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Lost In Kyiv : entre l’espoir et l’effondrement


lost in kyiv interview We're All Going to Be Fine

Un nouveau nom pour un nouveau départ. Après quatre albums sous le nom Lost In Kiev, le quatuor français voit une symbolique importante derrière ce qui pourrait ne sembler être qu’un détail. Désormais rebaptisé Lost In Kyiv, le groupe joue sur la sonorité et la prononciation pour renforcer sa dimension la plus immersive. Par la même occasion, la formation offre aussi une nouvelle vision de son post-rock cinématographique. Elle en accentue la dimension introspective, tout en soignant ses paysages musicaux avec son cinquième album, We’re All Going To Be Fine. Autre signe de cette nouvelle direction artistique, Lost In Kyiv propose également une œuvre conceptuellement plus intime et émotionnelle. Là où ses prédécesseurs pouvaient aborder des sujets plus universels, ce disque se concentre sur « quelque chose de plus intérieur », précise le groupe. La formation y explore ainsi la tension entre l’espoir et l’effondrement intérieur. Plus spécifiquement, il aborde la fragilité de la santé mentale et la relation qu’un individu entretient avec lui-même, en s’inspirant notamment des travaux du fondateur de la psychologie analytique, Carl Jung.

We’re All Going To Be Fine est également le premier album enregistré avec le batteur Jérémie Legrand, qui apporte une touche de fraîcheur au son de Lost In Kyiv. Il accompagne ainsi Jean-Christophe Condette à la basse et aux synthés, ainsi que les guitaristes Dimitri Denat et Maxime Ingrand, également en charge de la programmation et des synthétiseurs. Les membres du groupe instrumental seront en direct ce lundi sur l’antenne de Radio Metal pour évoquer la mutation du projet et ses nouvelles couleurs musicales.

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Hecate : une vision de la poésie à la française


hecate comment est la nuitIl est bien loin le temps où la littérature et la poésie françaises avaient une place confidentielle dans les textes de la scène metal. Si des groupes précurseurs comme Misanthrope avaient déjà franchi le pas, ils restaient encore une minorité il y a quelques années. Pour ces projets, la narration occupait une place privilégiée, se distinguant jusque dans la trame musicale de leurs disques. Hecate, groupe de black metal venu de Tours, est l’un des fiers représentants de ce metal hexagonal narratif. Il s’adonne dans ses textes à la beauté formelle et aux jeux de sonorités, qui se mêlent à une richesse musicale assumée. Au cours de sa carrière, le groupe a d’ailleurs exploré différents registres comme le pagan, le heavy ou le doom. Tout en conservant une identité black et mélodique, Hecate semble davantage intéressé par les couleurs susceptibles de porter son récit. En témoigne ce quatrième album, Comment Est La Nuit ?, qui voit un black metal traditionnel se mêler au piano, à la flûte et au violoncelle. Autre ingrédient qui sublime cet artisanat à la française : l’artwork est constitué d’une double peinture à l’huile finement ciselée.

Huit titres et une heure de musique : Comment Est La Nuit ? a des allures de voyage onirique. Pour parler de ce nouveau disque, nous discuterons avec les membres du groupe en direct sur nos ondes. Hecate a pris bien des formes différentes au cours des années et les différents passagers ont été nombreux. Aujourd’hui, le batteur et parolier Nicolas Bristot, dit Silence, est le seul membre fondateur encore présent. Il est désormais accompagné des chanteurs Aharon (Griffon, A/Oratos) et Thomas DM (Helioss, Astral Lore) pour porter ses textes. S’ajoutent à ce line-up Nox à la guitare, à la basse et au piano, ainsi que le guitariste FV. Le quintette sera dans notre émission Repas de Corbeaux ce lundi soir.

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The Scalar Process : entre le tangible et le spirituel


the scalar process eloi nicod mathieu lefevreThe Scalar Process pourrait incarner la relève d’une certaine idée du death metal technique de sa génération. Lancé en 2016, le groupe prend vie l’année des sorties de Dreamless de Fallujah, Solipsist de The Zenith Passage ou encore Proponent for Sentience d’Allegaeon. L’âge d’or d’un nouveau mouvement qui prouve que la technicité dans le death metal peut se mêler à des mélodies atmosphériques et éthérées. The Scalar Process ne semble pas renier son appartenance à cette vague venue d’outre-Atlantique, tout en se frayant son propre chemin et en bâtissant une identité singulière. Agnomysticism est donc un deuxième album en dix ans, une démonstration que la formation franc-comtoise ne veut pas brûler les étapes. Coagulative Matter, sorti en 2021, brillait déjà par sa maturité et sa production pour un premier jet ; Agnomysticism confirme que les atmosphères déployées par les mélodies de The Scalar Process sont le fruit d’une réflexion profonde et d’un travail de fourmi. Ce n’est sans doute pas le compositeur, producteur et guitariste Eloi Nicod qui dira l’inverse, lui qui voue une dévotion profonde à cette niche musicale depuis ses jeunes années.

