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Interview   

Bloodbath : zombie or not zombie ?


L’horreur comme échappatoire. Tous les fans du cinéma d’horreur savent faire la distinction entre réalité et fiction. C’est le cas notamment de Nick Holmes qui, comme il nous en parlait déjà lors de notre dernier entretien, ne considère « pas les choses négatives comme étant inspirantes ». Par contre, la musique extrême et les films d’horreur sont – paradoxalement peut-être pour certains – une merveilleuse source d’évasion pour lui, pour justement oublier le monde qui, surtout ces dernières années, peut parfois être particulièrement violent et démoralisant. C’est exactement ce qu’a été pour lui Survival Of The Sickest, le nouvel album de Bloodbath qui renoue avec le death floridien, après une incartade teintée de black metal, et avec lequel il revisite son adolescence et fait converger deux de ses plus vieilles passions.

Nous en parlons ci-après avec celui qui en est déjà à son troisième album avec le groupe – dépassant ainsi la longévité de ses prédécesseurs. L’occasion aussi d’échanger sur les films d’horreur et en particulier ceux tournant autour des zombies – puisqu’il s’agit là de la thématique principale de l’album –, nous livrant notamment cinq de ses classiques du genre.

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Blind Guardian et l’œuvre du créateur


S’il y a un groupe qui a su exploiter avec brio la dimension « symphonique » dans un contexte heavy metal, c’est bien Blind Guardian. Associée à des structures progressives complexes, elle leur a permis d’accoucher de certaines des pièces les plus épiques du genre (le monumental « And Then There Was Silence » déjà en 2002, « Sacred Worlds », « Wheel Of Time » ou « Grand Parade » plus récemment), jusqu’à aboutir au paroxysme de la démarche avec un Legacy Of The Dark Lands purement orchestral qui aura nécessité environ vingt ans de travail. Sorti en 2019, il aura aussi marqué la fin d’une ère : il s’agissait désormais pour Blind Guardian de voguer vers de nouveaux horizons, quitte à regarder dans le rétroviseur et à renouer en partie avec l’esthétique plus directe et speed metal d’albums tels que Somewhere Far Beyond et Imaginations From The Other Side – dont le groupe vient justement de célébrer, respectivement, les trente et vingt-cinq ans.

Ceci nous amène aujourd’hui au nouvel album The God Machine, avec lequel Blind Guardian donne l’étrange impression d’avoir rajeuni. Pourtant, il n’en capitalise pas moins sur l’expérience acquise et fait preuve de maturité pour proposer des compositions fraîches qui s’inscrivent dans leur époque. Nous avons échangé avec le chanteur Hansi Kürsch et les guitaristes André Olbrich et Marcus Siepen afin de discuter de tout cela, mais aussi de thématiques qui reposent sur diverses œuvres servant de base de réflexion sur la spiritualité, le décès d’un proche ou l’univers.

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Parasite Inc. : au cœur de la machine


Si Parasite Inc. aura une fois de plus mis le temps (quatre ans contre cinq ans pour l’album précédent, Dead And Alive, ça se réduit tout de même…) et que Kai Bigler, son chanteur-guitariste, considère être « encore en train de développer [leur] son », force est de constater que le groupe de death metal mélodique allemand s’affirme sur son troisième Cyan Night Dreams. Plus agressif, mais aussi plus mélodique. Plus moderne, mais renforçant les éléments synthétiques et électroniques hérités des années 80 et 90. Surtout, Paradise Inc. s’émancipe mieux de ses influences – ou les camouflent mieux – qu’il ne le faisait sur Dead And Alive (2018), à l’instar de celle de Children Of Bodom, groupe qui reste malgré tout important dans le cœur du frontman.

Nous avons justement échangé avec ce dernier afin qu’il nous parle de la nouvelle étape que représente Cyan Night Dreams dans la carrière du groupe – ce dernier ayant élaboré un concept visuel où chaque artwork représente métaphoriquement où en est Parasite Inc. –, album conçu en pleine pandémie, même si celle-ci n’a eu que peu d’influence, et de ses affinités musicales éclectiques.

