Le bien nommé projet Monkeys On Mars rassemble, sans omettre le moindre membre, les effectifs de Mars Red Sky et Monkey3. Ces musiciens se défendent vigoureusement d’avoir proposé un split : cet EP de salutation est une œuvre synchrone, sans bordures ou partage des pistes. Spontanément, on craint de se retrouver simplement face à un disque qui sonnerait comme si quelqu’un avait soudainement décidé de poser une voix sur du Monkey3 ; heureusement, tant s’en faut. D’ailleurs, seule « Seasonal Pyres » s’accommode du chant de Julien Pras (Mars Red Sky), peut-être plus affinée encore que d’ordinaire. Ce recul transparaît globalement dans l’EP, pas surchargé malgré le nombre de membres et la double section rythmique, et les compositions restent cadrées. On essaye certes instinctivement de trouver « quoi vient de qui », mais cette sortie gagne à être abordée avec un esprit neuf.
Le space rock demande en permanence une certaine adresse, tant ses sonorités elles-mêmes peuvent friser le poncif. L’atmosphère est ici saisissante, notamment en section centrale de « Seasonal Pyres », avant une bonne grosse finition plutôt fun et davantage « terrestre ». Le fait que les claviers – aux sonorités ponctuellement exotiques – soient parfois lointains ne signifie pas pour autant qu’ils sont incapables de participer à proprement parler, voire de mener cette danse collaborative. Avec sa façon de mettre tranquillement en place son décor de polar, « Hear The Call » attend par instants un peu trop pour entamer les scènes d’action, mais la récompense est plus qu’honorable. Il n’aurait pas été choquant d’entendre, sur ce titre instrumental, des cris post-metal. Mars Red Sky vient consolider les capacités narratives de Monkey3, permettant notamment d’entreprendre avec style un sublime dialogue en guise de conclusion. Après ces vingt-quatre minutes, on en redemande – mais surtout, on devine que tout n’a pas encore été dit entre ces lurons dont les orbites étaient prédestinées à se croiser. Gageons que ce coup d’essai ne sera que le début de cette aventure galactique.







































La croisière 70000TONS OF METAL 2027 annonce ses premiers noms
Devildriver peint sa musique sans compromis
A Perfect Circle : La magie d’un groupe presque parfait
Hellfest : le renouvellement perpétuel
Marilyn Manson à Nîmes : la rédemption du révérend ?
ULTRA VOMIT dévoile le clip vidéo live de la chanson « A.N.U.S. »
MASTERPLAN dévoile la chanson « Metalmorphosis »
John Corabi quitte (une nouvelle fois) THE DEAD DAISIES
THE OBSESSED signe chez Heavy Psych Sounds Records et sortira son nouvel album Live Fast – Love Hard – Die Free en 2027
Motocultor : l’équilibre fragile d’un festival à taille humaine