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Chronique Focus   

Electric Callboy – Tekkno


Electric Callboy est un énergumène qui, derrière l’apparente désinvolture de son approche de la musique, cache tout de même de réelles ambitions. La longévité du groupe parle déjà pour lui : Tekkno n’est autre que le sixième opus du groupe à voir le jour, trois ans après Rehab (2019). La formation a surtout connu des changements majeurs pour se solidifier : exit le nom Eskimo Callboy pour devenir Electric Callboy, répondant ainsi aux accusations de manque de respect envers les Inuits. Ensuite, Electric Callboy accueille désormais un nouveau frontman en la personne de Nico Sallach. Ce dernier n’est pas inconnu des fervents amateurs du groupe puisqu’il s’était déjà illustré sur l’EP MMXX (2020). Tekkno est la première réalisation de la formation avec ce nom et ce line-up, l’occasion de revenir à la légèreté des débuts qui manquait parfois à leurs derniers albums aux tonalités plus sombres.

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Interview   

ACOD suit sa propre prophétie


Les années passent et ACOD peaufine son metal extrême mélodique : une production qui gagne en clarté, un habillage orchestral mieux maîtrisé et une progression musicale et textuelle plus marquée. Fort d’une exposition nouvelle chez les amateurs de black metal avec sa signature chez Les Acteurs De L’Ombre, le groupe du sud de la France qui était en duo pour ce nouveau cycle de composition présentait à la mi-septembre son nouveau disque Fourth Reign Over Opacities And Beyond. Si celui-ci s’inscrit comme le deuxième volet d’une trilogie conceptuelle démarrée avec The Divine Triumph de 2018, il marquera forcément un changement dans l’histoire du combo qui évolue et qui dépasse sans doute le statut de groupe émergeant. Qu’importe d’ailleurs la notoriété qu’il va acquérir avec ce nouveau méfait, ACOD poursuit simplement sa route et compose déjà le dernier épisode de sa trilogie, semblant avoir même quelques pistes pour la suite de cette épopée…

Une aventure qui comporte d’ailleurs un secret bien préservé jusqu’à présent : la signification du nom du groupe ! Si des indices se sont glissés dans ce deuxième opus, et s’en glisseront par ailleurs également dans le prochain, personne n’a encore percé le mystère. Malheureusement pour nos lecteurs, le chanteur Frédéric Peuchaud n’en dévoile pas plus dans cet entretien… Pour autant ce dernier nous fait le plaisir de nous parler ci-dessous des nouveautés dans les compos, des anecdotes de tournages de clips, des thématiques autour de cette nouvelle sortie et même de ses goûts pour Emperor et les débuts de Cradle Of Filth.

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Live Report   

Skid Row : le gang met le feu à L’Empreinte


En tournée européenne pour soutenir The Gang’s All Here, leur excellent nouvel album sorti en octobre dernier, Skid Row s’aventure ce soir à l’Empreinte de Savigny le temple pour ce qui sera leur unique date en France, quatre ans après leur dernier passage chez nous.

Les choses n’ont pas été simples pour le groupe du New Jersey depuis le départ forcé de leur chanteur historique, Sebastian Bach en 1996. Malgré la bonne volonté de leurs chanteurs successifs (Solinger, Harnell, ZP Theart), les Skid Row ont du mal à retrouver leur place sur la scène metal actuelle. C’est donc accompagnée de son nouveau chanteur, le Suédois Erik Grönwall (ex-H.E.A.T), que la bande de Rachel Bolan et Dave Sabo officiera aujourd’hui. Et à écouter les conversations de ci de là avant le début du show, le nouvel arrivant est attendu au tournant.

