquer le sens critique des journalistes… Un peu comme Tool, les Suédois jouent avec les médias et l’opinion. Et même si on ne doute pas une seule seconde de leur volonté de faire une pause, le côté vague de l’annonce et la volonté de laisser de nombreuses portes ouvertes pousse à croire que Cult Of Luna joue une fois de plus quelque peu avec les nerfs de ses fans.

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On vous souhaite un joyeux et metallique Noël


Chanter Noël quand on fait du rock, c’est aussi vieux que les albums de Noël d’Elvis ou le « Run Run Rudolph » de Chuck Berry. Par contre, quand on fait du metal, on préfère, depuis ce temps, laisser cela aux artistes pop qui s’en mettent plein les fouilles en période de fin d’année, les regardant faire avec dédain, et tant pis si cela fait des décennies que le rock’n’roll est prié de la mettre en sourdine durant cette période de l’année. Mais après toute ce temps passée à se prendre des chants de Noël traditionnels interprétés ici par Tino Rossi, ou là par Bing Crosby, quelques-uns se sont finalement décidés à assumer cette mission de dépoussiérer à coups de décharges électriques les hymnes au solstice d’hiver et à la venue de Saint Nicolas pour peut-être enfin passer un Noël rock’n’roll, voire carrément metal, bien au chaud dans son tricot Slayer.

Si les années 80 et 90 ne sont pas exemptes d’incartades de ce genre (des singles « Christmas With The Devil » de Spinal Tap et « No Presents For Christmas » de King Diamond, aux premiers albums de Trans-Siberian Orchestra), le déclic semble néanmoins s’être produit beaucoup plus récemment. En 2003, sort la compilation We Wish You A Hairy Christmas (avec des artistes issus de la scène « Hair Metal » tels que Warrant, L.A. Guns ou Enuff Z’Nuff) ; en 2006, Twisted Sister sort tout un album de Noël ; puis, en 2007, retour à une compilation, Monster Ballads Xmas, avec principalement des représentants de la scène glam 80’s. Autant dire que ceux qui avaient besoin d’enterrer ses artistes et groupes devenus alors désuets sous leur mépris avaient matière sur quoi baver. Puis en 2008, débarque We Wish You A Metal Xmas And A Headbanging New Year, et là plus question de se moquer puisque ce sont des seigneurs du hard et heavy qui prennent les rênes du traineau : Lemmy Kilmister, Alice Cooper, Ronnie James Dio, Tony Iommi, Chuck Billy (Testament), Scott Ian (Anthrax), Dez Fafara (DevilDriver), etc. mènent tous leur petit super-groupe le temps d’une chanson.

Et, depuis, rien ne semble arrêter cette tendance : Rob Halford (Judas Priest) sort en solo, en 2009, ses Winter Songs, en 2008 et 2011, le combo thrash parodique Austrian Death Machine (mené par un Tim Lambesis du groupe chrétien As I Lay Dying) sort deux EP de saison, puis, en 2012, c’est au tour d’August Burns Red (autre groupe fier de sa foi chrétienne) de chanter le Divin Enfant. Et 2013 n’a pas eu l’air de démontrer un ralentissement de la tendance…

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Opeth : les lauriers avant un nouveau cycle


La Suède, pays de rock et de metal, ce n’est un secret pour personne. Cela n’étonnera donc pas outre-mesure que l’un des fiers et plus anciens représentants du genre dans ce pays de Scandinavie soit récompensé par un organisme généraliste de la musique dans ce pays. Mikael Åkerfeldt, le leader d’Opeth a ainsi reçu une distinction de la part du SKAP, la société suédoise des auteurs et compositeurs de musique (l’équivalent de notre bonne vieille SACEM), récompensant le frontman et son groupe pour son apport à la scène suédoise et internationale. L’événement peut paraître anodin, sauf quand on s’amuse quelque peu au jeu des comparaisons, en imaginant, par exemple, la SACEM remettre devant les médias nationaux français un prix à Gojira… Impossible ? Ce qui est peu probable en France est tout à fait possible là-bas, question de culture.

