ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Judas Priest : la foi dans le heavy metal


Cinquante ans de carrière, dix-neuf albums et d’innombrables tournées mondiales, voilà le palmarès du Priest. Alors que le groupe célèbre son héritage avec le documentaire The Ballad Of Judas Priest doublé de la sortie d’un best of subtilement nommé The Best Of Judas Priest, les Britanniques s’apprêtent à entamer une nouvelle tournée baptisée Faithkeepers. Et s’il y a bien un groupe pour lequel ce mot prend tout son sens, c’est bien la bande à Halford : ils sont les gardiens d’une musique qui, malgré les modes et les aléas de l’industrie, n’a jamais cessé de vivre.

Cette dynastie, Ian Hill en est l’un des témoins ultra-privilégiés, et ce, depuis les tout débuts du groupe en 1969. Seul membre encore présent sur chaque chapitre de l’histoire de Judas Priest, le bassiste a vu Judas Priest évoluer, traverser les époques, les changements de formation et les tempêtes, sans jamais perdre son identité. Aujourd’hui encore solidement installé derrière sa quatre-cordes, Hill revient sur ce qui a permis à Judas Priest de toujours rester droit dans ses bottes (de cuir cloutées), sur la force de la communauté heavy metal (les « heavy metal maniacs » comme elle est appelée par Rob Halford lui-même) mais aussi sur les moments forts et décisions importantes qui ont façonné le destin du groupe. Ian Hill partage avec nous, durant ce court entretien, la vision d’un musicien qui, après cinquante ans de carrière (et au moins tout autant devant lui, on lui souhaite !), continue de défendre une conviction simple : le heavy metal n’est pas une mode, c’est une passion qui se transmet et perdure, contre vents et marées.

« Des gens ont essayé de tuer le heavy metal depuis que nous avons commencé, mais il a perduré, et pour une bonne raison. C’est grâce à vous, en réalité, grâce aux fans. Si le heavy metal n’existait plus, par quoi est-ce qu’on le remplacerait ? Parce que les gens, eux, seront toujours là. »

Radio Metal : Judas Priest se lance dans la tournée Faithkeepers. C’est un titre fort. En tant que membre de Judas Priest depuis les tout débuts, que signifie aujourd’hui pour toi « garder la foi » dans le heavy metal ?

Ian Hill (basse) : C’est exactement ça : garder foi en ce style de musique. Des gens ont essayé de tuer le heavy metal depuis que nous avons commencé. Il y a toujours eu quelqu’un pour dire que c’était mort, que la mode avait changé, mais le heavy metal a perduré, et pour une bonne raison. C’est grâce à vous, en réalité, grâce aux fans. Si le heavy metal n’existait plus, par quoi est-ce qu’on le remplacerait ? Parce que les gens, eux, seront toujours là. C’est un style de musique dans lequel il faut être impliqué. Ce n’est pas comme la pop où tu chantes le refrain et puis c’est tout. C’est plus engageant que ça. C’est une musique davantage centrée sur la musique elle-même que sur le chant — Rob [Halford] va me tuer de dire ça, mais c’est vrai [petits rires]. On accorde de l’importance au solo de guitare, à une ligne de basse intéressante, à un motif de batterie complexe ou au fait que le chanteur ait une tessiture de deux octaves. Tout ça importe et on plonge dedans. On peut même décortiquer la musique, en discuter avec ses amis après coup. On s’implique vraiment. C’est drôle parce qu’on parle de la communauté du heavy metal, et c’est exactement ce que c’est. C’est comme une fraternité, vraiment. On discute de notre musique. Ce n’est pas comme dire : « Ah, t’as entendu le nouveau Rihanna ? » « Ah oui, c’est sympa, non ? » Et ça s’arrête là ! Alors qu’avec le metal, on parle de tout ce que je viens de mentionner – les solos de guitare, les lignes de basse, ou autre. « Celui-là était meilleur que le précédent. » « Celui-là était nul. » Ou peu importe, en fait ! C’est un style de musique dans lequel on s’investit vraiment.

