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Live Report   

AC/DC : 50 ans d’électricité te saluent


Le soleil qui accablait Paris et sa région la veille a laissé la place à un ciel nuageux plus clément pour les fans d’AC/DC qui envahissent joyeusement les abords de l’Hippodrome de Longchamp. Site pas simple d’accès ! Le Stade de France n’était probablement pas libre pour cause de fête du sport. A propos de sport, les amis, il faut marcher pour voir Angus ! Si vous preniez le T2 par exemple, dès la sortie, des panneaux AC/DC vous donnent direction et durée à pied. Ici vingt-cinq minutes. Du coup, un soleil plus discret est bienvenu.

It’s a long way to the top if you wanna rock’n’roll. Peut-être est-ce ce que se disent les New-Yorkais de The Pretty Reckless qui ont la lourde tâche d’ouvrir pour les Australiens, position jamais trop simple, vu que les fans présents ne s’intéressent pas spécialement à vous.

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Scorpions : toujours la deutsche qualität !


Le moins que l’on puisse dire, c’est que le festival de Carcassonne n’a encore une fois pas lésiné pour inviter des grands noms du rock au fil de sa programmation 2024. Ainsi, après le passage de Greta Van Fleet, Shaka Ponk, Status Quo, The Stranglers et l’arrivée prochaine de Toto et Sting, c’est au tour des Allemands de Scorpions de venir faire chauffer leurs amplis sur la scène du Théâtre Jean-Deschamps, dans un cadre somptueux, au cœur de la cité médiévale de Carcassonne. Quand un mythe de l’histoire du hard rock rencontre l’Histoire…

Avec seulement trois petites dates en France dans le cadre de sa nouvelle tournée pour fêter les quarante ans de son album classique Love At First Sting, la bande à Rudolph Schenker et Klaus Meine peut compter sur un public venu nombreux dans cet amphithéâtre au sein de l’enceinte de la Cité. En effet, dès l’annonce du concert il y a quelques mois, les fans se sont jetés sur les places en vente, si bien que les quelque trois mille sièges de l’amphithéâtre ont trouvé preneurs en un rien de temps !

En ce mardi 23 juillet 2024, les spectateurs trépignent déjà d’impatience à l’idée de (re)voir le groupe en live. En effet, dès 19h, les fans se massent vite aux abords des grilles d’entrée et attendent impatiemment l’ouverture des portes. Certains jouent des coudes dans les files d’attente pour bien se placer et sont sur les startingblocks, prêts à rentrer au pas de course et à choisir les meilleurs sièges… Retour sur une soirée ô combien mémorable durant laquelle les Allemands ont encore une fois fait montre de leur (d)étonnante vitalité scénique. Les Scorpions sont encore redoutables, qu’on se le dise !

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Status Quo et The Stranglers assiègent la Cité de Carcassonne


Qu’on se le dise, cette tournée de Status Quo sera la dernière. La der des ders ! C’est du moins en substance ce qu’a laissé entendre le guitariste-chanteur Francis Rossi dans une récente interview accordée au Daily Mirror il y a quelques semaines. Mais dans le petit monde de la musique, ce genre de déclaration est à prendre avec des pincettes. En effet, il y a pile quarante ans, le groupe avait déjà annoncé une tournée d’adieu… pour se reformer l’année suivante lors du festival Live Aid de 1985 ! La suite, on la connaît : dix-sept albums studio en plus, des hits en pagaille, des centaines de concerts donnés partout dans le monde et même un long métrage, Bula Quo!, sorti au cinéma en 2013. Cela étant, le décès du guitariste et compère de toujours Rick Parfitt en 2016 a donné un sacré coup d’arrêt à la bonne marche du groupe, si bien que cette tournée Live 2024 d’une quarantaine de dates pourrait effectivement être la dernière. Francis Rossi a indiqué qu’à son âge, il ne se voyait pas rempiler et repartir une nouvelle fois sur les routes…

