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Chronique   

Cathedral – Society’s Pact With Satan


Quoi de mieux que le mois d’Halloween pour un quasi-retour inespéré de Cathedral ? Quasi seulement car le groupe ne se reforme pas : c’est en effet à l’état – particulièrement de circonstances – de mort-vivant qu’il sort Society’s Pact With Satan. Cet EP-zombie revient en effet du fond des limbes. Dernier enregistrement du groupe à la fin des sessions de The Last Spire en 2013, il avait disparu dans les archives du producteur Jaime Gomez Arellano, oublié de tous. Redécouvert récemment par hasard, il a été mixé et offert au public à quelques jours à peine des trente ans du classique The Carnival Bizarre, cerise empoisonnée sur le gâteau roboratif de la discographie de ces monuments du doom.

Car Society’s Pact With Satan n’a rien de la chute de studio : c’est un morceau aux proportions dignes de Reverend Bizarre qui synthétise en trente minutes ce qui a fait l’essence de Cathedral. Les musiciens se font plaisir au fur et à mesure des développements presque narratifs de cette chanson XXL : riffs imparables et inquiétants en fil rouge, voix fantomatiques, touches de claviers, longs passages atmosphériques dignes de films de la Hammer, mais aussi intermède acoustique enchanteur ou accélérations brutales qui donnent une impression de chansons dans la chanson, le tout ponctué des imprécations amères du mage Lee Dorrian, qui fustige le monde actuel et les pouvoirs en place sans faiblir pendant toute la durée du morceau. Toute chaleureuse qu’elle soit, la production ne manque pas de mordant non plus en faisant la part belle aux guitares qui, comme toujours avec Cathedral, portent un édifice dont les fondations – basse et batterie – ne sont jamais prises en défaut. Polymorphe voire monstrueux, jubilatoire, Society’s Pact With Satan a quelque chose du bouquet final. On n’ose pas en espérer plus de la part des Britanniques, qui insistent sur le fait que le projet est bel et bien mort et enterré, mais semblent prêts à déballer leurs archives sur leur Bandcamp flambant neuf. À défaut d’un futur radieux, on aurait tort de se refuser un tel voyage dans le temps.

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News Express   

CATHEDRAL : les détails du nouvel EP Society’s Pact With Satan


Le groupe de doom metal britanique CATHEDRAL sortire un nouvel EP, intitulé Society’s Pact With Satan, le 10 octobre 2025 via Rise Above Records. Voir les détails…



Interview   

Septic Tank : Lee Dorrian, sacré punk


On le connaît comme l’un des patrons du doom, mais avant toute chose, Lee Dorrian est un authentique punk ! Après tout, ne l’a-t-on pas d’abord connu comme frontman de Napalm Death, groupe ayant posé les jalons du grindcore, poussant le punk hardcore à de nouveaux niveaux de violence ? Avant ça encore, durant son adolescence, Dorrian a œuvré en la qualité de rédacteur en chef du fanzine punk de Coventry Committed Suicide et organisait de nombreux concerts dans le milieu, sans parler de son militantisme, notamment pour les droits des animaux. Bref, Lee Dorrian est un punk et, quand on le sait, on comprend mieux la discographie insolite et hétéroclite de Cathedral, groupe ayant certes marqué profondément le doom et le stoner, mais ayant aussi toujours fait fi de toute forme de règle.

Alors quand il revient aux côtés de son fidèle guitariste et ami Gary Jennings, ainsi que le bassiste Scott Carlson (un autre ex-Cathedral) et le producteur Jaime Gomez Arellano (qui pour l’occasion passe à la batterie) pour faire revenir Septic Tank d’entre les morts, groupe punk hardcore qui n’aura d’abord vécu qu’une journée en 1994, on ne sera pas si surpris. Le groupe vient de sortir son premier album au titre évocateur, Rotting Civilisation, et on aura pas résisté à l’envie d’en savoir plus, pour qu’il nous parle de sa passion pour le hardcore et de ce jeune punk qui même à cinquante berges vit toujours en lui.