Faithkeepers renvoie à l’album Defenders Of The Faith et possède une connotation religieuse. Le heavy metal a toujours emprunté des images, des termes, voire des concepts à la religion. Penses-tu qu’il existe, d’une certaine manière, une forme de transcendance dans le heavy metal ?

Je ne sais pas. Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement religieux, mais c’est vrai que, à l’époque, on trouvait des noms comme Judas Priest, Holy Roller, etc. avec ce genre de connotations religieuses. C’était simplement une mode à ce moment-là. Il n’y avait rien de plus derrière. Ça sonnait bien. Je me suis dit : « Ah ouais, ça sonne super ! » [Rires]. Mais il n’y a rien de spirituel là-dedans, enfin pas à ma connaissance en tout cas. Cela dit, Judas et Priest, ça reflétait assez bien ce que nous étions à l’époque. J’en reviens toujours à cette idée de polyvalence. Au fil des années, nous avons écrit des chansons qui peuvent te faire pleurer, et d’autres qui peuvent te faire peur, ainsi que tout ce qu’il y a entre les deux. Il y a de la lumière et de l’obscurité dans le heavy metal. En tout cas, chez nous, c’est le cas. Et le nom Judas Priest reflète un peu tout ça.

Y a-t-il déjà eu un moment, même bref, où tu as perdu foi en Judas Priest ou en l’avenir de ce groupe ?

Quand Rob est parti, puis plus tard quand Ken [K. K. Downing] est parti, il aurait été facile de simplement dire : « Bon, arrêtons là. » Ça aurait été la chose la plus simple au monde à faire, mais nous ne l’avons pas fait. Nous aimons ce que nous faisons. Ça nous manquerait énormément si nous ne le faisions plus. Alors nous avons continué. Mais nous avons toujours cru en ce groupe, que ce soit à travers des périodes comme celles-là, à travers les bons moments, etc. Nous avons toujours eu foi dans le groupe et dans notre capacité à le faire continuer aussi longtemps que possible. A part ces deux événements, non, pas vraiment. Comme je le disais, les gens essaient de faire disparaître le heavy metal depuis des années. Je ne sais pas pourquoi. Je pense qu’aujourd’hui, il est plus respecté qu’il ne l’a jamais été. Les gens commencent à le reconnaître et à se dire : « Attends, quoi ? C’est du heavy metal, ça ? Tu sais quoi ? Ce n’est pas si mal, en fait ! » Je pense qu’il était temps. Regarde le Rock And Roll Hall Of Fame : Metallica y est maintenant, nous-mêmes également, Ozzy y est, Black Sabbath y est. Je ne sais pas s’ils ont intégré Iron Maiden cette fois-ci ou non, mais au moins, maintenant les groupes de metal sont nominés, alors qu’avant ils étaient complètement ignorés. Et vraiment, les groupes de heavy metal font partie de ceux qui vendent le plus au monde. Metallica et AC/DC vendent énormément ; ils écoulent une quantité énorme de merchandising. La raison pour laquelle ce style a été ignoré pendant autant de temps m’échappe complètement, mais comme je l’ai dit, il reçoit enfin le respect qu’il mérite.

« Quand Rob est parti, puis plus tard quand Ken est parti, il aurait été facile de simplement dire : ‘Bon, arrêtons là’, mais nous ne l’avons pas fait. Nous avons toujours eu foi dans le groupe et dans notre capacité à le faire continuer aussi longtemps que possible. »

Peut-être que ce manque de reconnaissance est en partie la raison pour laquelle le heavy metal a perduré : les fans ont dû se créer une grande famille et aider les groupes, qu’ils soient grands ou petits…

C’est vrai. Il y a la pop qui est tout là-haut [montre le plafond]. Le heavy metal, lui, est quelque chose qui existe en dessous, et il a toujours été là. Si quelque chose n’est jamais à la mode, il ne peut jamais se démoder [rires]. C’est ce qui arrive avec les groupes de pop. Des artistes arrivent, et six mois plus tard, plus personne n’a entendu parler d’eux. Le heavy metal n’est pas comme ça. Il s’en est rapproché dans les années 80, mais il a survécu. Je pense qu’il est revenu à son niveau naturel aujourd’hui.