Autant dire que l’annonce de la venue des Britanniques dans le cadre du Festival de Carcassonne a fait se déplacer le public en ce soir du 15 juillet 2024. Qui plus est, Status Quo se produit ce soir dans l’enceinte du Théâtre Jean-Deschamps, au cœur même de la magnifique cité médiévale, dans une configuration intimiste d’un amphithéâtre à ciel ouvert. Un lieu historique pour un concert historique ! Pour cet adieu, les quelque trois mille spectateurs sont donc au plus près des musiciens pour un moment privilégié. Pour cette occasion, l’affiche est partagée avec The Stranglers qui, malgré ses cinquante ans au compteur, reste encore l’un des fers de lance du (post-)rock britannique. Retour sur une soirée pas comme les autres, certes rythmée par une douce nostalgie, mais ô combien fédératrice.

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Alice Cooper : la tournée du patron !


Après une programmation aux petits oignons lors de sa vingt-septième édition, le festival Pause Guitare Sud De France d’Albi (81) n’a pas changé son fusil d’épaule pour cette mouture 2024. En effet, pour la vingt-huitième année consécutive, c’est une affiche éclectique qui a été proposée au public avec entre autres Chinese Man, Archive, Louise Attaque, I AM, Calogero, Alice Cooper, Gossip, Simple Minds ou bien Hoshi. Autant dire qu’il y en a encore une fois pour tous les goûts ! De plus, un festival off se déroule en parallèle dans différents lieux culturels de la ville et hors les murs pour permettre aux artistes émergents de se faire connaître par le public. En définitive, c’est donc devant de nombreux concerts que vont se presser plus de soixante mille spectateurs dès le 2 juillet 2024 pour cinq jours du festival.

Pour clore les festivités, l’association Arpèges et Trémolos a décidé de mettre les petits plats dans les grands en ce soir du dimanche 7 juillet en y invitant Alice Cooper en tête d’affiche, accompagné en premières parties par Gossip, Simple Minds et Dionysos. Bref, que du beau monde ! C’est donc sur l’immense base nautique de Pratgraussals, qui, depuis douze ans maintenant, accueille la scène principale du festival, que vont se dérouler les quatre concerts de ce soir, résolument électriques.

À ce titre, les festivaliers sont déjà présents dès 17h, à l’ouverture des portes, sous un soleil de plomb, afin de prendre possession du site. Les concerts commencent à 18h et le public se masse d’ores et déjà au niveau des barrières du devant de la scène pour être certain d’être aux premiers loges. Voici ci-dessous, un petit retour sur les prestations de ce dernier soir de Pause Guitare Sud de France 2024.

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Babymetal : les idoles des jeunes à Toulouse


Initialement, le concert prévu au Zénith de Toulouse en ce soir du 23 juin devait se dérouler dans le cadre de la tournée européenne de Bad Omens pour défendre son dernier album en date, intitulé Concrete Jungle, avec Babymetal en première partie. Or, suite à l’annulation par les Américains de toutes leurs dates à venir en raison de la santé vacillante du chanteur Noah Sebastian, c’est Babymetal qui a pris la place de la tête d’affiche avec, pour l’occasion, les musiciens de Las Vegas de Palaye Royale en première partie.

Ainsi, malgré ce changement d’affiche et pas mal de demandes de remboursements de billets les jours précédents, c’est un Zénith en petite configuration qui ouvre ses portes à un public plutôt nombreux. En effet, en plus des spectateurs – curieux – qui ont décidé de garder leur place, le trio japonais possède une solide fanbase qui s’est déplacée des quatre coins de la France juste pour cet évènement (une soirée d’after est même prévue plus tard dans un bar). De fait, à quelques heures du début du show, pas mal de die hard fans sont d’ores et déjà présents aux alentours du Zénith avec le frêle espoir d’apercevoir leurs idoles dans le ballet des tourbus près de la salle. Il n’en sera rien.

Il faut dire que le projet Babymetal a pris de l’ampleur depuis pas loin de dix ans et que le groupe qui a beaucoup tourné avec des pointures du genre (Kiss, Metallica, Guns N’ Roses, Red Hot Chili Peppers, Judas Priest, Slipknot…) est maintenant devenu un phénomène de marketing assumé avec le vent en poupe (un single en collaboration avec Electric Callboy a été dévoilé il y a quelques semaines). De plus, le trio actuellement en pleine tournée mondiale suite à la sortie de l’album The Other One est à l’affiche du Hellfest 2024. Signe que Babymetal a su s’imposer dans le petit monde du metal…

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Megadeth : See you soon!


