ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Blow Up Your Video   

Nine Inch Nails et David Lynch : une nouvelle expérience


Trent Reznor et David Lynch, une expérience qui n’avait pas été réalisée depuis le film Lost Highway (1997) du second à la B.O. produite et co-écrite par le premier. Un film qui, comme pour bien des œuvres du cinéaste, pouvait au minimum être qualifiée de bizarre, au mieux décrite comme une expérience perturbante, car brisant la narration, éparpillant les seuls liens de compréhension en cours d’histoire, pour se concentrer sur le modelage du trouble esthétique et psychique produit chez le spectateur.

Etait-il donc possible de croire que la réédition de cette alliance allait déboucher sur une œuvre immédiatement compréhensible, visuellement confortable, un clip dont le caractère promotionnel parlerait au plus grand nombre ? Certes non ! Hypnotique, voire épileptique (ne le regardez pas si ce qualificatif s’applique aussi à vous !), bouleversant, jusqu’à la frontière du désagréable, aussi dérangeant qu’obsédant, le clip réalisé par Lynch pour le nouveau single de Nine Inch Nails, « Came Back Haunted », apporte minute après minute la question doublée d’une exclamation : « Mais qu’est-ce que je suis en train de regarder ?! » Encore une fois avec ce réalisateur, c’est une expérience – qu’elle soit agréable ou non, cela n’est pas à prendre en compte – dont on se souviendra.

A voir dans la suite…



Blow Up Your Video   

Krokus : Sex, Dog & Rock’n’Roll


Défi du jour : citer au moins cinq groupes de metal (ou de hard rock) suisses? Pas évident, n’est-ce pas ? Quelque part, à l’image de ses frontières, la Suisse et ses combos de metal restent très cloisonnés, et ce même pour les chevelus français, voisins directs. Pourtant, le pays des montres et du chocolat (attention cliché !) reste une contrée qui a de quoi faire. Le pays possède indéniablement un large éventail qui, malheureusement, ne parlera qu’à certains vrais initiés. Sybreed, Gotthard, Samael, des noms connus pour les amoureux de musique métallique qui aiment mettre leur nez dans les recoins du monde underground (même si Gotthard est loin d’être underground, au moins chez eux). Ajoutons à cela Eluveitie, qui bénéficie de la popularité du genre folk metal. Ou Coroner, que des années d’absence ont enfin permis d’ériger en groupe culte. Et seuls les plus férus amateurs de son seventies sont capables de citer Toad.

Toutefois, la plupart de ces noms ont généralement du mal à atteindre l’esprit du hardos lambda. Celui qui aime la bière et les bons riffs qui transpirent le sexe, l’alcool et surtout l’amour du rock’n’roll. Pourtant, pour ça, la Suisse a Krokus, qui s’est récemment produit sur la scène du Hellfest lors de la journée du samedi. Le groupe, pour ceux qui ne connaîtraient pas, évolue dans un hard rock dans la droite lignée d’un AC/DC, a été formé en 1975 (quand même), et pourtant, il semblait que c’était une découverte pour une bonne part de metalleux campés devant les Mainstages du festival de Clisson, sauf, bien sûr, pour les quadras/quinquas des premiers rangs. Alors que, malgré quelques coups d’arrêts dans son histoire, le groupe reste actif dans le paysage et a sorti en février dernier son nouvel album, Dirty Dynamite, et vient de dévoiler le clip de « Dög Song ». Un nouvelle vidéo qui montre que la vie de rockeur, c’est une sacrée vie de chien.

Voir le clip et lire la suite.



Blow Up Your Video   

Valient Thorr : une affaire de trou


Un trou, c’est quoi ? Ne gloussez pas comme s’il s’agissait d’une interrogation naïve : en cette période de baccalauréat, faire marcher sa cervelle, même sur des choses aussi basiques, demeure une saine gymnastique intellectuelle. Un trou peut être l’expression en creux de l’absence d’une chose qui occupait initialement cet espace ou qui devrait l’occuper dans un futur plus ou moins proche. Le mystère étant : quoi ?

Un trou peut être aussi une ouverture, un passage, un chemin d’une longueur tellement proche de zéro qu’il promet un voyage quasi immédiat d’un point A à un point B, voire d’un état à un autre. Le trou est donc une promesse de transformation, à la fois parcours initiatique et étape de celui-ci, tel que dans les antiques cultes à mystères où l’initié revivait naissance, mort et résurrection pour enfin devenir homme.

Et Valient Thorr s’y connaît en trous !



Blow Up Your Video   

Convicted Skies : l’attaque-attaque du crabe russe


Le crabcore, genre musical popularisé par un seul groupe : Attack Attack ! Le crabcore, vilain petit canard quasi mort-né (même si personne n’a encore reçu le faire-part) de la scène metal qui ne cesse de s’attirer les foudres des metalheads pour s’être fait la frange du côté émo. Raillé, moqué, voire littéralement renié, ce style souffre clairement d’une mauvaise pub. Pourtant, Convicted Skies et son titre « Jane Eyre » (Джейн Эйр), crabcore russe (toi, au fond, cesse de rire) est là pour vous dérider en vous montrant tout son savoir-faire (à son niveau, certes). Il est là pour rappeler que le crabcore c’est sérieux (après tout, sa naissance est liée au crabe-panda-guitariste-chanteur d’Immortal) !