Mikael Åkerfeldt, plutôt peu enthousiaste quand il s’agit de faire le jeu des médias, et au caractère pas toujours facile, s’est cette fois-ci montré ravi de la distinction : « Je suis tout à fait honoré de recevoir cela. » a-t-il déclaré. « Apparemment, vous ne pouvez pas postuler pour être récompensé, c’est un jury de musiciens de légende qui décide que vous êtes la bonne personne pour cette récompense. » Et c’est cela qui l’a séduit, car c’était en quelque sorte le récompenser à sa juste valeur, en toute humilité, loin des paillettes : « Je suis heureux et surpris qu’il y ait un focus sur la musique heavy suédoise. […] A travers le temps, on m’a remis des récompenses et autres, mais celle-ci résonne plus personnellement en moi. Pas de paillettes ou de glamour, juste une appréciation pour ce que nous faisons et ce que je fais. » Il est vrai qu’après vingt trois années de carrière, onze albums et une influence conséquente sur le monde du metal à l’international, le titre est loin d’être usurpé. Opeth est aujourd’hui une référence incontestée du style et une source d’inspiration pour de nombreux groupes passés et présents.

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Avenged Sevenfold : le dessin animé… avant le jeu vidéo


L’info : Avenged Sevenfold a sorti une petite série de dessins animés inspirée par l’album Hail To The King, écrite par le groupe et réalisée par Jon Schnepp (Metalocalypse), se déroulant dans un univers médiéval-fantastique. Le fait : cela va faire regretter le temps du Club Dorothée à certains (oui, on sait, on commence à se faire vieux par rapport à une bonne partie de notre lectorat). Car si, dans les années 80, on avait des dessins animés moches… voire très moches, ou alors bien dessinés (parfois) mais avec une réalisation à la limite du foutage de gueule – avec des personnages fixes avec juste une bouche mobile pendant les dialogues, et parfois des bouts d’action passés en boucle pour rallonger les scènes de combat (et tout ça, c’était avant que débarque dans le processus le doublage en français parfois catastrophique) – la nostalgie continue de faire voir les choses de façon tellement plus belle à travers le filtre de la mémoire…

Et aujourd’hui, des dessins animés moches, on en a encore des caisses (au premier rang des condamnés toutes ces adaptations de bédés ou de livres pour enfants en images de synthèse à l’esthétique à faire gerber un playmobil). Par contre, chance de notre époque, de ces productions, il n’y en a pas qu’à la télé, et internet en est aussi bien rempli. Et au milieu de ce flux d’informations, la profusion empêche aux bons souvenirs de se graver dans la mémoire (qui ne peut plus faire son travail d’embellissement nostalgique) des nouveaux accros des écrans. Et ce n’est donc pas si grave si les dessins animés Avenged Sevenfold soient si… eh bien… oubliables.

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Nine Inch Nails : Trent Reznor maintient la tension


Trent Reznor avait posé la condition essentielle d’un retour de Nine Inch Nails, avant de se lancer dans l’aventure du dernier opus Hesitation Marks : l’entité revivrait si elle avait encore quelque chose à dire en 2013 et si elle pouvait toujours apporter quelque chose de nouveau. Une fois l’album sorti, et la tournée Tension lancée, tout le monde, y compris lui, se voit rassuré. Reznor a fait revivre le monstre Nine Inch Nails paré d’attraits non seulement modernes, mais également remplis d’un propos musical nouveau, surprenant, voire désarçonnant mais dans la continuité absolue de cette carrière si remplie qu’est la sienne. Alors ces derniers temps, le sieur Reznor met tout sur la table : un live d’une heure et demie en intégralité à Los Angeles ? Filmé en multi-caméras, il met 80 minutes du concert sur le site officiel du groupe. On se pose des questions sur l’arsenal technologique utilisé lors de sa nouvelle tournée ? Il met un documentaire d’un quart d’heure sur les dessous de la préparation de cette tournée. Encore des questions ? Pas de problème, le bonhomme prend une heure pendant les répétitions, se pointe sur Reddit, et répond aux préoccupations de ses fans.

