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Interview   

The Dead Daisies : l’éveil dans la lumière


Apporter la lumière aux gens. Telle est la conception qu’a Glenn Hughes du rock ou, en tout cas, la mission qu’il s’est donnée depuis 1992 à la sortie du centre de désintoxication Betty Ford. La lumière, justement, comme son titre l’indique, est au cœur de Radiance, le nouvel album de The Dead Daisies – la lumière au sens à la fois de réconfort et d’éveil spirituel, dont le besoin se fait clairement ressentir aujourd’hui, notamment après deux années et demie de pandémie. C’est d’ailleurs durant cette dernière que l’album a été conçu, empêchant le groupe de retourner au studio La Fabrique où avait été conçu Holy Ground (2021). Radiance est en conséquence une expérience différente de son aînée, à la fois dans sa réalisation qui fut plus difficile et dans son écoute en raison de morceaux globalement plus heavy.

Glenn Hughes étant enfin remis du Covid-19 qui l’a empêché de terminer la récente tournée européenne, nous avons échangé avec lui mais aussi Doug Aldrich pour qu’ils nous parlent de leur expérience à créer Radiance, du message qu’ils souhaitent véhiculer et du renouveau qu’apporte le chanteur au groupe, autant que du renouveau qu’apporte le groupe au chanteur…

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Chronique Focus   

Slipknot – The End, So Far


Chaque sortie de Slipknot est aujourd’hui un évènement, qu’on soit détracteur des neuf ou non. Même coupé de la plupart des dates de soutien par la pandémie, We Are Not Your Kind (2019) témoignait de la popularité toujours vivace de Slipknot, initiateur depuis dix ans de son propre festival, sobrement intitulé Knotfest et arrivé en France en 2019. La formation emmenée par Corey Taylor avait accouché de sa sixième œuvre dans la douleur : Chris Fehn a été remercié et Shawn Crahan devait se remettre du décès de sa fille âgée de vingt-deux ans. Slipknot n’avait donc aucune raison de sortir de sa misanthropie. Ce septième opus intitulé The End, So Far n’entend pas marquer un changement d’état d’esprit. Il n’est pas non plus – a priori – le chant du cygne du groupe. C’est en effet le dernier album en partenariat avec Roadrunner Records qui suit le groupe depuis 1999, mais aussi un album considéré comme la fin d’un chapitre marqué par le deuil ayant débuté avec .5: The Gray Chapter (2014), pas nécessairement la dernière œuvre de Slipknot. The End, So Far a le mérite de soulever une interrogation : quel est le positionnement de Slipknot dans le paysage du metal contemporain aujourd’hui ?

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Interview   

Greg Puciato : de l’autre côté du miroir


L’une des conséquences des périodes d’isolement forcé qu’on a dû endurer pendant la pandémie est qu’on s’est tous retrouvés face à soi-même. Certains l’ont bien vécu, d’autres ont eu le plus grand mal à gérer ce « reflet » et ce qu’ils y voyaient. C’est ce que Greg Puciato appelle la « cellule en miroir », Mirrorcell en anglais, nom qu’il a donné à son second album solo réalisé justement pendant la pandémie et qui retrace son vécu intérieur et son cheminement psychologique durant cette période où il s’est retrouvé seul avec lui-même. Une sorte de journal intime d’un homme qui s’était construit par rapport à son art et son travail, et découvrait maintenant que ça s’était fait au détriment d’autres facettes de sa personnalité. Quelque part, Mirrorcell poursuit le cheminement personnel de l’artiste qui avait donné naissance à son premier album solo, Child Soldier. Frustré et réprimé par l’image unidimensionnelle et « cartoonesque » qu’il pouvait renvoyer avec The Dillinger Escape Plan, il tenait à montrer qu’il était bien plus que ça.

Musicalement, en revanche, Mirrorcell est différent à bien des égards. Simplement parce que, malgré le court écart entre les deux albums, Greg Puciato a vécu de nouvelles expériences. La pandémie évidemment, mais aussi sa rencontre avec des gens comme Jerry Cantrell (Alice In Chains) ou Reba Meyers (Code Orange) qui ont durablement impacté sa vie et donc sa musique. Il est question de tout ceci dans l’entretien encore une fois très introspectif qui suit, où il est également question d’énergie, d’introversion, de valeur intérieure, de trouble du déficit de l’attention et de la manière dont tout ceci influe sur son art et sa vie.

