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Live Report   

BLUE ÖYSTER CULT A L’OLYMPIA DE PARIS


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Artistes : [urlb=http://www.myspace.com/blueoystercult]Blue Öyster Cult[/urlb] – [urlb=http://www.myspace.com/uheep]Uriah Heep[/urlb]
Lieu : Paris
Salle : L’Olympia
Date : 06-09-2009
Public : 1 600 personnes environ

Toujours curieux de rentrer dans une salle en disposition assise pour un concert de metal – l’appellation en 2009 – mais c’est ainsi ce soir. L’Olympia, même s’il n’est pas complet, est bien rempli en ce dimanche ensoleillé. Le public, quand même âgé dans l’ensemble, reste éclectique entre monsieur tout le monde, des fans de la toute première heure ou encore des métalleux. La jet-set est même de sortie avec deux dignes représentants, très rock n’roll, Philippe Manoeuvre et Jean-Pierre Kalfon.

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Un rendez-vous à ne pas manquer…
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Uriah Heep entre sur scène avec un accueil finalement bien calme, Mick Box et ses longs cheveux gris remportant tout de même quelques applaudissements plus soutenus. Avant d’attaquer leur concert il est intéressant de noter que, depuis sa création, le groupe sort finalement régulièrement des albums. Sauf dans les années 2000 où leurs opus se font plus rares. Actuellement en tournée pour défendre leur dernier album, Wake The Sleeper, et en attendant Celebration, Forty Years of Rock (dans les bacs depuis hier), le groupe attaque sur un premier titre plutôt calme – mou ? – avec des « ah, ah, ah » en ch?urs pas forcément très énergiques. Dès le second morceau, Bernie Shaw, superbe vocaliste, invite le public à se lever. Nous sommes dans du heavy rock FM calibré US et « Tears In The World », le morceau suivant, reste assez linéaire dans l’ensemble. Le public est néanmoins là et le concert décolle un peu plus au titre suivant avec une audience plus réceptive. Un titre mid tempo qui fait secouer la tête grâce à des guitares maléfiques. Bernie montre là ses indéniables qualités de chanteur. Impressionnant le mec.

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Uriah Heep en 1ere partie ![/center]

Le public est invité à chanter. Il réagit gentiment et le concert continue sur un court solo de batterie histoire d’introduire Russel Gilbrook aux fûts. A propos de musicien, il y a du beau monde sur scène avec Trevor Bolder à la basse. Ce dernier ayant été bassiste des Spiders from Mars de Ziggy / Bowie. Que les plus jeunes demandent à leurs aînés ! En attendant, le chanteur vanne un peu le public en faisant justement remarquer que tout le monde ne chante pas. Le titre suivant, belle ballade, montre l’étendue du talent de Bernie. Franchement, grand vocaliste, à classer sur la plus haute marche des chanteurs de hard…de metal, pardon. « The Book Of Lies » voit débarquer derrière lui « Look At Yourself » qui donne lieu à de ces passages instrumentaux qu’affectionne le groupe, rempli de clavier 70’s, de basse qui bastonne et de solos de grattes assez intenses cette fois-ci. Le public se réveille mais le groupe va malheureusement calmer les esprits en enchaînant deux extraits du dernier album, « What Kind Of God » ou « Angels Walk With You », morceaux beaucoup trop tranquilles.

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Bernie, un chanteur en grande forme.[/center]

En fait Uriah Heep met en avant des passages instrumentaux qui nuisent à la percussion de l’ensemble, avec une surenchère de claviers qui dégoulinent. Alors que, cependant, la formation anglaise assure quand même bien dans les morceaux heavy comme nous le rappelle « Easy Livin », dernier morceau avant le rappel « Lady In Black ». Une belle ballade country puisée du tout début des 70’s et qui offre un très beau final. C’est la fin. Mick annonce l’arrivée prochaine de Celebration avec deux nouveaux morceaux du groupe au cours d’une soirée qui aura été assez…statique.