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Circle Jerks : Keith Morris, le sniper du punk


Keith Morris c’est le genre de gars qui est toujours là au bon moment. Ainsi, lorsque le guitariste Greg Ginn a formé Black Flag en 1976 et qu’il a fallu trouver un hurleur digne de ce nom pour ouvrir grand les portes du succès avant l’arrivée d’Henry Rollins, Keith Morris était là. Lorsque Circle Jerks s’est formé en 1979 autour de Greg Hetson, Keith Morris était là pour vociférer dans le micro et signer des albums mythiques comme Group Sex en 1980 ou l’excellent Wild In The Streets en 1982. Après pas mal d’années à mener le navire fou Circle Jerks dans toutes les eaux troubles du punk rock du monde, Keith Morris s’en est allé former Off! en 2009 avec le gratteux Dimitri Coats et Steven Shane McDonald – qui a maintenant rejoint les Melvins. Parallèlement à ça, l’ami Morris a aussi mis sur pied Flag en 2013 avec les musiciens du Black Flag des débuts, faisant un pied de nez à Greg Ginn en remportant un franc succès… Keith Morris ou l’art de toujours être là au bon moment.

À l’occasion des quarante ans de la sortie de Wild In The Streets, on apprenait via les réseaux sociaux la reformation de Circle Jerks pour une tournée mondiale avec les membres de la belle époque, à savoir Keith Morris (chant), Greg Hetson (guitare), Zander Schloss (basse) accompagné par le batteur Joey Castillo (ex-Danzig). Pour l’occasion, la formation a même prévu une tournée européenne, trente-cinq ans après son dernier passage sur le Vieux Continent ! Autant dire que l’excitation est bel et bien présente chez les fans, même si cette reformation n’est pas la première et que l’ambiance au sein de Circle Jerks est généralement tendue, voire même explosive.

Dans le cadre de son passage à l’Xtreme Fest 2022, nous sommes allés à la rencontre de Keith Morris pour en savoir plus sur la reformation de Circle Jerks et connaître les tenants et les aboutissants de cette tournée mondiale. Jamais avare en bons mots et toujours prêt à balancer quelques piques sur ses petits camarades de jeu, c’est un Keith Morris sympa-mais-sans-plus qui nous a reçus à quelques heures du passage attendu de Circle Jerks sur scène.

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ANTENNE : plongez au cœur du Satanas Ebrietas Conventus lors de votre rendez-vous estival Pure Summer Armageddon


Le temps de la trêve estivale s’achève pour l’émission de metal extrême Pure Fuckin’ Armageddon : mais le glas de Pure Summer Armageddon n’a pas encore sonné, et pour le dernier épisode, Eric Melkiahn et Jeff vous propose un voyage au cœur de l’événement Satanas Ebrietas Conventus qu’ils ont pu expérimenter cet été. Cette émission spéciale sera diffusée ce lundi soir à 20h30 sur notre antenne, et sera disponible en podcast dès 22h30. Voir le programme de l’émission…



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Voivod : « brain scan » avec Away


Il n’a pas la carrière monumentale d’un Iron Maiden et d’un Metallica, et pourtant c’est l’un des groupes les plus influents du metal : Voivod. La scène canadienne, et québécoise en particulier, a été évidemment durablement marquée par le groupe, mais on ne compte pas non plus le nombre de formations internationales qui ont emprunté directement ou indirectement à l’esthétique unique de Voivod, notamment son sens de la dissonance – comme nous en parlions déjà avec Chewy à l’occasion de la sortie du nouvel album Synchro Anarchy.

Aujourd’hui, Voivod passe la barre des quarante ans. L’occasion pour ceux qui ne l’ont pas encore fait de découvrir la musique du groupe et de plonger dans son univers insolite, qui ne ressemble à aucun autre. Ça tombe bien : BMG vient de ressortir dans un magnifique coffret vinyle intitulé Forgotten In Space trois albums phares, ceux de l’ère Noise Records : Rrröööaaarrr (1986), Killing Technology (1987) et Dimension Hatröss (1988). Même si la discographie de Voivod contient de nombreuses perles et que le fascinant concept musical, narratif et visuel du groupe n’a cessé d’évoluer d’album en album, voilà un bon point de départ pour ceux qui veulent s’y mettre. L’occasion pour nous aussi de tailler le bout de gras avec Michel Langevin, alias Away, le batteur et membre fondateur du groupe, et de replonger dans les dix premières années de Voivod.

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Machine Head retrouve sa couronne


Après une période faite de bas – un Catharsis mal reçu par une partie des fans, suivi du départ de Phil Demmel et Dave McClain – mais aussi de hauts – des shows qui en imposent toujours et une tournée des vingt-cinq ans du classique Burn My Eyes –, fort d’un nouveau line-up, Machine Head était attendu au tournant. Si quatre années nous séparent de Catharsis, le groupe n’a pour autant pas été avare en musique en délivrant régulièrement des singles indépendants. C’est justement l’un de ceux-là, « My Hands Are Empty », qui a donné la direction pour Of Kingdom And Crown, un nouvel album conceptuel dans les paroles, cinématographique dans certaines ambiances, sans oublier la brutalité thrash qui a fait la réputation de Machine Head en premier lieu. Un album qui ouvre les perspectives autant qu’il se recentre sur les forces du groupe.