Alors si musicalement ce courant peut s’apprécier selon les goûts de chacun (mais de préférence avec de la mayonnaise), c’est avant tout l’attitude scénique de ses représentants qui pousse le plus à sourire ou à carrément leur tourner le dos. Car avant d’avoir le son, on avait l’image (oui, celle d’un crabe avec une guitare entre ses pinces, m’voyez) et celle-ci s’est profondément inscrite dans l’inconscient collectif des métalleux avec pour légende « à ne pas reproduire chez soi ». Mais, se devant d’être un minimum curieux dans la vie, il n’est jamais déconseillé de se pencher sur un groupe de crabcore et surpasser (autant que faire se peut) ses propres clichés et appréhensions vis-à-vis de ce style. Car si le froid sibérien est propice à l’émergence de quelques bons combos d’extrêmes, pourquoi ne pourrait-il pas pondre un groupe de crabcore, ne serait-ce que correct ?

A découvrir dans la suite.



Blow Up Your Video   

Erotisme et tentacules : TesseracT frappe mou


De l’érotique pour faire de l’érotique, faut pas prendre la bête pour un damoiseau fraîchement tombé de la branche de l’enfance, ça se repère du premier coup d’œil. Surtout pour quiconque s’est rincé la cornée pendant la moitié de sa puberté sur du film « moins de seize » au scénar’ philatélique : quand une nana taille mannequin en robe de chambre en soie se pavane sur un sofa, ça se voit d’ici que du tissu va disparaître à une vitesse record. Et donc, le cerveau reptilien au garde-à-vous, on se prépare à être électrisé par la dentelle et l’épiderme. Et ça, c’est bien pour les soirées solitaires d’ado tard devant la télé, mais ça devient problématique quand il s’agit de se concentrer sur le dernier clip d’un groupe de prog…

Si la musique progressive est bien souvent faite pour s’adresser à la matière grise du public, elle n’est par conséquent pas reconnue pour frapper directement sous la ceinture. Aussi, en se dirigeant vers le nouveau clip de TesseracT pour le titre « Singularity » issu d’Altered State, son tout nouvel album, immédiatement le ciboulot se met en branle, interprétation des signes activée… et ce n’est pas ce porte-jarretelle rouge (car, bien sûr, toutes les femmes seules chez elles se baladent avec cette panoplie sur elles) qui va bloquer le mécanisme intellectuel qui crie déjà qu’un dénouement humide va se produire dans moins de deux minutes…

A voir dans la suite…



Blow Up Your Video    Nouvelles Du Front   

Ai Weiwei, la Chine et le metal : entre dissonance et dissidence


Ai Weiwei fait partie de ces hommes qui font feu de tout bois, qui savent utiliser plusieurs formes d’expression pour manifester leurs convictions. Sculpture, architecture, photographie, vidéo, mais aussi Twitter (dans une Chine où l’Internet n’est pas libre), tous les moyens sont bons pour permettre à l’artiste-blogueur dissident chinois d’envoyer des piques au régime communiste. Arrêté en 2011 et maintenu en détention durant quatre-vingt un jours, l’artiste polymorphe a décidé de mettre en scène et de raconter sa période de captivité à travers un morceau intitulé « Dumbass ». Un morceau de metal.

Autant le dire tout de suite, Ai Weiwei ne fait pas du metal pour faire du metal. Avec son premier album The Divine Comedy, prévu pour le 22 juin prochain, le trublion pékinois envisage surtout de se faire entendre et d’exprimer comme il l’entend ses pulsions créatrices. A l’instar de ses autres escapades inventives, l’ennemi artistique numéro un chinois ne vise ici aucunement la qualité ou la beauté, mais la liberté. Accompagné du musicien Zuoxiao Zuzhou à la composition, le chanteur improvisé laisse vibrer ses cordes vocales avec une fausseté et une dissonance complètement assumées, et délivre un propos des plus crus, en chanson mais aussi en vidéo dans un clip réalisé par nul autre que Christopher Doyle, directeur de la photographie des films de Wong Kar-wai.

Lire la suite…



Blow Up Your Video   

Quand Deep Purple s’amuse à faire peur


Avec son dernier album Now What?!, Deep Purple a prouvé qu’il pouvait se déplacer dans toutes les directions, qu’il n’avait pas à rester enchaîné, comme d’autres, aux structures classiques du hard rock, et qu’il désirait par dessus tout retrouver la liberté de composition dont il jouissait dans les années 70. Choisir le morceau « Vincent Price » pour faire son clip de promotion s’inscrit donc totalement dans cette volonté de sortir des sentiers battus, de laisser parler sa folie, et de surprendre son public.