Il est bien loin, l’homme torturé qui paraissait tant inaccessible, quand il était englué dans ses problèmes personnels et dans sa recherche d’une créativité qui le fuyait. Aujourd’hui Reznor agit sans complexe au su et au vu de tout le monde. Et remémore à la face du monde, à travers cette grande tournée mondiale, qui passera par la France le 29 mai prochain au Zénith parisien, que Nine Inch Nails est un géant du rock du XXe, mais aussi du XXIe siècle.

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Slipknot : Joey Jordison largue les amarres


Si les fans de Slipknot ont l’impression de se réveiller ce matin avec une gueule de bois, cela s’explique : un bout de la tête des hommes masqués est parti dans la nuit. Joey Jordison a quitté Slipknot.

Plus que le batteur, ou même le fondateur, le #1, un des leaders et compositeurs principaux du groupe (ce qui est déjà énorme), c’est un point d’amarrage qui se décroche. Car, bien que ce départ soit moins incurable que la disparition de Paul Gray en 2010, depuis la mort de ce dernier, Jordison était celui qui, à en juger par ses déclarations, ne s’est jamais laissé abattre par cette tragédie, ne montrant jamais de doute quant à l’avenir de Slipknot. C’est donc celui qui permettait d’y croire pendant trois ans qui met les voiles.

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Yurakane : ninjas, aliens et manège maléfique mangeur d’enfants


On a toujours dans sa besace deux, trois bons groupes, tout jeunes, tout beaux et en qui on place énormément d’espoir. Yurakane en fait partie. Coiffés sur le fil l’an dernier dans les Révélations High Hopes par Grorr, les cinq gars de Pau ont certes raté ce titre honorifique, mais l’essentiel était fait : Yurakane était désormais un nom qu’on ne serait pas prêt d’oublier.

Ainsi suivre cette jeune formation est essentiel. Que font-ils ? Où vont-ils ? Plus addictif qu’une télé-réalité, suivre le parcours d’un jeune groupe prometteur relève évidemment d’un attachement certain à celui-ci. Mais c’est aussi le sentiment d’être impliqué dans quelque chose. D’être de ceux qui étaient là, dès le début, pour voir et pousser telle formation sur le devant de la scène. Toujours plus loin pour être fier de ses petits chouchous mais aussi, de soi, pour n’avoir jamais douté de la réussite de ses poulains.

Ainsi, les choix du groupe sont décortiqués. Quand le combo ne fait pas tout le boulot lui-même. Comme avec Yurakane qui reviendra, l’an prochain, avec un nouvel EP (aucune date précise annoncée). Récemment interviewé par La Grosse Radio Metal, Kévin (guitare) explique : « Le concept de cet EP sera un hommage aux nanars, ces films mauvais que l’on adore. On pourra notamment y croiser un manège maléfique mangeur d’enfants ainsi qu’une horde de ninjas combattant des extra-terrestres pour la survie de l’espace. Une grande marrade qui nous représente bien en somme ! » Les nanars, une inévitable réussite !

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The Ocean fait peau neuve


The Ocean n’aura pas tardé à renouveler son line-up ébranlé par les départs du guitariste Jonathan Nido et du batteur Luc Hess, ces deux là étant arrivés dans le groupe après l’enregistrement de l’album Precambrian en 2007.

Début novembre ces deux musiciens annonçaient qu’après la récente tournée du groupe (qui a pris fin à Sarajevo le 28 novembre dernier), ils quitteraient le collectif. Aussitôt partis, aussitôt remplacés. Dans un premier temps, d’abord, The Ocean a dévoilé son nouveau batteur qui n’est autre que Paul Seidel de War From A Harlots Mouth (actuellement en pause). Et désormais, c’est au nouveau six-cordiste de la formation d’être présenté aux fans. Celui-ci se nomme Damian Murdoch, Australien immigré à Vienne (Autriche).

