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Chronique Focus   

Kampfar – Djevelmakt


Il est indéniable que le black metal et la scène pagan, voire folk, ont de véritables accointances. Ne serait-ce que culturelles, déjà, par ce tronc commun qui les unit, cette niche commune d’inspiration qui se nourrit des histoires païennes et qui s’enrichit de ses mythes et de ses légendes. Ainsi, allier ces deux styles musicaux en un seul n’a jamais semblé incompatible. Le black metal peut lui aussi résonner comme un véritable chant en l’honneur d’un passé gravé dans les âmes. Et dans ce style, ce pagan black metal, officie un groupe : Kampfar. Avec son nouvel album, la bande de Dolk impose, à nouveau, sa patte unique, pleine de maîtrise et riche d’un savoir-faire aussi ancestral que les mythes que relate le groupe à travers ses paroles.

Chaque titre est pensé, construit et développé pour être addictif, dans le sens ou chacun se veut être une sorte d’hymne. Une démarche offrant à la face la plus sombre du groupe une écoute paisible, mid-tempo et enivrante. Ceci étant notamment dû à l’emploi des claviers et orchestrations qui confèrent à la musique une dimension profonde, aérienne et particulièrement subtile tel qu’il est possible de l’entendre sur la fin de « Blod, Eder og Galle » (qui d’ailleurs peut rappeler le « Mother North » de Satyricon) ou encore sur les refrains de « Swarm Norvegicus ». Des orchestrations jouant la carte de la luminosité, comme lorsqu’elles apportent un véritable contrepoids au chant écorché de Dolk sur un « De Dødes Fane » que Niklas Kvarfoth des Suédois de Shining n’aurait pas renié. Ole Hartvigsen à la guitare et Jon Bakker à la basse quant à eux assurent une rythmique entêtante et où la quatre cordes chante un air empreint de nostalgie, rappelant les premières heures du black metal (« Fortaplse »). A la fois brut mais pourtant très progressif (ces quelques breaks plus « rock » au son de guitare ni vraiment saturé, ni vraiment acoustique et au léger crunch), Kampfar n’en évolue pas pour autant en dehors des sillons qui sont siens. « Our Hands, Our Legion » sacralise à merveille cette volonté d’évoluer en terrain connu.

Djevelmakt s’incruste donc dans la plus logique continuité de Mare (2011) en apportant de nouvelles touches à sa musique telle une subtile évolution musicale au fil des albums qui vient agrémenter son discours. Toujours black, toujours pagan mais désormais un peu plus que cela. Peut-être plus intellectualisée car bien plus orchestrée, sa musique n’en demeure pas moins une référence du style.

Ci-dessous la lyric-vidéo du titre « Swarm Norwegicus » et le morceau « Mylder » :

Album Djevelmakt, sortie le 27 janvier 2014 chez Indie Recordings.



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