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Artiste : [urlb=http://www.myspace.com/gatheringofficial]The Gathering[/urlb]
Salle : Gibert Joseph du Carré de Soie (Vaulx-en-Velin) et Ninkasi Kao (Lyon)
Date : 09-02-2010
[u]Live Reports[/u] : Showcase acoustique par [b]Metal’o Phil[/b] et concert du soir par [b]Claude[/b]
[u]Photos[/u] : [b]Metal’o Phil[/b]
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Un show timide[/center]
Ce mois-ci, The Gathering était sur les routes d’hiver pour défendre son dernier album, The West Pole, et surtout montrer le visage et la voix de sa nouvelle chanteuse, Silje Wergeland. Sur cette tournée française, les Hollandais étaient accompagnés de leurs compatriotes d’Autumn et des frenchies de Osm oz.
En guise d’apéritif pour le show de Lyon donné le soir même, The Gathering a débranché ses amplis pour, le temps d’une petite demi-heure, un showcase acoustique chez le disquaire Gibert Joseph, au Carré de Soie de Vaulx-en-Velin. Etaient présents Silje Wergeland (chant), Marjolein Kooijman (guitare) et Frank Boeijen (claviers) pour un concert intimiste suivi d’une traditionnelle « signing session ».
Le set se compose essentiellement de titres de The West Pole et de reprises. A ce propos, trois reprises sur une prestation de 25 minutes, c’est trop. Musicalement, pas d’émotions fortes ni de recherche d’intensité. Là n’est pas le but. Les mélodies ne prennent pas aux tripes mais, au contraire, réchauffent, caressent. Parfois même, elles engourdissent : ce set sera en effet trop axé sur le répertoire ambiant du groupe. Incontestablement émouvant, mais néanmoins quelque peu soporifique. Qui a dit qu’il fallait qu’un set acoustique soit calme et ne pouvait être dynamique ?
Silje Wergeland (également chanteuse de l’excellent Octavia Sperati) a certes une belle voix mais ne fait pas oublier le charme unique et le dynamisme scénique d’Anneke Van Giesbergen. Elle est douce, mignonne et gentille. Un peu trop. Cela dit, accordons-lui que sa timidité (tout comme celle de ses compères) avait son charme et a certainement entretenu l’aspect intimiste. Tout en effaçant complètement la distance entre artiste et public.
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Une parenthèse salutaire[/center]
Sur le papier, une prestation en demi-teinte, donc. Néanmoins, la notion de « qualité » semble ici quelque peu hors de propos. Spaceman disait l’autre jour à propos des concerts de Paradise Lost : « c’est toujours bourré de défauts. Il n’empêche que c’est toujours un plaisir à voir ». Phrase qui a tout autant de sens ici.
Un set de The Gathering, qu’il soit électrique ou non, vous fait tout oublier. Instantanément. Dès les premières notes, vous êtes captivés, enfermés dans une bulle au sein de laquelle vous oubliez votre quotidien, vos préoccupations et jusqu’à l’odeur de chien mouillé qui empeste les lieux en ce mardi pluvieux. Comme si, l’espace d’une trop courte demi-heure, on était à l’abri de tout, hors du temps et de l’espace. Un moment de répit qui pousse à relativiser.
Une atmosphère chaleureuse pour laquelle cette météo peu avenante jouera aussi un rôle. Le fait de pouvoir se mettre au chaud le temps de la prestation contribue à la rendre presque familiale. L’équivalent d’une guitare au coin du feu en quelque sorte…
En a résulté un apaisement général visible, des avis unanimes et des sourires presque béats. Pas la béatitude du fan aveugle, simplement la reconnaissance respectueuse du public pour s’être fait offrir cette parenthèse salutaire. Alors peu importent les imperfections.
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Signing Session[/center]
Méditons, pour finir, sur cette déclaration d’un spectateur à la fin du set.
[i] »Le départ d’Anneke a pour nous tous été un choc difficile à digérer. Mais au final, elle a été très bien remplacée au sein de The Gathering. Et ce qu’elle fait en solo est excellent aussi. Finalement, on a maintenant deux bons groupes au lieu d’un ! »[/i]
Comme quoi… Angra, Sepultura, The Gathering, même combat !
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OSM oz, entre Pink Floyd et Goldman[/center]
OSM oZ est une formation de pop/prog avec des paroles en français qui, par moments, prend les intonations d’un Jean-Jacques Goldman. Notamment pour le côté franchouillard du chant. Le groupe est composé d’un batteur, un bassiste, un claviériste et d’un guitariste qui assure également le chant. Les sonorités (notamment de claviers) sonnent très prog, rappelant des groupes de prog contemporains tels que Arena, Pendragon ou Pallas. Le morceau « Delivrance » comporte des montées floydiennes ainsi que des soli de guitare très gilmouriens. La formule d’OSM oZ contient également des éléments pop avec des mélodies faciles d’accès, voire parfois naïves, comme celle de « In Extremis ». Une dimension pop également présente dans un chant, qui rappelle Saez. OSM oZ ravira les fans du genre et, sur scène, le groupe démontre la bonne maîtrise des instruments. Il ne manque qu’une pointe de décontraction à l’ensemble !
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Autumn, un The Gathering plus énervé[/center]
Encore un groupe de metal à chanteuse hollandais ! Autumn est une formation proche de celle du The Gathering de l’époque Mandylion/Nighttime Birds. Cela dit, rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un clone sans personnalité, mais plutôt d’une version plus agressive et plus vintage dans le son (excellent au passage).