Tu es le seul musicien à avoir fait partie de Judas Priest depuis le tout début jusqu’à aujourd’hui. Est-ce que cette position pèse parfois sur tes épaules d’une manière ou d’une autre ?

Non, pas vraiment. Ce sont juste les circonstances qui ont fait que c’est comme ça, c’est tout. Je n’ai jamais eu l’envie de faire autre chose, donc je suis resté avec Judas Priest. J’aime ce groupe, et je continuerai aussi longtemps que je le pourrai [rires].

Reste-t-il encore une part du groupe qui est exactement la même qu’en 1969 ?

Je pense que l’esprit est là. C’est le même esprit. Tout le reste a changé. La technologie a changé. Les instruments que tu joues sont devenus plus performants. L’amplification… tout a changé. Mais l’esprit du groupe, son âme, a toujours été là et elle est toujours reconnaissable. C’est drôle parce que même avec les différents membres qui composèrent le groupe – je crois que nous sommes passés par environ huit ou neuf batteurs, deux chanteurs, quatre guitaristes… Malgré tous ces changements, le son est toujours reconnaissable comme étant celui de Judas Priest. Je pense que le groupe est presque devenu une entité à part entière.

Penses-tu que c’est la grande réussite d’un groupe lorsqu’on le reconnaît immédiatement ?

Oh, absolument, oui. Dès que tu entends les premières mesures d’un morceau d’AC/DC, même un tout nouveau morceau, tu sais immédiatement que c’est AC/DC. C’est pareil avec Metallica. Tous les groupes qui ont du succès ont cette qualité : ils ont leur propre signature. En quelques mesures, tu peux en quelque sorte les identifier.

Tu as été témoin de chaque chapitre de l’histoire de Judas Priest de l’intérieur. Avec le recul, quelle est, selon toi, la décision qui a véritablement changé le destin du groupe ?

Probablement quand nous avons décidé de quitter nos emplois, il y a quelques années [rires]. Je pense que c’était en 1972, quelque chose comme ça. Tu commençais à recevoir des propositions de concerts en pleine semaine, par exemple à trois cents kilomètres de chez toi un jeudi. Si tu avais un travail, tu ne pouvais pas faire ça ! C’était impossible d’un point de vue logistique. Donc, quand nous nous sommes dit que nous allions tenter le coup, c’est là que nous avons pensé : « Bon, maintenant, c’est quitte ou double. » A l’époque, nous occupions tous des emplois que l’on pouvait décrocher n’importe quand. Dans ce temps, il y avait ce genre boulot, que ce soit des emplois industriels ou autres. C’est d’ailleurs pour ça que le batteur originel, John Ellis, a dû quitter le groupe. C’était le seul à avoir un vrai bon travail. Il avait un excellent apprentissage professionnel dans l’une des plus grandes entreprises de la région, et il n’était pas prêt à l’abandonner. Je pense que nous aurions probablement tous pris la même décision si nous avions été dans sa situation. Heureusement, nous étions dans le genre d’emplois sans réelle perspective où ça n’avait pas autant d’importance [rires]. Donc les autres, c’est-à-dire Alan Atkins à l’époque, Ken et moi-même, nous nous sommes dit : « Ok, on quitte tout et on tente notre chance. »

« Malgré tous ces changements, le son est toujours reconnaissable comme étant celui de Judas Priest. Je pense que le groupe est presque devenu une entité à part entière. […] Tous les groupes qui ont du succès ont cette qualité : ils ont leur propre signature. »

