ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Chronique Focus   

The Cult – Under The Midnight Sun


Les vétérans de The Cult avaient retrouvé, depuis leur retour aux affaires en 2006, une belle régularité dans leur rythme d’enregistrements, sorties et tournée, et ni la pandémie ni l’instabilité du line up autour des historiques piliers Ian Astbury et Billy Duffy n’ont eu raison du groupe. La trilogie entamée après cette deuxième reformation est à présent refermée et les deux musiciens en profitent pour opérer une légère réorientation stylistique. Après un Hidden City notablement plus axé sur les guitares, le duo s’éloigne de la veine hard rock dans laquelle s’inscrivaient ces trois derniers albums. Première décision en ce sens : mettre un terme à la collaboration avec Bob Rock, producteur de cinq albums du groupe. Cette collaboration entamée avec l’album Sonic Temple épousait justement la tournure hard rock adoptée alors. Le choix porté sur Tom Dalgety, qui a notamment travaillé sur Prequelle de Ghost, mais aussi sur des albums de Killing Joke et Siouxsie, s’accorde avec de nouvelles compositions traversées par d’appréciables réminiscences des débuts de The Cult.

Lire la suite…



Interview   

Slipknot : quand la fin n’est qu’un début


Ça fait maintenant pratiquement neuf ans que Jay Weinberg a pris la suite de Joey Jordison au sein de Slipknot. Force est de constater qu’il a non seulement su se faire une place au sein d’une équipe de neuf où chacun a une voix au chapitre créatif, mais aussi réussi à marquer par son jeu – en faisant autant preuve de respect pour ce qu’est Slipknot que de personnalité dans son style – le nouveau chapitre du groupe qui s’était ouvert en 2014 avec .5: The Gray Chapter. Un chapitre sous le signe du deuil (celui de Paul Gray, évidemment, mais aussi de la fille de Shawn Crahan en 2019 et de l’ancien batteur Joey Jordison en juillet 2021) auquel le groupe veut mettre un terme avec son nouvel album The End, So Far.

La fin d’un chapitre, le début d’un nouveau. Car Slipknot reste plus vivant que jamais, aussi bien dans sa capacité à perpétuer l’héritage musical du groupe que dans sa volonté d’étendre ses horizons par le biais d’expérimentations. Nous en discutons ci-après avec un Jay visiblement heureux de nous parler. L’occasion de revenir sur les équilibres créatifs et sa place au sein de Slipknot, mais aussi sur sa vision de son rôle de batteur, sur l’impact qu’a eu son père, batteur de Bruce Springsteen, et sur son autre exutoire créatif : la peinture.

Lire l’interview…



Chronique Focus   

Lamb Of God – Omens


Lamb Of God peut indéniablement être considéré comme l’un des groupes de metal contemporain les plus populaires, l’un de ceux qui pourraient prendre la relève des mastodontes disparus à l’instar de Slayer. Ce serait oublier que la formation a déjà pratiquement trente ans de carrière et que « remplacer » n’est aucunement à l’ordre du jour pour la bande emmenée par Randy Blythe. Depuis Burn The Priest (1999), Lamb Of God ne cesse d’accumuler les titres cultes et de prouver sa dévotion à l’art du riff, quitte à parfois se répéter. Avec Lamb Of God (2020), la formation prône un retour à un état d’esprit plus collectif en lien avec le plaisir de jouer tous ensemble dans la même pièce. Leur nouvel effort, Omens, accentue ce processus. Omens est la réalisation d’un groupe heureux de jouer et de composer ensemble. La condition nécessaire pour immortaliser l’énergie d’un titre. Omens le fait sur ses dix parties et présente un Lamb Of God ô combien affûté.