La chanteuse, charmante au demeurant, assure très bien et sait monter dans les aigus avec puissance. Les deux guitaristes effectuent des choeurs bien placés tout en faisant le show avec des poses death metal (jambes écartées, genoux pliés, guitare au ras du sol). Quant au bassiste et sa Rickebacker, ils balancent quelques grosses lignes bien ronflantes, épaulés par le clavier, usant même par moments de quelques sons d’orgue Hammond chers aux adeptes des seventies.
Le groupe mélange les genres et sait se montrer tantôt agressif, avec de la double grosse caisse sur fond d’effets stroboscopiques, tantôt plus doux, ralentissant par exemple le tempo comme sur le morceau « Forget To Remember » et son bel arpège introductif. D’autres titres combinent sons de claviers spatiaux avec gros riffs : on croirait entendre Amorphis période Tuonnela, voire le In Flames des années 2000. Une impression renforcée par un bon nombre de mélodies de guitare jouées à la tierce.
Pour son tout premier concert à Lyon et en France, le groupe joue avec passion et n’est que plus enthousiaste face au public visiblement réceptif. Autumn finit son set par « Cold Attitude », remportant avec brio sa mission de première partie.
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The Gathering[/center]
Le public a bénéficié d’une bonne mise en bouche. Un gros apéritif avec des saveurs de bon vieux temps qui pourraient en avoir calé plus d’un pour la suite. D’autant plus qu’on ne sait pas trop ce que va nous servir le Chef de la soirée, l’ancienne maîtresse de maison étant partie pour ouvrir son propre restaurant. C’est sans compter sur l’équipe restante, menée par les frères Rutten, qui ont su remanier leur carte tout en conservant leurs spécialités, su fidéliser la clientèle et même attirer de nouveaux amateurs.
Le concert débute de manière magistrale, tel l’atterrissage d’une soucoupe volante sur la scène. Les lumières blanches sont perçantes, le son est frénétique, martial. Serait-on dans un concert d’indus ? Non, il s’agit de l’instrumental « When Trust Becomes Sound » qui ouvre aussi le dernier album The West Pole. Le titre a été remanié pour la scène. Dès cet instant, on réalise ce que voir The Gathering jouer signifie. Il s’agit d’entrer dans un monde musical où il se distille une atmosphère propice à la contemplation, au bonheur de nos oreilles.
Les deux frères Rutten sont les premiers à monter sur scène, enfourchant guitare et batterie. Leurs autres compères arrivent ensuite. Étonnamment, on aperçoit Silje retranchée dans un petit coin de la scène, derrière un clavier. Premier constat, la chanteuse n’est plus au centre de l’attention, tout le groupe est mis en avant. Même Frank (claviers), pourtant d’un naturel discret, participe au show, vivant pleinement la musique et secouant la tête et le corps au rythme des chansons. Du temps d’Anneke, la voix prenait le dessus sur le reste alors que ce soir, les autres musiciens semblent avoir plus d’espace pour s’exprimer.
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The West Pole, le dernier album en date[/center]
Le groupe jouera logiquement une bonne partie des titres du dernier album, affirmant sa nouvelle identité. La setlist sera malgré tout équilibrée du fait de la présence de nombreux classiques. Ainsi, « On Most Surfaces » succède à « No One Spoke », avec une puissance incroyable. Sur la tournée « Home », le son était déjà devenu plus rock, mais ce soir, c’est le cran au-dessus. Le jeu de René Rutten est assurément heavy. Il n’y a qu’à voir comment sa main droite martyrise les cordes de guitare. On remarque que la chanteuse s’est bien approprié les anciens titres et occupe parfaitement la scène. Sa façon de se mouvoir est d’ailleurs bluffante, tant elle rappelle celle d’Anneke, bien qu’elle n’ait pas son charisme ni cet incroyable capital sympathie. Marjolaine (guitare) donne quant à elle encore plus de consistance aux chansons par des choeurs intéressants.
Seul point noir, le manque de finesse d’Hans (batterie), au jeu très peu nuancé. Cela dit, on s’en fout autant que du jeu de Lars Ulrich dans Metallica, tant l’impact des musiques elles-mêmes l’emporte sur la technique ou la précision de l’interprétation. Les sons de guitare et de claviers, soutenus par une basse profonde forment un merveilleux ensemble et des mélodies fines.
Pour la petite histoire, le titre « No Bird Call » est dédicacé au batteur d’Autumn. Un titre lent, lancinant, sur lequel la voix de Silje se fait fragile et émouvante. A l’inverse, « Saturnine » prend des allures de hit et fait danser le public. « All You are » clôt le concert avant un dernier titre en guise de rappel : « Travel », véritable invitation au voyage. Comme pour symboliser la recherche de nouveaux horizons musicaux pour ce nouvel équipage.
En tout cas, cette escale par le Ninkasi fut une très belle étape de ce périple. Souhaitons bonne chance aux moussaillons pour cette expédition vers le Pôle Ouest et pour les prochaines à venir.
Ils le méritent.
[b]Set list[/b]:
When Trust Becomes Sound
No One Spoke
On Most Surface
A Constrant Run
Analog Park
The West Pole
Great Ocean Road
Leaves
In Motion
No Bird Call
Even The Spirits Are Afraid
Marooned
Saturnine
All You Are
[b]Rappel:[/b]
Travel
[center] [urlb=http://www.voyagenbus.com/hellfest-open-air-2010-clisson-france.html?p_hash=radiometal] [img]#images#/banners/in_post/partirenlive468.gif[/img] [/urlb]
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Ah mais demander, tu peux toujours…
Metalo cite Spaceman genre « c’est une référence »…hahaha !
Bon comme ça me saoule de rater d’aussi bons concerts, eh bien j’ai demandé à Metalo de me mettre d’office sur tous les concerts !!!