Paris, Nancy, Clisson, Megadeth est très présent en France en ce mois de juin. Peu de temps après son passage remarqué à l’Olympia en août 2023. Trop tôt pour revenir ? Le Zénith est en effet en configuration réduite. Peut-être le Hellfest a-t-il préempté les finances des metalleux en ce mois de juin ou peut-être que revoir les mêmes un an après, sur le même album, ne motive pas forcément ?

Pas tout à fait les mêmes : Kiko Loureiro a quitté le navire, remplacé sur ses conseils par le Finlandais Teemu Mäntysaari. Il y a donc quand même de la nouveauté du côté de Vic Rattlehead. En attendant de voir si le nouveau six-cordiste brille de mille feux, d’autres Finlandais sont au programme. Il s’agit de Stratovarius, qui se produira aussi au Hellfest et dont le dernier opus, Survive, est sorti en septembre 2022. Tout comme The Sick, The Dying… And The Dead, la dernière production de Megadeth.

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Heavy Week-End – jour 1 : L’amour au premier accord


Nouveau rendez-vous des afficionados du genre : l’édition pilote du Heavy Week-end se tenait les 21, 22 et 23 juin dernier au Zénith de Nancy. Au programme, une affiche résolument prestigieuse, majoritairement trustée par nos dinosaures rockeurs préférés : Scorpions, Deep Purple, Megadeth, Alice Cooper, Judas Priest, Tom Morello, Extreme, ou encore Sortilège. Une proposition parfaitement calibrée, en somme, pour un public globalement senior (dans la large appréciation du terme, disons entre quarante-cinq et soixante-cinq ans) en quête d’une programmation hommage aux années 80 et à la (leur ?) grande époque du hard rock. Une audience nostalgique, certes, mais suffisamment curieuse au demeurant pour pouvoir également apprécier des formations plus jeunes issues du catalogue Drouot, telles que Ayron Jones et The Last Internationale, deux propositions davantage « découverte » pour le grand public.

A une semaine du Hellfest et en plein pendant le Graspop festival, le pari de proposer un troisième gros temps fort metal sur le territoire était risqué, diront certains, savamment étudié, diront d’autres… reste que si l’avenir tranchera la question, l’événement semble s’être déroulé sans encombre et avoir réussi à trouver son public, définitivement friand de ces grandes célébrations rock.

Retour sur la première journée de ce festival en herbe, prélude à un week-end fort en décibels…

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L7 : Les daronnes de retour à Toulouse !


Depuis leur reformation surprise en 2015, les Américaines de L7 n’en finissent plus de tourner et fourmillent de projets. Ainsi, le groupe a sorti le disque Scatter The Rats en 2019 après vingt ans de silence et vient de dévoiler un nouveau titre intitulé « Cooler Than Mars », il y a quelques mois, parallèlement à une tournée commencée en 2022 pour fêter les trente ans du classique album Bricks Are Heavy. C’est dans ce cadre-là que Donita Sparks, Jennifer Finch, Suzy Gardner et Dee Plakas ont annoncé une tournée européenne avec seulement deux petites dates en France en juin : Paris et Toulouse.

Inutile de dire que les fans de la ville rose se sont vite rués sur les plateformes d’achat de places pour pouvoir (re)voir le line up originel jouer sur scène l’intégralité de Bricks Are Heavy. Et pour cause, le dernier passage du groupe à Toulouse remonte à avril 2000 dans l’enceinte de l’ancien Bikini (ravagée en septembre 2001 par la catastrophe d’AZF) pour défendre l’album d’alors, Slap-Happy. À cette époque, la bassiste Jennifer Finch avait déjà quitté L7 pour filer vers d’autres aventures et avait cédé sa place à Janis Tanaka (Pagan Babies, Pink, etc.). Bref, en ce soir du 19 juin 2024, il y a un petit air de retrouvailles qui flotte dans l’arène du Bikini. Le public est en effet majoritairement quarantenaire / cinquantenaire mais la jeune génération est aussi présente pour découvrir en live ce véritable fer de lance du grunge au féminin, qu’on présentait dans le temps comme « le Nirvana au féminin ».