Lire la suite…



Back In Backstage   

Back In Backstage, série 3


Traîner son flycase aux quatre coins du globe provoque des situations imprévisibles et parfois inoubliables. Car il y a le spectacle que le public voit sur scène et il y a aussi tout ce qui se passe hors scène, et qui représente la part la plus importante de la vie d’un artiste. Dans le cadre de la rubrique Back In Backstage, les artistes nous racontent leurs moments insolites passés en coulisse, que ce soit en festival, dans une grande salle ou dans un club miteux, qu’ils soient étranges, effrayants, drôles, ou qu’ils se soient gravés dans leur mémoire pour toute autre raison… et autant dire que ce n’est pas toujours glamour.

Note : certains des témoignages ci-après ont été originellement publiés dans le cadre des numéros 7, 8 et 9 du magazine Radio Metal, tandis que les autres sont inédits.

Lire l’interview…



Chronique Focus   

Queensrÿche – Digital Noise Alliance


L’engouement autour de The Verdict (2019) a vite été freiné par la pandémie. A peine un an après sa sortie, Queensrÿche s’est retrouvé à l’arrêt comme tant d’autres. La formation aux vingt millions d’albums vendus à travers le monde a décidé de pallier l’absence de dates par le travail créatif. Le guitariste Michael Wilton s’est remis au travail début 2021 avec le chanteur Todd La Torre dans le home studio de ce dernier en Floride. Les premières ébauches de Digital Noise Alliance, seizième réalisation studio du groupe (dix-septième si on compte l’album de reprises Take Cover de 2007), ont très rapidement vu le jour. Quitte à ne pas pouvoir défendre davantage The Verdict, autant miser sur l’avenir en dépit du contexte incertain. Bien lui en a pris : Queensrÿche vient de clore une tournée américaine aux côtés de Judas Priest en avril et entend bien honorer son statut de formation culte. La formation a de nouveau accueilli dans ses rangs le guitariste Mike Stone déjà présent entre 2003 et 2008 et qui remplace Parker Lundgren, ainsi que Casey Grillo qui remplace définitivement Scott Rockenfield. Profitant d’un line-up sain, Digital Noise Alliance est une synthèse de ce qui a fait et fait toujours Queensrÿche.

Lire la suite…



Interview   

Lost Society ne doit rien à personne


Avec No Absolution, Lost Society avait déjà démontré son audace et sa capacité de transformation en dépit des risques vis-à-vis de son public historique, mais quand en plus le ciel nous tombe sur la tête et qu’on est convaincu que l’œuvre sur laquelle on est en train de travailler sera la dernière, il est clair qu’on n’a plus d’état d’âme. Telles sont les circonstances dans lesquelles If The Sky Came Down a été conçu, suite à des événements « tragiques » – même si on n’en connaîtra pas vraiment la nature – ayant touché le chanteur-guitariste-compositeur Samy Elbanna. L’album poursuit la métamorphose de Lost Society, qui est passé d’un crossover thrash à un metal moderne, aussi catchy que musclé, aux influences multiples mais souvent très typées années 2000. A l’image d’un Bring Me The Horizon qu’il admire, Lost Society ne se refuse plus rien, que ce soit des éléments électroniques ou une dimension orchestrale. Comme Samy le dit lui-même : quitte à tenter quelque chose, autant y aller à fond.

Le pouvoir thérapeutique de la musique ayant désormais fait effet – couplé tout de même à une vraie thérapie –, Samy a retrouvé du poil de la bête. C’est confortablement assis dans son tour bus, le groupe venant tout juste de décoller pour sa nouvelle tournée européenne, que le frontman a répondu à nos questions et nous a raconté la genèse d’un album aussi personnel que voué à devenir fédérateur.

