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BEHEMOTH vient de sortir sa biographie officielle ; extrait en ligne


BEHEMOTH vient de sortir sa biographie officielle chez Metal Blade Records. ‘BEHEMOTH: Devil’s Conquistadors’ a été rédigée par Lukasz Dunaj et revient en profondeur sur l’histoire du groupe. Un premier extrait a été dévoilé sur le site de Revolver et sa traduction est en ligne ci-dessous.

Lire l’extrait :

« On est de retour dans le même quartier, dans le district de Gdansk Zabianka. C’est ici qu’Adam Darski, plus tard connu sous le nom de « Nergal », vivait quand il était petit. Il est né le 10 juin 1977 près de Gdynia. Un enfant « normal », d’une famille « normale » – Père, mère et un grand frère. Aucune expérience traumatisante dans l’enfance, aucun comportement inquiétant à l’école. Plutôt le contraire d’ailleurs, le jeune Adam est un bon élève, il ne cause pas de problèmes et a un QI au-dessus de la moyenne. En voyant ses photos de famille des années 80, il est difficile de s’imaginer que moins de vingt ans plus tard il serait le leader d’un des plus gros groupes de black/death metal. […]

Des années plus tard, Nergal se remémore des souvenirs de l’école :

« Je me souviens quand j’étais gosse, je pensais être catholique. Je ne suis jamais vraiment entré dans les détails de la foi, mais j’allais à l’église de temps en temps. Mais malgré ça, mon intuition me disait que je n’étais pas au bon endroit. Plus tard, quand j’étais ado, j’ai suivi les cours de catéchisme pendant un moment, mais au fur et à mesure que la musique extrême devenait plus importante dans ma vie, mes yeux se sont ouverts au monde et j’aimais de moins en moins la foi chrétienne. Je me sentais à l’écart.

Quand j’ai eu 14 ans, j’étais dans la musique underground jusqu’aux oreilles, et c’est la musique qui m’a ouvert des mondes dont je ne soupçonnais pas l’existence. Il y avait des groupes qui brisaient les limites du son, mais aussi d’autres qui faisaient tout l’inverse de ce qui était considéré comme l’ordre. J’aimais vraiment ça, et j’ai été impressionné. Ce monde souterrain était là où je me sentais chez moi. En y repensant, je devenais juste plus agressif dans ma façon de m’exprimer, dans mes points de vues et mon mécontentement avec la réalité qui m’entourait. La musique, et l’idéologie qui venait avec – Ils sont entrés dans le jeu et ont renforcé ma non-croyance. Enfin, les débuts de ma rébellion étaient probablement assez comiques. J’allais au catéchisme, où ils changeaient de prêtre enseignant plusieurs fois par an. Donc j’y allais et m’asseyais toujours au fond de la salle, je regardais le prêtre et je dessinais des caricatures. La plupart étaient obscènes – Mon gars, j’étais populaire dans la moitié de la classe à cause de ces dessins ! »

Mais avant que Nergal commence à exprimer sa rébellion dans la musique, il devait recevoir une éducation musicale. En ce temps-là, son frère Pawe écoutait du hard rock et du heavy metal. C’était grâce à lui que le petit Adam de 8 ans en est venu à connaître des noms comme Deep Purple, Black Sabbath, Iron Maiden ou Accept.

« Les cassettes de mon frère étaient ma première exposition à la musique metal. Il avait Van Halen, Deep Purple, ce genre de trucs. Je me souviens avoir été ébahi devant le clip de « Wasted Years » d’Iron Maiden que j’ai vu sur notre télé en noir et blanc. Il faut savoir que la télévision polonaise passait des choses dans le genre avec une certaine régularité à la fin des années 80. Je me rappelle du concert d’Accept au Olivia Hall de Gdansk. Et Metal Battle – ça devait être 1987 – avec des groupes comme Atomkraft, Wolf Spider ou NastySavage. »

Traduction : Hub’.



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