La passion pour cette musique et le professionnalisme avec lequel il façonne son œuvre finissent par payer. Preuve en est : deux figures qui ont directement inspiré le musicien ont accepté son invitation pour contribuer à ce deuxième album, Andy Thomas de Rivers Of Nihil et Justin McKinney de The Zenith Passage. Eloi Nicod et le chanteur Mathieu Lefevre évoqueront avec nous sur notre antenne le parcours du groupe jusqu’à la sortie de ce deuxième album fraîchement publié chez Transcending Obscurity Records. Ils nous en diront plus sur ce disque, Agnomysticism, qui reflète conceptuellement un équilibre entre le tangible et le spirituel, des notions qui résonnent forcément avec celui que l’on retrouve au cœur même de la composition du groupe.

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Angellore : voyages dans les royaumes du sommeil


Sur les terres avignonnaises, la culture et les arts du spectacle sont légion. Avec son patrimoine, sa littérature et son architecture gothique, la cité constituait forcément un terreau fécond pour un groupe comme Angellore. Représentante de la scène doom gothique française, la formation illustre depuis bientôt deux décennies des récits inspirés du romantisme noir. Nocturnes, son quatrième album, témoigne de la remarquable évolution du projet en se montrant encore plus versatile. Liant mélancolie, récits enchantés et dramaturgie, Angellore développe ses chansons comme autant de contes. Dans une promenade quasi onirique, suggérée par le titre même du disque, l’auditeur est emporté d’une émotion à l’autre. Ce récit introspectif et contemplatif puise sa force dans la richesse instrumentale du groupe, qui ne cède jamais à une complexité futile, lui préférant la sensibilité et la sincérité. Cette profondeur stylistique résulte toutefois de plusieurs années de travail et de multiples voyages dans différents studios d’enregistrement, de l’Islande à la Belgique…

Nocturnes est une véritable œuvre collaborative, dont les subtilités se dévoilent au fil des écoutes. L’élaboration d’un tel album suggère une vision pluriartistique, où l’écriture se mêle à la musique et à un imaginaire commun. Pour évoquer avec nous la conception de ce voyage romantique aux multiples tableaux, les fondateurs du projet François Blanc et Vincent Tassy, dit Walran et Rosarius, ont accepté notre invitation au micro. Nous reviendrons ensemble sur les vingt années de parcours d’Angellore, tout en développant les contours de Nocturnes et en approfondissant ses récits. Des musiciens invités ayant participé au disque jusqu’aux inspirations littéraires et musicales qui l’ont façonné, les sujets de notre promenade nocturne ne manqueront pas.

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Malhkebre : guerre au nouveau monde aseptisé


MALHKEBRE Berzerk interview

Dès les premières minutes de B.A.M.N., troisième album de Malhkebre, le ton est donné. Dans une prose aux allures de déclaration solennelle, le porte-voix Berzerk déclare la guerre à la médiocrité, à la pensée unique et à un nouveau monde aseptisé. Une posture martiale renforcée par l’illustration de Valnoir en guise de pochette, représentant une arme hybride entre mégaphone et mitrailleuse, frappée d’un sticker à l’effigie du groupe. En réalité, le seul véritable adversaire de Malhkebre semble être le metal extrême contemporain et ce qu’il implique : des œuvres surproduites, une agressivité sonore noyée dans un surplus de mélodie et une irrévérence qui s’efface peu à peu. Tout ce que semble fuir la formation toulousaine. Ce nouvel album ne s’y trompe pas, avec un black metal puisant directement son inspiration dans les années 90. Il en reprend aussi certains excès : des postures revendicatives omniprésentes, la volonté de préserver un héritage musical et une fidélité absolue au satanisme.

Ce rôle de messager incarné par Malhkebre, s’il était pris au premier degré, pourrait paraître grotesque. Replacé dans sa démarche artistique, il apparaît surtout comme une ode au patrimoine de la scène underground française. La participation de Meyhnach de Mütiilation donne d’ailleurs quelques indices sur cette nostalgie assumée d’une époque révolue. Malhkebre s’inscrit ainsi dans la continuité d’une manière de penser le black metal qui peine aujourd’hui à survivre et s’adresse avant tout aux initiés qui n’ont jamais tourné la page. Propriétaire du label Battlesk’rs Productions, qui continue de défendre cette scène, Berzerk n’a pas perdu la foi. Le chanteur de Malhkebre viendra défendre sa vision de la musique et ce nouvel opus en présentant ses intentions et ses messages, en direct sur l’antenne de Radio Metal.