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Chronique Focus   

Bukowski – Bukowski


Même s’il fête cette année ses vingt-cinq ans, l’humeur n’est pas vraiment aux réjouissances pour Bukowski. Le combo d’Île-de-France qui, depuis Amazing Grace en 2009, et surtout The Midnight Sons qui l’a poussé sous le feu des projecteurs en 2011, s’est fait une place de plus en plus solide dans le petit monde du rock et du metal français, vient en effet de traverser la période la plus éreintante de sa carrière après le décès soudain de Julien Dottel fin 2021, bassiste du groupe et frère du chanteur-guitariste Mathieu Dottel. Ultime épreuve après un confinement qu’on imagine particulièrement suffocant pour un groupe qui s’est fait connaître avant tout pour l’intensité de ses prestations scéniques, il aurait pu être le coup de grâce pour Bukowski. Mais le trio restant, épaulé par Max Müller à la basse, a décidé de tenir bon et de poursuivre son chemin en menant à bien la sortie de son sixième album, Bukowski, sur lequel il avait travaillé pendant la période de confinement avec Julien. Avec sa pochette-hommage qui représente justement le bassiste défunt et son titre en forme de manifeste, ce successeur de Strangers (2018) se présente donc comme une synthèse de ce qui fait l’essence du groupe. Deux décennies de carrière, donc, une certaine chaleur, et un son immédiatement reconnaissable, mélange de rock stoner et de metal teinté de hardcore, de grunge voire un peu plus…

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Interview   

Smith / Kotzen : les jours meilleurs arrivent


Entre Adrian Smith et Richie Kotzen, c’est une affaire qui roule. Déjà, le premier album a profité d’une très belle réception, mais huit mois plus tard, ils nous gratifiaient déjà d’un EP au format vinyle, qui est désormais réédité en CD agrémenté de titres live issus de leur première tournée. Et maintenant, les deux guitaristes songent déjà à un second album !

En tournée aux Etats-Unis avec son trio solo, posé sur un parking près de son tour bus, Richie Kotzen – qui avant de se lier d’amitié avec son compère était un fan d’Iron Maiden de la première heure – a répondu à quelques questions pour nous, afin de compléter la vision du duo qu’a pu nous donner Adrian Smith l’année dernière à l’occasion de la sortie de l’album, et de nous donner son ressenti de la collaboration, qui s’est donc poursuivie en live et sur quatre titres supplémentaires.

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Chronique Focus   

Lost Society – If The Sky Came Down


Lost Society ne peut plus totalement se reposer sur les lauriers de ses trois premiers albums et le public ne peut plus vraiment considérer les Finlandais comme des « jeunes prodiges ». En effet, Lost Society officie depuis douze ans maintenant et s’est démarqué comme l’une des formations les plus importantes pour le « thrash-revival » de ces dernières années, s’il y en a vraiment eu un. No Absolution (2020) démontrait la volonté du groupe de « gonfler » son identité sonore et d’embrasser des penchants moins extrêmes, quitte à ce que les éternels puristes les qualifient de « vendus ». Une pandémie et le départ du batteur Ossi Paananen plus tard, remplacé par Taz Fagerström, Lost Society ne se pose plus aucune question. Ménager les fans de la première heure est hors de question, les Finlandais composent de la musique qui reflète leur état d’esprit et ce qu’ils écoutent eux-mêmes en créant. If The Sky Came Down symbolise pour le groupe ce besoin de ne pas se voir accoler la même étiquette et surtout, cette capacité à faire ce qu’il veut sans se soucier du reste. L’ère Fast Loud Death (2013)-Braindead (2016) paraît désormais bien loin.

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Interview   

Roadburn : deux décennies au service de l’innovation musicale


Après deux ans de pause forcée pour l’industrie du live et une édition en ligne, le Roadburn a repris du service cette année. Depuis son émergence à la toute fin des années 1990, le festival néerlandais piloté par Walter Hoeijmakers s’est imposé dans le monde entier comme un événement unique, dédié au doom/stoner d’abord, puis ouvert à d’autres formes de musiques extrêmes et novatrices. Le metal a beau ne pas y être le seul style représenté, il y a la part belle, du plus atmosphérique au plus viscéral. Ce retour en fanfare avec une affiche plus variée que jamais était l’occasion idéale pour jeter un coup d’œil dans les coulisses d’un festival devenu au fil des ans un gage de qualité et une rampe de lancement de choix pour les groupes émergents.

