L’histoire d’Overkill, c’est celle de travailleurs acharnés, confectionnant avec une régularité quasi-ouvrière leur son thrash depuis plus de trente ans et un savoir-faire qui, à chaque année qui passe, s’approfondit. Pas étonnant que pour ce dix-huitième album, The Grinding Wheel, ils aient choisi la symbolique du meunier, qui inlassablement, avec le sens du dévouement à sa tâche, tourne sa meule pour broyer le blé et le transformer en fine farine. D’ailleurs, son travail au sein d’Overkill, le chanteur Bobby « Blitz » Ellsworth le rapproche d’une démarche plus artisanale qu’artistique.
A l’occasion de la sortie de The Grinding Wheel, certainement l’un des albums les plus aboutis du combo, mais aussi l’un des plus diversifiés, allant chercher autant dans les influences punk de la première heure que dans la New Wave Of British Heavy Metal, en passant par un certain sens du groove ou des élans épiques, nous avons longuement discuté avec le frontman afin d’examiner en long et en large ce qu’était, dans le fond, aujourd’hui, Overkill. Celui-ci nous a répondu en toute humilité ; une humilité qui semble d’ailleurs ne pas être étrangère à la longévité mais aussi l’alchimie qui règne au sein du combo.






























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