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Interview   

With The Dead a le cœur lourd


Qui pourrait croire qu’un style musical comme le doom puisse être l’incarnation même de l’amour ? Pourtant, il aura fallu une sacrée dose d’amour à Lee Dorian pour avoir tenu un quart de siècle à la tête de Cathedral, supportant les moqueries d’une scène qui, au départ, ne prenait pas ce genre musical au séreux, puis les critiques des conservateurs qui ne comprenaient pas les virages stylistiques totalement libres du groupe. Et c’est, bien évidemment, toujours de l’amour qui émane de son label Rise Above Records. Mais l’amour n’est pas faite que de fleurs bleues et de rayons de soleil, car plus il est fort, plus il peut être déchirant, amer et douloureux.

Love From With The Dead, le nouvel album de With The Dead, est de ces exutoires dont les musiciens, Lee Dorian en tête, se sont servis pour partager impudiquement leurs moments difficiles, leurs tristesses, leurs désespoirs… Et justement, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se livrer ainsi, si ce n’est l’amour ?

De ces facettes sombres de l’amour il sera donc question dans l’entretien qui suit, mais aussi de la conception particulière de ce second opus, qui fait suite à un changement de line-up qui n’a rien d’anodin, et dont l’objectif était de produire la musique la plus écrasante possible. Lee Dorian nous parle également avec émotion et nostalgie de sa ville de Coventry, dont il dédie une chanson, et de Cathedral, groupe qui comptait beaucoup pour lui et auquel il a donné la mort en 2013… par amour.

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Interview   

With The Dead : Lee Dorian revient d’entre (et avec) les morts


With The Dead

Le 29 avril 2013, Cathedral se donnait la mort. Celui qui fut un des piliers de la scène doom repose désormais paisiblement dans le cimetière des groupes disparus, laissant derrière lui tout un héritage à savourer pour l’éternité. La question était alors : qu’adviendra-t-il des membres de Cathedral, et en particulier des deux leaders, deux figures incontournables de la scène et de l’histoire du doom, le guitariste Garry Jennings et le chanteur Lee Dorian ? Si le premier a rapidement rempilé avec Death Penalty puis le très prometteur Lucifer, le second se faisait assez discret, la tête dans le guidon, à gérer un label, Rise Above Records, qui lui prend énormément de son temps. On aurait presque pu penser qu’avec Cathedral, Dorian avait aussi enterré sa carrière de chanteur. Mais c’était sans compter l’appel insistant de deux anciens locataires du label, et pas des moindres : Tim Bagshaw et Mark Greening, la section rythmique originelle du grand Electric Wizard, celui qui a notamment enfanté le terrible Dopethrone (2000). Ainsi est né un trio qui a pour nom With The Dead, et qu’ils viennent, avec leurs accoutrements de prêtres et mines blafardes, célébrer la messe via un premier album « brutalement heavy » et « sans compromis », comme Dorian se plait à le qualifier.

Dans l’entretien qui suit, Dorian trace avec nous toute la genèse de cette nouvelle formation qui rend d’ores et déjà fébrile tous les fans du genre. Le chanteur se confie sur cette nouvelle étape dans sa carrière, sur ce que le doom représente encore pour lui et sur les sentiments qu’il exprime à travers cette musique. Impossible de ne pas évoquer, dans le même temps, le cas Electric Wizard, le différend qui les a dernièrement opposés et les accusations et mots violents prononcés par le leader Jus Oborn à son encontre – alors que le sorcier de Dorset a longtemps été son protégé. Une relation brisée, comme celle de Bagshaw et Greening avec cette même formation, source d’ « émotions renfrognées » qui semblent s’être en partie déversées dans le premier opus de With The Dead, et dont Dorian nous livre sa version des faits.

