ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Chronique   

Dawnwalker – The Unknowing


À chacun ses inspirations : pour préparer The Unknowing, Mark Norgate s’est entretenu avec des astrologues, des cartomanciens… On vous en passe et des meilleurs. En parallèle, il s’est initié à la méditation et plongé dans une bibliographie plus ou moins ésotérique. Le dénominateur commun ? Voir comment différents types de personnes perçoivent l’univers – de l’Antiquité à l’ère moderne, du chevalier à l’astronaute. Hasard ou conséquence de cette thématique : la mise à l’écart du post-metal, amorcée sur House Of Sand, se confirme. Les grands gagnants sont les influences progressives et ambiantes. De nouveaux collaborateurs, notamment pour la basse et les voix féminines, accompagnent cette transformation, tandis que la production met le cap sur l’analogique façon âge d’or du krautrock et du prog. Du disque irradie la chaude lumière d’une ampoule à incandescence.

Alors certes, les amateurs de montagnes russes trouveront l’horizon un tantinet plat, mais The Unknowing se rattrape sur l’habillage, avec des détails propres à chaque récit. Si le chant saturé a été rayé de la carte, la flûte, elle qui était en congé sur le précédent album, revient en force. Et puis, à y regarder de près, le passé ressurgit lorsque les guitares sortent du bois, ou avec le très « In Rooms 2.0 » « Heaven And Earth ». Des gerbes funky poussent sur ces terres métamorphosées (« Capricorn »), et les arrangements font preuve d’audace (« Sword Of Spirit »). Les voix féminines déclinent les ambiances, comme sur les cantiques grecs de « Mirrorpool », bien qu’elles soient parfois reléguées au rang de lointaines rumeurs. The Unknowing écartèle le cerveau entre musique old school et moderne. Il aurait été intéressant de le voir se défendre sur de longues compositions (à la Ages) plutôt que de devoir tout remballer après l’apéritif ; l’album lui-même – en deçà des quarante minutes – est expéditif. Il n’empêche qu’on y retrouve avec délice ce faux sentiment de sécurité et de plénitude qui dévoile, à son rythme, de troubles replis.

Ecouter des extraits…



Chronique Focus   

Dawnwalker – House Of Sand


« Les banlieues rêvent de violence. » C’est à travers cette citation du romancier J.G. Ballard que Dawnwalker présente son cinquième album. Une œuvre synonyme de prises de risques multiples pour ces Londoniens rassemblés autour de Mark Norgate. Après quelques volets imprégnés d’un post-metal vu à travers le filtre du folk, House Of Sand ouvre une fenêtre sur les versants indépendants et progressifs du rock so British. En appui de ce virage stylistique est venue une volonté de se distancer de la tendance à la surproduction qui se propage dans le metal moderne. Disparus, les pistes de clics et autres outils d’assistance à l’enregistrement. Les musiciens ont livré en studio de véritables prestations live à huit têtes (dont quatre donnent de la voix). Après tout, ce sont parfois les petits défauts qui donnent vie à une œuvre humaine, et Dawnwalker compte bien exploiter ce potentiel mystérieux.

Lire la suite…



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3