C’est donc pour parler de ce dixième méfait que nous avons interrogé le maître à penser du groupe d’origine californienne (mais désormais international, avec un guitariste polonais et un batteur anglais – qui n’a pas participé à l’album, Navene Koperweis ayant été embauché pour les sessions). Il décrit pour nous à la fois ce tournant conceptuel et son processus créatif qui, de son propre aveu, est loin d’émaner d’une vision claire et génère beaucoup de déchets…

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Helioss : entre poétique astrale et science musicale


Le projet français Helioss entretient année après année le flambeau d’une musique complexe : une symphonie extrême pleine d’élan et d’emphase. Deux ans après l’ambitieux et magistral Devenir Le Soleil, mais avec une couleur musicale bien différente, le dernier album Contre Ma Lumière poursuit l’odyssée sidérale vers des confins plus sombres et introspectifs, mais toujours aussi imposant et galvanisant.

Un voyage où les astres forment des constellations de symboles que l’auditeur doit saisir et s’approprier au même titre que les galaxies de riffs qu’il parcourt. Car, au delà des images qu’il propose, Helioss procède d’une intensité créatrice aux multiples facettes. Une énergie qu’il entretient dans le même temps. Un univers artistique et musical personnel dont Nicolas Müller, son instigateur et architecte, nous dévoile ici quelques contours.

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A-Z ou l’alpha et l’oméga de Mark Zonder


Parmi les grands batteurs de la scène prog, il y en a un dont on parle finalement assez peu, et pourtant son style est immédiatement reconnaissable et fascinant à plus d’un titre, toujours très juste dans son adéquation avec les riffs et créatif notamment dans son utilisation des cymbales, comme en atteste son passage remarquable au sein de Fates Warning de 1988 à 2005. Il s’agit bien entendu de Mark Zonder. Peut-être a-t-il été trop discret médiatiquement, en tant que batteur mais aussi avec ses nombreux projets qui ont rarement dépassé le statut confidentiel – même la reformation du groupe culte Warlord en 2002 avec le chanteur Joacim Cans (Hammerfall) a été peu suivie, à sa grande déception. Mais il compte bien y remédier avec son tout nouveau projet.

A-Z (à prononcer A thru Z) est né de la volonté de Mark Zonder de toucher les gens avec des titres rock et metal accessibles, accrocheurs, tubesques même, sans pour autant donner dans la simplicité et rogner sur la créativité du jeu, à la manière des Toto, Rush, Kansas ou le Yes de 90125 (1983). Les fans de Fates Warning devraient s’y retrouver car la teneur musicale de ce premier album n’est parfois pas sans rappeler les élans plus « commerciaux » des albums Parallels (1991) et Inside Out (1994), mais aussi parce qu’il s’est de nouveau associé avec ni plus ni moins que Ray Alder. Vivian Lalu (clavier), Philip Bynoe (basse) et Joop Wolters (guitare) viennent compléter un line-up qui ressemble furieusement à ce qu’on peut qualifier de « supergroupe ».

Nous nous sommes longuement entretenus avec le batteur, leader et aussi business man afin de mieux comprendre sa vision d’A-Z, ses rouages créatifs et son ambition, mais aussi pour parler batterie et brièvement revenir sur Fates Warning et Warlord.

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Soilwork ouvre des portes, mais n’abandonne pas le passé


Il semblerait qu’un certain confort soit en train de s’installer dans le camp Soilwork. Le duo complémentaire de compositeurs-paroliers que forment le chanteur Björn Strid et le guitariste David Andersson se présente désormais comme une valeur sûre, en plus d’un gage de qualité. Et puis avec Övergivenheten, qui à première vue ressemblerait presque à un frère jumeau de Verkligheten, avec ce mot suédois en guise de titre, la reconduite de Thomas « Plec » Johansson au poste de producteur ou ce qui ressemblerait parfois presque à des échos de l’opus précédent. Mais confort ne signifie pas routine et Soilwork parvient toujours à disséminer quelques éléments apportant une forme de fraîcheur.

Moins d’un an après notre précédente entrevue, cette fois pour The Night Flight Orchestra, nous avons retrouvé Björn Strid pour nous parler de ce douzième album, de l’idée d’abandon – puisque telle est la traduction du titre – et de son rapport aux émotions, mais aussi pour creuser un peu plus la relation artistique unique qu’il entretient avec son compère David Andersson.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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