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Rammstein au pas cadencé


Deux ans à peine après son dernier passage, la machinerie allemande Rammstein a fait son grand retour au Groupama Stadium de Lyon. La capitale des Gaules accueille ainsi la deuxième date hexagonale de la tournée des stades de l’emblématique formation de metal industriel, une semaine après son concert au Vélodrome à Marseille. Toujours très bien reçu en France, Rammstein a de nouveau écoulé ses billets en un temps record, rassemblant ainsi plus de cent mille spectateurs en cumulé sur ces deux dates. Si le succès n’est évidemment plus à prouver pour le groupe germanophone le plus écouté au monde, il y a aussi peut-être une sombre idée que la plupart des spectateurs gardent dans un petit coin de leur tête, celle que cette venue pourrait potentiellement être la dernière…

Si on est pessimiste quelques instants, ou réaliste selon certains, le groupe qui a dépassé la trentaine n’est plus constitué des petits jeunes pleins d’ambitions qui découvrent le hard rock après la chute du mur. Le frontman Till Lindemann, en position de doyen du haut de ses soixante et un ans, avait même provoqué quelques inquiétudes après un séjour en soins intensifs en 2020, celui-là même qui se produisait avec un souffle parfois réduit lors de la tournée de 2022. Puis l’année passée, la cohésion du groupe apparaissait fragilisée après les rumeurs et scandales autour des controverses sexuelles concernant toujours le chanteur, sur lesquelles la justice s’est prononcée en clôturant le dossier. Malgré le soutien inconditionnel de son public dans l’ensemble de ces épreuves, l’avenir de la formation pouvait paraître assez incertain ces dernières années. Mais on est en 2024 et beaucoup de choses ont changé. Ce nouveau cycle et cette tournée des stades balayent d’un revers de la main ces hypothèses : Rammstein est en forme et n’a pas dit son dernier mot…

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Deep Purple : réunion des anciens combattants


Ça fait maintenant plus de cinquante-six ans que Deep Purple traîne ses amplis sur toutes les scènes du monde entier et cinquante-six ans que la bande au batteur Ian Paice (seul membre en place depuis le début) enchaîne les albums et les tournées. Ainsi, afin de préparer la sortie de =1 prévue pour le 19 juillet 2024 chez earMusic, voilà que la machine Deep Purple repart à l’assaut des salles de concerts et des festivals. En ce soir du 17 juin, la formation britannique a fait une halte au Zénith de Toulouse dans le cadre de sa tournée =1 More Tour en compagnie des Français de Sortilège, venus, eux, défendre leur dernier effort, Apocalypso, sorti en 2023 chez Verycords.

Autant dire que ce 17 juin prend la forme d’une soirée de retrouvailles entre le public et ses « vieux » héros qui ont bercé sa jeunesse / son adolescence. En effet, Deep Purple est l’un des tout premiers groupes à avoir porté haut l’étendard du hard rock dès le début des années 1970 à travers le monde et Sortilège était sans conteste le fer de lance du heavy français dès 1981 jusqu’à son split de 1986. Bref, deux légendes vont se succéder sur les planches du Zénith et l’audience est déjà prête à en découdre !

En effet, la dernière fois que Deep Purple est venu se frotter au public toulousain, c’était il y a douze ans. Et ça faisait aussi quelques décennies que Sortilège n’était pas venu poser ses amplis dans la ville rose. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’attente était longue pour les fans… et même les autres ! Ainsi, avant l’ouverture des portes, les spectateurs sont déjà présents aux abords du Zénith et se pressent en direction de l’immense salle. Bien entendu, c’est une audience aux cheveux grisonnants (quand il en reste !) qui est majoritaire. Les vieux de la vieille ont répondu présent à l’appel de Deep Purple et Sortilège, et ils comptent bien leur réserver un accueil digne de ce nom.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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