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Nouvelles Du Front   

Shane Embury (Napalm Death) apporte son étincelle au boom des side-projects


Il n’est pas rare, commun même, de voir naître des affinités artistiques entre un-tel et tel-autre qui finissent par aboutir à d’inévitables collaborations, et ce quel que soit le style musical joué. Il y a cependant, dans l’étroite sphère metal, une tendance dépassant la simple collaboration qui tend à se généraliser depuis quelques années : celle du side-project. Car plutôt que d’offrir un simple nom crédité, accolé à un unique morceau perdu dans toute une discographie, les artistes n’hésitent plus à s’associer dans de véritables formations parallèles à leur projet initial et principal. Et pour certains noms – que l’on finit par croiser de partout – la liste de ces side-projects ne cesse de croître. En permanence.

Tel est le cas de Shane Embury, bassiste de Napalm Death, qui du haut de ses 45 ans comptabilise pas moins de dix formations différentes dans lesquelles il officia à court ou long terme, superposant certaines d’entre elles à certaines époques. Le musicien peut, de toute évidence, être caractérisé par une hyperactivité artistique notoire. Ainsi, que celui-ci vienne à former, à nouveau, un projet parallèle à Napalm Death n’est plus véritablement surprenant. Voici donc Tronos, projet regroupant Embury et le producteur Russ Russell (Napalm Death, Evile) aux guitares, aux côtés d’une pléiades de musiciens de talent tels que le batteur Dirk Verbeuren (Soilwork), les bassistes Billy Gould (Faith No More) et Troy Sanders (Mastodon), et la chanteuse Silje Wergeland (The Gathering).

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Nouvelles Du Front   

Rejoignez le front de libération des artistes


Voilà encore un album qui fait couler beaucoup d’encre et ce n’est pas terminé. La sortie de Illud Divinum Insanus, le nouvel album de Morbid Angel, est un véritable événement cette année. Déjà parce que cela faisait un moment que l’album d’un des pionniers du death metal floridien était attendu. Pensez-y donc : le premier depuis le retour du charismatique David Vincent, avec sa voix jouissive, son talent… Sans compter que Heretic, sorti il y a huit ans, en avait laissé plus d’un sur sa faim à cause de compositions que certains considéraient comme bâclées.

Le moins que l’on puisse dire est que cette critique ne tient plus sur un Illud Divinum Insanus travaillé, inspiré et, surtout, sur lequel on sent un groupe qui a pris plaisir à se laisser aller à de nouvelles envies. En cela aussi cet album est un événement car il représente ce que le metal a de meilleur à offrir. La musique peut ne pas plaire – après tout la nouveauté n’est pas toujours une réussite pour tout le monde – mais la démarche qui a conduit à son existence est à défendre corps et âmes. « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » disait l’autre (l’autre, c’est Voltaire paraît-il), une citation que l’on peut facilement tourner à l’avantage de la création artistique. Car, après tout, c’est ça, dans le fond, l’esprit du metal : aller à contre-courant et briser les codes qui nous sont de plus en plus imposés, quitte a briser les codes que nous nous imposons nous-mêmes.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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