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Galibot : au nord, c’étaient les corons


galibot radio metal interview catabase

Galibot, ces enfants du Nord de la France, ont parcouru du chemin pour sortir de la scène souterraine depuis leur lancement en 2023. La jeune formation a tout pour devenir un incontournable de la nouvelle vague des groupes de metal à concept. Ce sont d’ailleurs leurs récits, basés sur une réalité historique, ainsi que l’esthétique visuelle qui les accompagne, qui ont dû taper dans l’œil des Acteurs de l’Ombre. En effet, Galibot rend hommage aux travailleurs acharnés de l’industrie minière. L’association entre le charbon et le black metal s’est opérée naturellement dès le début, poussant le projet à évoluer et à développer son histoire. En 2026, après avoir proposé une nouvelle édition de leur premier album Euch’mau Noir, Galibot présente déjà son deuxième disque, Catabase. Si l’influence de Mgła ou Forteresse reste perceptible, le groupe n’hésite pas à injecter des éléments issus de la scène moderne. Catabase apporte ainsi quelques gimmicks de la scène hardcore contemporaine, ainsi qu’une production actuelle, renforçant son opacité.

Pour autant, Galibot conserve l’identité sombre et infernale du Nord de la France qui le caractérise. Alors que le projet s’affine et se structure, il se confronte davantage à la scène en parcourant la France. Nous avions échangé avec le groupe lors de la sortie de leur premier album, le trio fondateur nous ayant alors accordé l’une de ses premières interviews. À l’aube d’une nouvelle série de concerts et de la sortie de ce nouvel opus, les musiciens nous font le plaisir de revenir à nos micros. L’entretien sera l’occasion de revenir sur le chemin parcouru en un an et demi : du line-up désormais élargi à cinq musiciens à la rencontre avec un label qui croit en leur ascension, en passant par les nouveaux récits portés par ce deuxième album. Galibot sera en direct sur Radio Metal dans notre émission dédiée aux récits du metal sombre, Repas de Corbeaux.

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Möhrkvlth : chants et mémoires de Bretagne


Möhrkvlth groupe black metal

Les poésies et les mythes des régions natives des musiciens du black metal ont toujours été inspirants. En Norvège, les amateurs pensent instinctivement au sognametal de Windir. Dans nos régions françaises, des artistes explorent les poésies occitanes qui contemplent les volcans avec Aorlhac. Depuis les années 90, le groupe culte breton Belenos traverse les âges, poussant même le bouchon jusqu’à chanter dans sa langue régionale. C’est aussi en Bretagne, dans le Finistère, que le groupe de black metal Möhrkvlth a été créé en 2014 pour perpétuer cette tradition. Möhrkvlth sortira en mai son deuxième album, Gwenojennoù An Ankounac’h, également porté par des textes en breton. Les paroles tournent autour de la guerre, des horreurs du passé, des populations rurales, des thèmes sacrés et des paysages mystiques. Le disque rend également honneur à la poétesse bretonne Añjela Duval.

Depuis ses débuts, l’entité Möhrkvlth a connu quelques changements de line-up. Seul son fondateur Grégory Person est resté à bord du navire. Il nous parlera de l’essence conceptuelle et traditionaliste de son projet sur notre antenne. Il sera accompagné du chanteur Mathieu Losq-Le Bars et du bassiste Florian Le Borgne. Les musiciens évoqueront les coulisses de la composition et de l’écriture de ces six titres atmosphériques et mélodiques. Pour parfaire notre excursion bretonne avec Möhrkvlth, en accord avec Antiq Records et le groupe lui-même, une chanson inédite de Gwenojennoù An Ankounac’h sera diffusée dans le cadre de cet entretien. L’émission Repas de Corbeaux prend place sur les ondes de Radio Metal à partir de 20h30, comme tous les lundis soir.

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Pilori : condamné à faner


pilori sans adieu greg radio metalAvec un nom percutant et un propos musical tout aussi tranchant, Pilori est du genre incisif. Depuis dix ans, le groupe parcourt la scène DIY. Le combo originaire de Rouen connaît bien les caves suintantes où il vient cracher son venin. Après plus de cent cinquante concerts, il présente son troisième album Sans Adieu. Toujours à la croisée de musiques hostiles — crust, blackened death metal, grindcore et chaotic hardcore — ce nouvel opus marque un cap, presque malgré lui. Sans Adieu ne cherche pas à propulser Pilori sur les grandes scènes. Ce n’est pas sa place. Le groupe vise plutôt à faire résonner sa colère froide chez celles et ceux qui lui prêteront une oreille attentive. Avec ses textes en français, son approche extrême et son énergie brute, Pilori se montre encore plus frontal qu’auparavant. Ce disque prolonge le fil de ses prédécesseurs. Il rappelle, sans détour, que la vie est éphémère et que la mort reste inéluctable.

Depuis ses débuts, Pilori avance par le bouche-à-oreille et les petites salles. Le groupe s’offre d’ailleurs un bel été avec des passages au Sylak et au Motocultor. L’occasion pour le quatuor de défendre Sans Adieu, un album marqué par le deuil et la perte d’êtres chers. Nous faisons connaissance avec le chanteur Greg. Il reviendra sur le projet et sur ce disque fraîchement publié chez Frozen Records. Le musicien sera en direct sur Radio Metal, dans l’émission Repas de Corbeaux.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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