C’est Becky Laverty, la responsable des relations presse et du programme parallèle du Roadburn, qui nous lève le voile sur la mécanique interne de l’événement. De ses débuts à ses dernières éditions, des salles de concert aux performances en ligne, c’est une histoire de passion pour la musique et la nouveauté, mais aussi de communauté qui émerge, et qui semble avoir de beaux jours devant elle…

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Chronique Focus   

Gaerea – Mirage


Gaerea fait partie, aux côtés d’Uada et consorts, des groupes qui ont su s’extirper du magma dit des « groupes à la Mgła », ou plus familièrement « black metal à capuches », et prendre suffisamment de distance pour se construire en peu de temps une identité forte. Leur hargne, loin d’être reniée, s’est accentuée au fil de ce processus. Il serait dorénavant aisé de trouver des gens pour vous souffler que l’élève a dépassé le maître, mais peut-être la véritable question est-elle : y a-t-il jamais eu des élèves et des maîtres, dans cette histoire ? Ces Portugais misent gros avec Mirage, allant jusqu’à mettre en avant, sur la pochette, ce masque reconnaissable entre mille. Les membres estiment être réellement Gaerea uniquement lorsque leurs visages sont ainsi occultés, et atteindre ainsi un état d’esprit plus « primitif ».

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Interview   

Behemoth à contre-courant


Nergal est une personnalité unique en son genre qui a toujours fait ce qu’elle voulait, qu’importe – ou tant mieux – si ça va à l’encontre d’un ordre établi, qu’il soit politico-religieux ou celui de puristes d’une scène musicale. En trente ans, Nergal est devenu l’une des figures emblématiques du paysage metallique, voire mainstream (que ce soit en tant que coach dans l’émission The Voice of Poland ou avec son projet Me And That Man), mais ses valeurs et son attitude restent largement ancrées dans ce qu’on associe habituellement à l’underground. Preuve qu’on peut réussir sans se trahir.

Le musicien sort aujourd’hui Opvs Contra Natvram, un nouvel album de Behemoth au titre qui résonne comme un véritable leitmotiv. C’est à cette occasion que nous avons passé un coup de fil à un Nergal en très bonne disposition, prenant son temps pour nous répondre pendant une heure durant. Et une heure n’est pas de trop pour plonger avec Monsieur Behemoth dans les sujets brûlants au cœur de son actualité, de celle de son groupe principal et de celle du monde en général. Covid-19, festivals d’été, douzième album de Behemoth, guerre en Ukraine, cancel culture, nouveaux ennuis judiciaires… Qu’il laisse parler ses sentiments ou opte pour la réponse provoc’ (si un blackeux qui admet que c’est tout de même bien de gagner sa vie avec sa musique, c’est provoc’), Nergal est un artiste passionné et passionnant… qui ferait tout de même bien de se concentrer sur sa conduite entre Gdańsk et Varsovie au lieu de donner des interviews !

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Chronique Focus   

Venom Inc. – There’s Only Black


Venom a beau être un groupe de légende, il n’a pas évité le sort de bien d’autres pionniers : changements de line-up, guéguerres internes et batailles autour de son héritage. Le nom de Venom étant resté dans les mains de l’iconique Cronos, les autres vétérans des classiques des années 80 ont dû faire sans. C’est le cas notamment de Jeff « Mantas » Dunn et Tony « Demolition Man » Dolan, l’équipe à qui l’on doit notamment Prime Evil, et dont le partenariat a survécu à leur départ du groupe. Après avoir travaillé ensemble dans Mantas et M-Pire Of Evil, ils ont été rejoints en 2015 par Tony « Abaddon » Bray pour des performances live reprenant les tubes de Venom, et ont fondé Venom Inc. dans la foulée. Alors que Cronos continuait de sortir des albums avec des musiciens l’ayant rejoint en route, et de jouer lors de dates très choisies, Venom Inc. tournait abondamment. De quoi fourbir ses armes et proposer en 2017, chez Nuclear Blast Avé, une heure et douze titres de thrash sombre et abrasif plus Venom que Venom, pour le plus grand bonheur de fans qui osaient à peine y croire. Après le break forcé de 2020-2021, le duo est de retour, épaulé d’un nouveau batteur, l’Américain Jeramie « War Machine » Kling. Et avec There’s Only Black, il est clair qu’ils ne sont pas près de changer le fusil d’épaule…

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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