En complément, nous avons également évoqué le Roadburn Festival dont Dorian est curateur pour l’édition 2016 et pris des nouvelles du label Rise Above Records. L’occasion de récolter son sentiment aujourd’hui sur un groupe qu’il a été le premier à révéler et qui est actuellement en train de faire le buzz et s’imposer dans le paysage médiatique des musiques rock et metal : Ghost. Beaucoup de sujets, donc, pour un entretien long et riche. Mais tout d’abord revenons sur Cathedral…

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Metalanalyse   

Cathedral sonne son propre glas


Cathedral n’est plus. Lee Dorrian, leader du pilier de la scène doom que représente Cathedral, a déjà dit par le passé que s’ils arrivaient à dix albums ce serait bien. Quoi de plus doom que d’avoir conscience de sa propre immuable mortalité, mieux encore, que de décider de sa propre fin lorsqu’on juge avoir atteint l’objectif de sa vie ?

Lee Dorrian a fait de Cathedral une référence. Il en a exploré de nombreuses facettes, des débuts profondément doom de In Memoriam et l’album The Forest Of Equilibrium, une des tables de la loi du genre, jusqu’aux élans stoner et même foncièrement psychédéliques voire complètement barrés. Il y en a eu des électriques, bien sûr, mais aussi des acoustiques et même du « funky », il y en a eu des courtes et aussi de très longues, il y en a eu aux allures de tubes et d’autres indigestes pour le commun des mortels, il y a eu beaucoup d’original et quelques reprises, il y a eu des pochettes d’album étonnantes où il fait bon s’y perdre, il y a eu des chasseurs de sorcières, des mouettes, des montagnes, du surnaturel, des jardins des délices, des énigmes, et tant d’autres choses. Le monde que Cathedral laisse en héritage est incroyablement riche.

Alors voilà, The Last Spire est ce dixième album. Le groupe a programmé son arrêt en février 2011. A vrai dire, The Guessing Game et la période de doute qui l’a précédé ainsi que son ultime morceau aux allures de bilan (« Cela fait vingt ans, que le futur nous réserve-t-il ? », la question était posée dans le refrain) aurait pu mettre la puce à l’oreille. Pas de tournée de soutien, le groupe a joué son dernier concert en mars de l’année dernière. Et puis, il faut savoir que le maestro est déjà en train de travailler sur l’après, un groupe dénommé Septic Tank, avec le co-fondateur, co-compositeur et guitariste de Cathedral Garry Jenning et le bassiste Scott Carlson qui a enregistré The Last Spire. Autant dire que les fans peuvent se préparer à une seconde vie.

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Blow Up Your Video   

Cathedral : le clip ultime


Ce titre n’a rien d’exagéré. Cette année les fans de doom pleureront le décès de l’un des groupes emblématiques du genre : Cathedral, qui sortira le 30 avril son ultime album, The Last Spire. « Ultime » signifiant bien ici qu’il n’y aura pas d’au-delà pour ces Anglais. Pas même de tournée pour promouvoir sur scène ce dernier chapitre ; la bande à Dorian ayant fait ses adieux à la scène le 3 décembre 2011 au Forum de Londres, au terme de sa tournée pour le précédent album, The Guessing Game.

Et il en est de même pour leur œuvre vidéographique qui s’achève avec un ultime clip pour la chanson « Tower Of Silence », extraite de The Last Spire, qu’ils viennent de dévoiler. Et pour ce dernier coup, tout y passe pour nous rappeler tout ce qui va pouvoir manquer aux fans à commencer par certaines expressions et poses théâtrales de Lee Dorian (chanteur) comme on n’ose plus en faire en cette deuxième décennie du XXIe siècle, ou le batteur qui semble – bien que ce soit du doom – jouer sous Xanax. Un clip aussi en forme de rappel de tout ce qu’ils laissent comme héritage, en plus de leurs riffs sous-accordés : une esthétique gothique inspirée des vieux films d’horreurs des années 60 et 70, de la Hammer (pour les références les plus classes) aux pellicules psychédélico-kitsches de feu Jean Rollin avec son lot d’accessoires dénichés chez l’antiquaire du coin. Un legs dont se sont depuis saisi Electric Wizard et bien d’autres formations doom, stoner ou psychédéliques au sens large et qui remercieront donc Cathedral pour ce dernier don en image, peut-être comme le personnage féminin du clip, en allant déposer quelques orchidées noires sur leur tombe.

