En 1999, Matt Heafy fondait Trivium, rejoint quelques années plus tard par Corey Beaulieu et Paolo Gregoletto qui resteront jusqu’à ce jour ses complices. Mais, à en croire le frontman, il a fallu presque vingt ans à Trivium pour réellement se trouver, suite à l’album The Sin And The Sentence (2017) et maintenant What The Dead Men Say. Entre-temps, le groupe est passé par diverses phases de remises en question, celle de l’après-Ascendancy (2005), par exemple, son inébranlable succès initial, ou bien celle où Matt Heafy a dû se reconstruire vocalement après s’être brisé les cordes vocales, donnant naissance à Silence In The Snow (2015).
Ayant trouvé en la personne du batteur Alex Bent le « chaînon » manquant et s’imposant une discipline quasi militaire, Trivium semble bel et bien entré dans une nouvelle ère. Une ère de confiance totale en cette constellation de quatre musiciens et en son art ; une ère de synthèse où Trivium met dans sa musique tout ce qu’il est et tout ce qu’il aime.
Dans l’entretien qui suit, Matt Heafy nous explique pourquoi Trivium est prêt comme il ne l’a jamais été, revenant à la fois sur l’alchimie qui règne dans le groupe sous sa forme actuelle et sur les bénéfices de la discipline qu’il s’impose au quotidien. Trivium venant de passer la barre symbolique des vingt ans, c’était également l’occasion de faire un petit bilan.






























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