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Live Report   

Death DTA : la résurrection de l’œuvre de Chuck Schuldiner


En ce lundi 25 avril, le death metal va connaître une heure de gloire (et même plus) puisque les titres de l’emblématique Chuck Schuldiner vont être joués par le cover du groupe Death, Death DTA. Projet fondé par des anciens membres de Death, les albums sont exécutés et reconstitués comme à la belle époque par ces talentueux musiciens. S’il faut prendre en compte l’absence du papa du death metal, la soirée s’annonce tout de même riche en riffs tonitruants. L’équipe sera la même que l’année dernière au Trabendo. Aujourd’hui, il s’agit par ailleurs du dernier jour de la tournée européenne donc quoi de plus beau pour les Américains que de clôturer à Paris ? Pour épauler le combo, Bodyfarm fait office de première partie.

Les Hollandais font d’ailleurs une entrée en matière remarquée avec le morceau « The Dark Age » où des riffs thrash se mêlent parfaitement à une voix death malgré un son qui laisse un petit peu à désirer en ce début de set. Beaucoup d’énergie ressort au moment d’exécuter « Death By Fire » extrait de l’album Battle Breed. Là encore, pas grand-chose à ajouter, le morceau est parfaitement lancé et on sent les Hollandais bien en place et rodés. Thomas Wouters, le leader de la formation, présentera brièvement le groupe avant que ce dernier relance la machine.

Artistes : Death DTABodyfarm
Date : 25 avril 2016
Salle : Divan Du Monde
Ville : Paris [75]

Bodyfarm

Les morceaux s’assemblent et se ressemblent un peu tous. En résulte un certain manque de variété dans le style des natifs d’Amersfoort ! Notamment au niveau de la voix où il n’y a strictement aucune nuance. Côté composition, les parties guitares sont intéressantes et la rythmique bien en place. Mais comme indiqué, malgré toute la bonne volonté du monde l’ensemble est parfois un peu redondant. La chanson « Vortex Of End » en est l’exemple parfait car même en essayant de varier le groupe reste très simpliste. C’est le problème aujourd’hui de ces groupes qui arrivent avec une proposition musicale dynamique (voire recherchée) mais déjà vue et revue. Dommage, car le groupe fait preuve d’un grand professionnalisme et d’une excellente énergie en se donnant à fond. Néanmoins le public ne semble pas combler.

Après la prestation musicale des Hollandais, on attend forcement avec impatience l’ovni qu’est Death DTA. Rien que de pouvoir entendre et profiter des compositions de Chuck nous met l’eau à la bouche. Le Divan Du Monde est ainsi plein à craquer. Tellement plein qu’il devient presque compliqué d’aller se chercher une mousse ! La salle se plonge dans le noir obscur et Paris se prépare à imploser. Quoi de plus beau que de rentrer sur « The Philosopher », titre incontournable de la setlist ? Nous pouvons entendre déjà toutes les nuances apportées par la basse six cordes du légendaire Steve DiGiorgio, emblématique bassiste de Death connu pour ses nombreuses apparitions dans le groupe et l’utilisation d’une basse trois cordes sans frettes, qui donne un son aux petits oignons. Le public de connaisseur reprend déjà en chœur les refrains et les riffs de guitares. Une bien belle entrée en matière pour ce dernier concert de la tournée. Vient ensuite le medley « Leprosy/Left To Die » qui marche du feu de dieu.

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Energie !

Gene Hoglan tape sur ses tomes comme un marteau-piqueur et canalise le rythme à la perfection. Nouvelle confirmation avec le morceau « Living Monstrosity », pour voir Max Phelps, qui s’occupe du lead de la formation, marteler à grands coups de soli déjantés les parties de guitares qui font mouche. Max envoie la purée au chant et dégage une énergie folle avec sa guitare tenue à hauteur d’épaules. Aucun album n’est laissé sur le bas-côté, la preuve encore avec « Suicide Machine » extrait de l’album Human où la partie de basse se démarque encore plus du reste de l’instrumental. Le pit est définitivement lancé et l’ambiance est chaude. Le public note une longue intervention de Steve qui prend la parole à la place de Max pour encenser le public. Le son de « Trapped In A Corner » résonne dans tout le Divan du Monde et la mayonnaise continue de prendre. De son côté Bobby Koelble, mimique pleins la tête, exécute ses parties de guitares de bien belle manière.