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Nouvelles Du Front   

Encore une pochette de Seth Siro Anton…


Moonspell sortira son prochain album intitulé Alpha Noir le 27 avril chez Napalm Records et le groupe a révélé l’artwork de sa pochette qui a été réalisé par… Seth Siro Anton de Septic Flesh. En fait, même sans qu’on nous le dise, on aurait compris tout de suite. Ça saute aux yeux que c’est de lui : ces chairs grisâtres (soit comme un signe de (dé)coloration post-mortem, soit comme la couleur fadasse du monde alentour qui déteindrait sur les personnages, ou comme les chairs brûlées, à l’épiderme de cendres, par un holocauste nucléaire…), le dessin des plaies, et même cette zone plus clair au centre, laissant un liseré noir à la limite du champ de vision, tout y est pour que le style de l’artiste soit reconnaissable au premier coup d’œil.

Nous ne faisons pas la critique du style de Seth Siro Anton, non – d’autant que son art est plus varié que ça. Ce qui nous intéresse, voire nous dépite beaucoup plus, c’est de voir tous ces groupes se diriger vers lui, bien en rang, les uns après les autres, faisant la queue pour obtenir le droit de mettre une de ses œuvres sur la pochette de leur album. On caricature un peu mais quand on voit le défilé de pochettes signées par le Grec, déjà depuis quelques années mais de plus en plus fréquemment depuis au moins un ans, nos pupilles commencent tout de même à crier halte.

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Nouvelles Du Front   

La cathédrale s’effondre


« La dernière chanson de The Garden, qui porte le même titre, appelait difficilement une suite. Nous ne savions pas comment y apporter une suite, nous ne savions même pas si le groupe allait continuer. » Tels étaient les mots de Lee Dorian en mars 2010 dans l’entretien qu’il nous a accordé et ce alors que Cathedral était sur le point de mettre au monde un gros pavé, le dénommé The Guessing Game. Comme quoi le point d’interrogation qui figurait sur la pochette (dépliée) de l’album n’était peut être pas uniquement là pour symboliser le questionnement perpétuel de l’humanité mais aussi le questionnement du groupe quant à son avenir.

Et la réponse vient de tomber : Cathedral n’est plus. Et si les questions existentielles ne pouvaient avoir de réponse que dans le néant ? Quoi de plus « doom », d’ailleurs, comme raisonnement ?

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Live Report   

Les portes de la Cathedral


Il est de ces groupes dits cultes qui font le bonheur de la scène underground, mais qui ne sont pas très écoutés. Dans cette catégorie je voudrais pour preuve les Américains de The Gates Of Slumber qui roulent leur bosse depuis dix ans et qui ont atteint une renommée certaine auprès des connaisseurs du genre heavy/doom. Embarqués sur le label Rise Above de Lee Dorian, chanteur de Cathedral, l’affiche de ce soir fait sens. La dernière date de la tournée européenne 2010 de Cathedral atterrit donc à Paris dans la désormais prisée salle du Divan du Monde.

La tradition veut que la dernière date soit un peu plus spéciale que les autres. Le groupe de première partie pouvant découvrir une surprise sur scène ou pouvant également préparer une surprise au groupe de tête d’affiche. Il n’en a rien été pour ce soir à ce niveau-là. Cela dit, il y a fort à parier que ce concert restera dans la mémoire de la plupart des fans venus ce soir remplir le Divan du Monde jusque dans son balcon.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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