Le groupe explique : « Un divorce fait mal en général, mais il est toujours ouvert, également, à de nouveaux horizons ». Car bien que par le passé The Ocean ait été un collectif (comprenant un vingtaine de musiciens différents, allant et venant), « désormais nous avons un line-up fixe, nous n’avons plus de postes ouverts » nous expliquait Robin Staps, maître à penser de la bande, en juin dernier. Donc, The Ocean, nouvelle formule, à quoi cela pourra t-il bien ressembler ?

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Hydrogyn rejette la femme au ras du sol


L’exploitation de l’image de la femme dans le metal, et notamment sur les pochettes d’album, voilà un sujet qui mériterait un dossier large et approfondi. Car ce sujet, rangé bien souvent (et parfois par fainéantise) au rayon « folklore » – comme le satanisme, le sang et toute l’imagerie horrifique, le cuir, les clous, les décibels, etc. – montre néanmoins qu’on se satisfait pleinement de cette hyper-sexualisation du corps féminin, et seulement féminin (défi du jour : apporter ne serait-ce que le quart du nombre de pochettes d’albums de rock/metal montrant des femmes dans des situations et postures érotiques, avec des hommes dans le même état), dans le but de titiller le cerveau d’adolescent (situé sous la ceinture) du fan de metal mâle maintenu dans un état de jeunesse intellectuelle permanente qui, ainsi stimuler, se secouera (à défaut d’autre chose) le porte-monnaie chez le disquaire.

En résulte parfois (pour ne pas dire trop souvent) la difficulté pour des femmes dans le metal – qu’elles soient sur le devant de la scène (musiciennes) ou même en coulisses (managers, techniciennes…) – de se faire reconnaître pour leur travail et leur talent, sans avoir droit à un « c’est pas mal pour des nénettes » (pour les réactions les plus polies) ou sans se faire refouler à l’entrée pour avoir été confondue avec une groupie (cf. l’histoire de Sean Yseult). Et ce n’est malheureusement pas l’œuvre d’un groupe comme Hydrogyn qui va permettre un progrès de ce côté là.

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Sunn O))) et Ulver : la prix de la curiosité se nomme patience


Cent dollars les trois minutes ! Déjà que Sunn O))) et Ulver qui se retrouvent pour composer un album commun a de quoi secouer la curiosité dans sa cage, alors quand le duo – hors-normes – dévoile, via la page Bandcamp dédiée à ce projet, un extrait de trois minutes pour l’un de ses nouveaux titres, et ce pour la modique somme de cent dollars (pour qui voudra les payer ; allez-y on vous regarde), autant dire que le terme « hors-norme » n’est définitivement pas usurpé.

Mais cette somme exorbitante pour un simple extrait n’est qu’une facétie de ces artistes. A moitié du moins. Car pour diffuser de la musique sur Bandcamp, il est demandé à ce qu’un prix soit affiché. Et même si la gratuité existe sur cette plate-forme musicale, Sunn O))) et Ulver ont décidé, afin de dissuader les mélomanes impatients de se procurer cette mise en bouche, cet échantillon guère représentatif, de pousser le concept un peu loin ; petite exagération volontaire, voire nécessaire. Les artistes voulant conserver le secret de cet opus sans pour autant léser les fans plus que curieux. Les deux formations ont donc dévoilé trois minutes du titre « Eternal Return ». Trois minutes d’ailleurs peu parlantes. Instrumentales et hypnotiques. Bien malin celui qui sera en mesure d’évoquer ce qui succède à cette introduction se concluant, ici, sur un crescendo qui laisse monter l’eau à la bouche de l’auditeur.

Voulez-vous en savoir plus ?



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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