Pour l’instant, on assiste à un récital musical appuyé par une énergie très fluide. Mais en plus de reprendre toute la discographie de Death à la perfection, la formation a le culot de nous jouer le medley « Raining Blood/Black Magic » d’un certain Slayer. Une telle vague de folie s’en dégage qu’on aura du mal à résister à l’envie de tout casser ! Un grand moment. L’album Human est mis en avant avec le puissant « Lack Of Comprehension » véritable bulldozer. On sent une grande ferveur pour tous ces musiciens qui reprennent l’œuvre de Chuck avec plaisir. Le nom de Bobby est scandé plusieurs fois pendant le set comme un symbole pour le guitariste dreadlocké du groupe. Le pit repart de plus belle avec le carré « Flattening Of Emotions » qui reprend tous les éléments les plus destructeurs qu’on peut trouver dans le death metal. Le riff de guitare version Iron Maiden au milieu est une merveille de trouvaille. Puis on continue dans le classique pur et dur avec le mélancolique « Symbolic » extrait de l’album éponyme. Un son lourd et convaincant pour ce morceau de 1995.

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Gene la matraque

Le jeu de lumière est très simple mais se mêle parfaitement à l’ambiance destructrice et mortelle de la salle. A ce moment du concert, on s’attend à une fin en apothéose avec des morceaux encore cultes. Cependant et afin de varier les plaisirs, les musiciens lancent la reprise instrumentale du célèbre morceau de la bande à Ozzy, « N.I.B. » (ou Nativity In Black). L’audience apprécie comme il se doit cette nouvelle surprise en tapant du pied et en chantant la mélodie. Steve et Bobby nous accordent même quelques pas de danse dont eux seuls ont le secret. Cela fait déjà plus d’une heure et demi que le groupe se déchaîne sur scène sans avoir l’air fatigué de sa tournée. Les deux morceaux à suivre sont issus de Sound Of Perseverance : « Bite The Pain » et « Spirit Crusher ». Deux morceaux difficiles à exécuter et pourtant… les riffs qui ressortent sont magnifiques et jubilatoires. Une complémentarité qui fait headbanger les têtes du Divan Du Monde.

Après la pause rappel, quoi de mieux pour reprendre que le medley « Zombie Ritual / Baptized In Blood » ? Ces titres accrocheurs que sont ces deux morceaux résument parfaitement les paroles et les thèmes du groupe qui sont tirés à l’extrême de la meilleure des manières. De grands remerciements de Steve et un énième hommage à Chuck précèdent le morceau « Crystal Mountain » et le culte « Pull The Plug » extrait de l’album Lepros. Des morceaux qui sont accueillies comme il se doit par une audience qui reprend en chœur « Pull The Plug » de très belle manière. Une fin vraiment incroyable pour un set qui aura tout de même duré presque 2H30.

Une bien belle prestation et un bel hommage rendu au créateur du death metal. Chuck Schuldiner peut être heureux là où il est de ce qu’ont réalisé ces quatre grands messieurs du death metal.

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Un bel hommage

Setlist :

The Philosopher
Leprosy / Left To Die
Living Monstrosity
Suicide Machine
Overactive Imagination
Trapped In A Corner
Raining Blood / Black Magic (reprise de Slayer)
Lack Of Comprehension
Spiritual Healing / Within The Mind
Flattening Of Emotions
Destiny
Symbolic
Zero Tolerance
N.I.B. (reprise de Black Sabbath)
Bite The Pain
Spirit Crusher
Rappels :
Zombie Ritual / Baptized In Blood
Crystal Mountain
Pull The Plug

Live report : Philippe Dory.
Photos : Sylvain Leobon.



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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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