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Le BÖC est bel et bien là.[/center]

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Fermez les yeux et imaginez « The Red & The Black » suivi de « Before The Kiss » enchaîné avec « Burnin’ For You » et finalement « Cities On Flame ». Vous y êtes ? C’est bon, le BÖC a investi la place après une intro medley house de quelques uns de leur titres dont « The Veteran Of Psychic War ». Un morceau qui manquera cruellement à leur set list (tellement énorme par ailleurs). Dès le premier morceau le ton est donné : place belle sera donnée aux guitares. Pour preuve, les trois gratteux se rejoignent devant la scène, au coude à coude, décochant leur riff. Le public est largement plus présent que pour Uriah Heep et la soirée prend un nouvel élan. Déjà, les quatre premiers morceaux imposent le respect. Que des classiques. Ensuite les musiciens sont dans l’ensemble plus présents au moins en ce qui concerne Buck et Eric Bloom. Richie Castellano donnant un coup de jeune aux vieux briscards. Rudy Sarzo, à la basse, n’est pas présent car c’est le bassiste de la formation actuelle de Queen qui tient l’instrument, pas John Deacon mais Danny Miranda. « Cities On Flame » donne d’ailleurs l’occasion de présenter le batteur, Jules Randino, et de laisser Eric Bloom jouer avec les cymbales. Buck décochant dans le même temps un des premiers solos du concert. Et quand vous parlez solos, avec le Cult, vous êtes servis : il y en a beaucoup…et de qualité.

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Trois guitaristes en grande forme ![/center]

Nous basculons dans du plus récent avec « Harvest Moon », tiré de Heaven Forbid, avec Eric qui prend les claviers et où l’Olympia assiste à un sacré duel de guitares. Waouh ! Il y a du six-cordiste sur scène. Le prochain titre, présenté comme traitant des extraterrestres, affiche un côté planant, une rythmique plus lourde, heavy, et le public apprécie carrément son long solo. et a une présence indéniablement plus forte. Le BÖC crée vraiment une ambiance avec des lights plus élaborés, plus sombres qu’Uriah Heep. Le groupe américain a une présence indéniablement plus forte. D’ailleurs, on parle de co headlining….mais c’est bien le Cult qui passe en dernier. Un signe.

Les classiques reviennent avec l’instrumental rock enlevé « Buck’s Boggie » qui voit le bassiste et Eric danser ensemble. Arrive ensuite « ME 262 » avec son gros piano boogie où le public est aux anges. Le morceau suivant est plus rare, « Stone Of Love », issu de leur dernier opus studio intitulé Curse Of The Hidden Mirror. Non sans humour ni lucidité, Eric Bloom demandera où sont les cinq pékins qui ont acheté cet album ! En attendant, en concert, ce titre passe excellemment bien.

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Grosse prestation des BOC ![/center]

Eric présente aussi le groupe et avec deux voix, trois guitares, un clavier, un bassiste ou encore une batterie : la formation est plus que bien dotée. Sa musique est de qualité et variée comme nous le montre « The Black Blade » et son ambiance sombre et inquiétante avec, encore et toujours, de grosses parties de guitare. Le temps pour Eric de vanner Buck qui prend un peu de temps à régler sa guitare, le groupe attaque « Then Came The Last Days Of May », tiré du premier album. Et là, Richie Castellano nous montre toute l’étendue de son talent avec un solo rien de moins qu’énorme qui sera salué à sa juste valeur par le public de l’Olympia. Une tuerie, point barre. Buck ira lui aussi de son solo assassin et le groupe emmènera le morceau dans un déluge sonore hyper speed avant de le ramener sur des contrées plus calmes.

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Blue Öyster Cult : la classe.[/center]

En français s’il vous plaît, Eric introduit « Godzilla » comme quelque chose de grand et de vert. Le public apprécie et le morceau est l’occasion de vérifier la présence de fans de Queen quand Danny exécute à la basse un coup de « Another One Bites The Dust » et de « We Will Rock You ». Clin d’oeil sympa. Moins sympa, les solos de basse et de batterie. On aurait préféré un « Career Of Evil », par exemple. Mais Les rituels des 70’s ont la vie dure ! Dernier morceau, d’un zen absolu, avec « Don’t Fear The Reaper » qui termine une bien belle prestation.

Par ailleurs, ce n’est pas pour rien que Harley est partenaire du concert et qu’une exposition de motos a lieu dans le hall de l’Olympia. Le BÖC reste un groupe de bikers et le concert ne pouvait se terminer sans qu’Eric ne chevauche sa moto. Ce qui sera fait pour le rappel où le groupe joue « Born To Be Wild » de SteppenWolf. Inévitable. Et le public de reprendre en choeur « Booorn to be wiiiiiild ».

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Super concert ![/center]

La salle se vide déjà quand le groupe revient pour exécuter le dernier morceau, « Hot Rails To Hell », chanté par un Richie débordant d’énergie même après deux heures de concert. Avec un greatest hits, un live et une compilation comme dernières sorties, nous pouvions nous demander à quoi nous attendre sur ce concert. Eh bien, hommes de peu de foi, il fallait s’attendre à du grand, du fort, du « qui marque les esprits » car c’est ce qu’a été la prestation de Blue Öyster Cult ce soir.

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