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Interview   

Gorod ne tourne pas que sur lui-même


Si durant la période de pandémie la Terre n’a pas cessé de tourner, Gorod lui s’était bien arrêté. Il a fallu attendre que les planètes s’alignent pour pouvoir concevoir un successeur au très acclamé Aethra, comprenez ici que les concerts reprennent pour que la musique vive de nouveau ! Malgré la solidité musicale et l’assurance chirurgicale des compositions du mastodonte du death français, Gorod ne se définit pas comme un groupe de studio, ce qui l’intéresse, c’est avant tout de faire zouker le public quand il est sur les planches. Preuve en est avec The Orb, cette collection de chansons qui, si elle garde une forme d’exigence dans son exécution, montre la formation sous un jour plus accessible et plus ouvert. L’album n’épargne cependant pas l’auditeur de sa violence musicale, puisqu’il se veut sans compromis quand la musique elle-même l’exige, les amateurs de brutalité de la première heure n’auront donc pas à déserter le groupe qui ne rejette pas ses fondamentaux… Au contraire même, il multiplie dans le même temps les clins d’œil au passé et le revendique.

L’ouverture et la nostalgie n’ont donc rien d’antinomique chez Gorod. Bien que la méthode n’ait pas fondamentalement été changée, nous pouvons retenir quelques explications quant à ces légères évolutions des confidences du chanteur Julien Deyres dans cet entretien, notamment sur le fait que le guitariste Mathieu Pascal ait pour la première fois délégué quelques parties de composition. Cela étant, Gorod reste, pour le meilleur et pour le pire, fidèle à ses principes avec une attitude presque punk puisqu’il a à nouveau presque tout composé dans l’urgence, malgré le contexte ! Le très sympathique vocaliste revient pour nous sur toute cette période et évoque évidemment avec nous le concept de ce nouvel opus, qui, après le symbolisme de la lune, s’intéresse naturellement au soleil…

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Interview   

Gorod : objectif lune


Gorod fait assurément partie des fiertés de la scène metal hexagonale. Un groupe que, depuis quelques années, on commence à nous envier à l’international et toujours au rendez-vous quand il s’agit de livrer des albums de tech death de qualité. Tech death ? Oui, mais le groupe pourrait bien être aujourd’hui à une croisée des chemins, proposant, après l’hermétique A Maze Of Recycled Creed, son album le plus « catchy » à ce jour : Aethra. Non, Gorod ne se travestit pas, le death metal est bien toujours de la partie, ainsi que le style technique de Gorod : « Quoi qu’il en soit, même s’il va chercher à s’ouvrir ou à faire de la musique plus simple, ou même à faire un morceau de rock, ça sera forcément un peu compliqué, il y aura forcément des plans injouables dedans [petits rires] », s’amuse le chanteur Julien Deyres en parlant de Mathieu Pascal, guitariste qui tient la barre au niveau composition. Mais il y a bel et bien aujourd’hui une prise de conscience sur l’accessibilité de leur musique et les ouvertures vers de nouveaux horizons que leur talent permet, à commencer par les capacités vocales de Julien.

Dans la même logique, tout en suivant la tradition de Gorod de proposer des albums conceptuels, la thématique cette fois est simple et parlera au plus grand nombre : la Lune, astre qui aura inspiré les hommes en tout temps, de toute culture et toute zone géographique. Et « simple » ne veut pas dire que Julien, en bon guide-conférencier et historien de l’art, n’a pas fait son minutieux travail de recherche habituel. L’occasion de découvrir de multiples mythes et imaginaires sur le satellite naturel de la Terre, surprenants pour certains. Nous parlons de tout cela de long en large, ci-après, avec les deux compères.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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