Ça doit être effrayant de se lancer à fond sans savoir ce que ça va donner…

C’est effrayant, mais à cette époque, nous travaillions beaucoup les week-ends pour les concerts que nous pouvions décrocher dans la région. Et les concerts disponibles à ce moment-là permettaient de gagner modestement sa vie simplement en jouant cinq soirs par semaine, si tu pouvais trouver suffisamment de dates. Tu pouvais mettre quelques livres dans ta poche. Mais nous, nous ne faisions pas ça. Nous réinvestissions dans de nouveaux instruments, de nouveaux amplificateurs, de nouveaux microphones, peut-être des lumières et une nouvelle camionnette. C’est ce qu’il faut faire si tu veux continuer. Il faut investir, et tu ne dois pas simplement prendre l’argent, le mettre dans ta poche et aller au pub. Il faut acheter des choses qui en valent la peine. Et ça a payé ! Ça a pris beaucoup de temps. La première fois où j’ai pu me permettre de partir en vacances à l’étranger avec ma famille, c’était en 1981 – j’avais déjà fait le tour du monde à ce moment-là ! Pendant tout ce temps, tout était réinjecté dans le groupe. Et même à ce moment-là, Rob et moi devions encore mettre nos ressources en commun pour pouvoir partir une semaine au Portugal [rires]. Il faut faire preuve de dévouement. Les gens me demandent souvent : « Quel est le secret pour réussir ? » Et c’est ça. C’est la conviction, la patience, le dévouement, avoir une attitude qui fait qu’on ne baisse jamais les bras.

Le documentaire The Ballad Of Judas Priest, sorti cette année, raconte plus de cinq décennies de musique. En regardant cette histoire se dérouler à l’écran, y a-t-il eu un moment qui t’a surpris ou peut-être ému ?

Surpris, non, évidemment, puisque nous sommes dedans. Nous avons participé à sa réalisation, donc nous avions quand même un certain contrôle sur ce qui allait y figurer. Pas que nous ayons eu besoin d’avoir un quelconque contrôle. Je veux dire, Sam Dunn et Tom Morello ont fait un travail absolument remarquable pour le réaliser. Mon cœur va vers eux, ils ont fait un travail absolument merveilleux. Mais non, il n’y a pas vraiment de surprise là-dedans, il n’y a pas de grande révélation, parce que nous avons déjà vécu tout ça ! [Rires]

Le titre du documentaire fait référence aux origines du nom du groupe, qui vient de la chanson de Bob Dylan « The Ballad Of Frankie Lee And Judas Priest ». Est-ce que ce nom a immédiatement fait tilt pour toi ?

Je n’étais pas là à ce moment-là. Il y avait un groupe avant nous qui s’appelait Judas Priest, et Ken et moi n’étions pas impliqués dans celui-ci. C’est Brian Stapenhill qui a trouvé le nom. Je pense qu’il sonnait vraiment bien à l’époque ! Quand ce groupe s’est séparé et qu’Alan Atkins est arrivé pour rejoindre Ken, moi-même et John Ellis, le batteur d’origine, au moment où nous étions prêts à commencer à jouer sur scène, nous n’avions pas vraiment encore de nom pour le groupe ! [Rires] C’est Alan qui a dit : « Eh bien, est-ce qu’on ne l’appellerait pas Judas Priest ? Je vais appeler les autres membres du groupe originel — Brian en particulier — et voir si ça les dérange. » Personne n’a eu de problème avec ça. Nous avons donc en quelque sorte hérité du nom. Dieu merci pour ça !

Parallèlement au documentaire, vous avez sorti The Best Of Judas Priest, qui est également le nom de votre tout premier best of sorti en 1978. Est-ce une manière de boucler la boucle, d’une certaine façon ?

Oui. C’était en fait une suggestion de la maison de disques. Ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu de best of. Ils nous ont proposé les chansons. Nous avons dit : « Vous voulez un best of ? Qu’est-ce qu’on devrait y mettre, à votre avis ? » Nous étions tous d’accord : c’est une excellente sélection de morceaux qui couvre l’histoire du groupe sur toutes ces années. Je pense que c’est probablement le documentaire qui leur a donné l’idée de le faire, de raconter cette histoire à la fois musicalement et visuellement.

« Nous avons accompli tellement de choses au cours de ces cinquante années. Il n’y a pas un matin où je ne remercie pas le fait de pouvoir faire ce que je fais comme métier. »

Certains albums ne sont pas représentés dans cette compilation, en particulier Sad Wings Of Destiny et Ram It Down. À quel point est-ce impossible d’essayer de résumer cinquante ans de heavy metal sur un seul disque ?