En effet, avec cette chanson les Anglais ont clairement pris le parti de l’absurde, du décalé, et du grandiloquent, quitte à surprendre une partie de ses fans qui auraient peut-être attendu un morceau plus épique (ce dont ce nouvel album ne manque pas), ou moins grand-guignol. Mais voilà, Deep Purple assume complètement cette décision et délivre un clip aussi nostalgique qu’agréable à regarder, directement inspiré des films d’épouvante des années 60. Qualifiée par le chanteur Ian Gillan de comédie humoristique, la chanson « Vincent Price » a droit à un clip qui figure peu ou prou tout ce que les musiciens ont inséré dans les paroles, à savoir « des portes qui grincent, des chaînes, des vampires, des chiens qui hurlent, des filles nues, des zombies, des autels à sacrifices, du tonnerre et des éclairs »… et des filles nues (ou presque).

A voir dans la suite…



Blow Up Your Video   

Dwail offre la vérité dans toute son horreur


Nombreux sont les groupes qui, aujourd’hui encore, tentent de choquer leur public. Mais voilà, force est de constater qu’après des décennies d’outrages mis en scène, il est désormais très rare d’être vraiment marqué par un clip, aussi bien fichu soit-il. En effet, érodé par des dizaines de visionnages plus morbides et sanguinolents les uns que les autres, notre génération a bien du mal à se faire surprendre. Car, au fond, derrière l’hémoglobine et les rictus machiavéliques se cachent souvent la conscience que, même avec les meilleures mises en scène et réalisations du monde, ce n’est jamais que de la fiction, « pour de faux », quand il n’y a pas en plus un second degré latent ou un imaginaire caricatural qui mouillent le pétard à l’allumage.

Avec sa dernière réalisation, Dwail prend donc exactement le contre-pied de ces codes éculés, et nous offre une réalité des plus violentes, qui au-delà de choquer, pousse sérieusement à réfléchir.

Lire la suite…



Blow Up Your Video   

Queens Of The Stone Age : Batman et le mystère de la momie


Les Queens Of The Stone Age sortiront en juin prochain leur très attendu sixième album intitulé …Like Clockwork. Une attente d’abord causée par le simple fait que ce soit un album du groupe mais aussi par l’éventail conséquent d’invités de marque (de Trent Reznor à Nick Oliveri, Mark Lanegan à Elton John, sans oublier Dave Grohl chargé de toutes les parties de batterie) qui sont venus se poser dans ce qui est devenu un grand carrefour du rock.

Une attente aussi alimentée, comme il se doit, par les premiers extraits musicaux de cette galette (sablée, comme on pourrait l’espérer de la part de l’ancien pionnier du desert rock Josh Homme), à commencer par la chanson « My God Is The Sun », un rock classieux, toujours percutant, quoique assez dépoussiéré, semblant avoir laissé derrière lui les routes sèches du stoner, mais prouvant encore, s’il était nécessaire, le sens de la mélodie des QOTSA. Et avec « I Appear Missing », nouvel extrait de cet album, c’est aussi un univers visuel que le groupe impose au public pour marquer les esprits et encore produire de l’impatience sur ce qui pourrait à force être, plus qu’un simple disque, un objet rock total.

A voir dans la suite…



Avant-Première    Blow Up Your Video   

Avant-première Kvelertak : la chouette tournée


Avant même de poser les yeux sur un clip, on aime parfois savoir qui est derrière sa réalisation. Et en l’occurrence, pour cette nouvelle vidéo de Kvelertak, les Norvégiens ont fait appel à un de leurs compatriotes : le photographe Stian Andersen qui signe son premier clip, un « accomplissement » pour celui-ci, à l’en croire, notamment pour un groupe de metal, lui qu’on connaît plus largement pour avoir signé, entre autres, des photos et pochettes de disques pour d’autres Norvégiens : A-ha. Et parvenir à trouver un lien entre Kvelertak et les géniteurs de l’un des plus grands tubes synth-pop de 1985 (et l’un des meilleurs clips de cette même année), c’est aussi un accomplissement pour notre rédaction…

Vraisemblablement amoureux du noir et blanc, c’est dans ces teintes que le photographe filme Kvelertak, courant (car on ne peut aller plus lentement avec une telle bande) dans leur sillage caméra au poing pour filmer leur dernier tournée européenne. C’est ainsi que vous retrouverez dans cette vidéo pour leur hymne « Kvelertak », extrait de leur nouvel album Meir, des images captées à Londres, Cologne, Oslo et Paris, au Glazart le 15 mars dernier et donc l’énergie calorifère que peut dégager le combo sur scène, mais aussi quelques-unes des facéties qui les occupent lors de leur temps hors-scène.

Cette vidéo vous est présentée en avant-première en partenariat avec Roadrunner Records ; et pour vous nous avons déjà repéré une alerte boobs quasi subliminale à 3 minutes et 1 seconde, et une alerte mec à poil 3 minutes 14, histoire que vous ne manquiez aucun détail…

A regarder ici.



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3