Lire l’interview…



Radio Metal TV   

Podcast Fantasy Metal – Epidose 8 : Rhapsody Of Fire, Saroumane et la fantasy à papa


Chronique Focus   

The Dead Daisies – Radiance


The Dead Daisies est l’un de ces groupes qui font dire aux médias que le rock « ne mourra jamais vraiment ». La formation qui a accueilli dans ses rangs de nombreuses pointures telles que Darryl Jones (Rolling Stones, Sting), Charley Drayton (Rolling Stones, Miles Davis, The Cult), John Corabi (The Scream, Mötley Crüe) et plus récemment Deen Castronovo (Black Sabbath, Steve Vai) ne cesse de s’affirmer comme l’un des groupes les plus importants de la scène depuis sa formation en 2012. En 2019, The Dead Daisies recrutait le chanteur-bassiste Glenn Hugues qui rejoignait les guitaristes Doug Aldrich et David Lowy. Brian Tichy est quant à lui de retour et a remplacé Deen Castronovo derrière les fûts. The Dead Daisies reste effectivement un collectif changeant avec néanmoins la prétention d’avoir actuellement le line-up le plus cohérent à l’œuvre derrière Radiance. La tournée promotionnelle d’Holy Ground (2021) a évidemment été interrompue par la pandémie. Sans cet arrêt forcé, Radiance n’aurait probablement pas vu le jour aussi vite. La philosophie est simple : Radiance est le résultat de musiciens qui ont le besoin vital de jouer coûte que coûte.

Lire la suite…



Interview   

Lamb Of God : présage de raison


« Nous entrons dans un nouveau chapitre avec le groupe », nous disait le guitariste Mark Morton à l’occasion de la sortie de l’album sans-titre de Lamb Of God en 2020. Un nouveau chapitre semble-t-il marqué par la sagesse. Celle qui les a amenés à atténuer les égos, à revoir leur processus créatif pour revenir aux fondamentaux collaboratifs, à ne pas se prendre pour ce qu’ils ne sont pas et à apprendre du passé pour ne pas revivre les mêmes déboires. C’est d’ailleurs là tout le thème du nouvel album Omens : il faut savoir reconnaître les schémas qui se répètent continuellement pour briser les boucles délétères, les mêmes causes créant les mêmes effets. Ça vaut autant pour la vie de tout un chacun que pour l’humanité et son histoire. Mais la sagesse n’empêche pas la hargne : Lamb Of God s’est assurément nourri du climat de ces dernières années pour engendrer un album particulièrement percutant et virulent.

Nous parlons de tout ceci avec un Randy Blythe sirotant une bière… sans alcool (certains diront que la sagesse à ses limites), rentrant dans les rouages d’un album non seulement conçu « tous ensemble dans la même pièce », mais aussi enregistré live – chant compris – dans un studio ayant autrefois appartenu à Charlie Chaplin. L’occasion pour lui, d’ailleurs, de confesser et expliquer « détester être en studio », à la différence de Mark…

Lire l’interview…



Chronique Focus   

Strigoi – Viscera


Alors que vient de sortir le nouvel album de Bloodbath, ce club de gentlemen du metal réunis autour du culte du death old school auquel Nick Holmes de Paradise Lost prête sa voix, c’est au tour de Greg Mackintosh, guitariste des Anglais, d’offrir un nouvel épisode de ses escapades en terrain fangeux. Cependant, alors que Bloodbath applique une formule assez rudimentaire dont la vocation ne dépasse pas l’hommage à l’âge d’or du death metal, Strigoi démontre une ambition plus personnelle. Entre Vallenfyre — projet cathartique mené par Greg Mackintosh suite au décès de son père — et Strigoi, l’écart est mince, mais commence à se dessiner plus nettement. A la fois exutoire débridé et retour nostalgique sur les sons de son adolescence, Vallenfyre amalgamait à un death originel fortement chargé de doom des fragments de grindcore, de crust punk et de black metal en un défouloir que le premier album de Strigoi canalisa un peu. La limite entre les deux projets tenait surtout initialement à la raison d’être particulière de Vallenfyre, naturellement parvenue à son terme. Le chapitre du deuil refermé, Strigoi en ouvrait un nouveau, peu différent sur le fond, mais remanié sur la forme. Les inspirations musicales, similaires, y bénéficiaient d’un travail plus approfondi et d’un traitement moins chaotique.

Lire la suite…



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3