Le problème avec les vinyles, c’est qu’il y a une limite de durée. Tu ne peux mettre qu’une certaine quantité de musique sur un disque vinyle, parce que les sillons finissent par être trop rapprochés et que la qualité continue de diminuer. Il fallait donc faire des choix, et c’est une tâche difficile. Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons dit à la maison de disques de s’en charger [rires]. Nous aurions passé des heures dessus, à hésiter et à discuter pour une chanson ou une autre, et finalement ça s’est fait comme ça. Il n’y a absolument rien de mauvais dans ces albums. Ce sont tous les deux de grands albums. Je crois que ce n’est qu’après coup que nous nous sommes dit : « Oh mince alors, il n’y a aucune chanson de ces albums ! » La sélection était faite, et l’ordre des morceaux semblait fonctionner, donc nous avons décidé de partir là-dessus.

On sait tous comment Richie [Faulkner] a pris une place importante sur le plan créatif au sein du groupe, mais dans quelle mesure Glenn Tipton reste-t-il un élément essentiel du processus créatif de Judas Priest ?

Glenn, ce n’est pas son cerveau le problème, tout roule de ce côté-là. C’est son état de santé le problème. Il ne peut pas partir en tournée, mais il peut toujours réfléchir et il peut toujours proposer des idées, ce qu’il a fait, et il en a un certain nombre ! Il a même beaucoup d’idées qu’il avait enregistrées et mises de côté, qui, pour une raison ou une autre, n’avaient pas été utilisées à ce moment-là. Donc oui, il a toujours un rôle très important à jouer. Et bien sûr, il est toujours présent dans l’esprit de tout le monde également ; il est toujours avec nous spirituellement [petits rires]. C’est simplement dommage, la terrible maladie dont il souffre. Elle ne lui permet plus de voyager aujourd’hui.

À propos du dernier album, lorsque « Giants In The Sky » a été écrite, elle rendait hommage aux légendes qui ont façonné le heavy metal. Depuis, on a malheureusement perdu Ozzy Osbourne. Est-ce que ça crée un sentiment d’urgence chez vous ?

Oui. A chaque fois qu’on l’écoute, on se dit : « Oh purée, untel est parti lui aussi maintenant. » J’ai des frissons dans le dos rien qu’en en parlant ! Ça remet ta propre mortalité au centre de tes pensées. Ça te fait simplement réaliser que tu ne vas pas vivre éternellement. Personne ne s’en sort vivant au bout du compte. Ça te dit : « Bon, d’accord, profitons de chaque instant, parce qu’on ne sait jamais quand ça va nous tomber dessus. » On ne le sait jamais. C’est généralement quand on ne s’y attend pas. Alors profitons autant qu’on le peut.

Est-ce que Judas Priest a encore le sentiment d’avoir quelque chose à prouver ou à accomplir en 2026 et dans les années à venir ?

Le simple fait que nous soyons encore capables de le faire, nous le prouvons à chaque fois que nous montons sur scène, ce qui est déjà un bonus. À part ça, non, je pense que nous avons franchi le Rubicon. Nous avons accompli tellement de choses au cours de ces cinquante années. Il n’y a pas un matin où je ne remercie pas le fait de pouvoir faire ce que je fais comme métier. Même les hauts et les bas des débuts, dormir dans des camionnettes… Tout ça, c’était vraiment de bons moments, au fond. Nous avions un objectif final, nous croyions en nous-mêmes, et ça a été un formidable voyage au fil des années.

Espérons qu’il y aura encore beaucoup d’autres années à venir dans votre carrière.

Espérons-le. Si tu peux me le garantir, j’en serai très heureux [rires].

Interview réalisée en visio le 10 juillet 2026 par Mathilde Beylacq.
Retranscription & traduction : Mathilde Beylacq.

Site officiel de Judas Priest : judaspriest.com.

Acheter l’album The Best Of Judas Priest.



Laisser un commentaire

  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3