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Interview   

L’essence éternelle de My Sleeping Karma


Sept ans : c’est le temps que les fans de My Sleeping Karma auront dû patienter avant d’entendre Atma, le successeur de Moksha sorti en 2015. Le quatuor était pourtant prêt à avancer dès 2017, mais entre-temps, les épreuves se sont enchaînées, des graves problèmes de santé de l’un des membres du groupe au contexte global de pandémie. Malgré ces circonstances incertaines voire franchement dramatiques, les Allemands ne se sont pas départis de leur luminosité : sur Atma, leur rock instrumental se fait plus hypnotique et solaire que jamais. Au cœur de la musique du groupe, sa capacité de résilience est ce qui lui a permis d’avancer, et ce qu’il communique à son public au fil de ses longs morceaux psychédéliques et orientalisants.

Matte, le bassiste du groupe, est revenu avec nous sur ces difficiles dernières années, où My Sleeping Karma a éprouvé la solidité de ses fondations, et de la musique comme manière de garder le cap au milieu de la tempête. Généreux, optimiste malgré tout, le musicien évoque la genèse d’Atma, mais aussi plus largement sa vision du monde et surtout de My Sleeping Karma.

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Chronique Focus   

Therion – Leviathan II


L’an dernier Therion lançait le premier volet d’un nouveau projet à l’ambition non dissimulée : une trilogie épique intitulée Leviathan. L’objectif de Therion était de livrer tous les éléments qui ont fait sa renommée à travers trois volets aux caractéristiques distinctes. Si Leviathan avait pour dessein de privilégier l’accessibilité en livrant hit après hit, cette suite devait s’orienter vers les tonalités plus sombres de la carrière du groupe. En réalité, Leviathan I et II sont assez proches en termes de direction musicale : comme son aîné, selon son principal compositeur Christofer Johnsson, Leviathan II est le résultat d’une analyse minutieuse de ce qui a fonctionné à travers les âges. Il veut toucher directement ce qui émeut et ravit le public, sans véritables « fioritures », à la différence du troisième volet à venir qui s’annonce plus progressif et expérimental.

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Interview   

Joe Lynn Turner : ce qu’il a dans le ventre


Quinze ans que Joe Lynn Turner n’avait pas proposé de nouvel album solo. Simplement, désireux de « faire quelque chose de spécial, de différent, d’artistique, de plus profond », il attendait le bon moment. La bonne rencontre aussi, en quelque sorte. C’est lorsqu’il a croisé le chemin de Peter Tägtgren qu’est né ce qui aurait dû devenir un nouveau projet pour finalement prendre la forme d’un nouvel album sous son propre nom, intitulé Belly Of The Beast. Le mariage des deux musiciens peut paraître curieux de prime abord tant ils sont issus de styles musicaux, de générations et de géographies différentes. Mais c’est justement là l’intérêt de cette collaboration : montrer Joe Lynn Turner, ce chanteur qui a souvent été qualifié de « pop » ou « commercial », sous un jour différent mais qui le représente tout autant.

Dans l’entretien qui suit, il nous explique ce qu’il y a derrière cet album résolument sombre, en phase avec l’« âme torturée » qu’il est, à l’image de son intérêt pour l’occulte l’ayant mené jusqu’aux confins d’un conspirationnisme débridé, aux fondements scientifiques que l’on pourra qualifier de farfelus ou discutables… On vous en laissera juges. En tout cas, ses propos nous en apprennent plus sur la complexité d’un personnage hors norme qui aura marqué l’histoire du rock, que ce soit au sein de Rainbow, du groupe d’Yngwie Malmsteen et même de Deep Purple. Un album dont il se sert également pour révéler être atteint d’alopécie totalis depuis l’âge de trois ans – une maladie entraînant la perte totale des cheveux. Il nous parle ainsi également, avec beaucoup de sincérité et de manière touchante, de son expérience à vivre avec cette condition que ce soit quand il était enfant ou quand il se faisait une place, usant d’une perruque, dans un milieu musical dominé par les cheveux longs.

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Chronique Focus   

Threshold – Dividing Lines


Les plus fervents amateurs de musique progressive ont déjà entendu le nom de Threshold. Formé en Angleterre, le groupe a acquis une certaine renommée dans les années 90 et début 2000 en étant porté par le duo du guitariste Karl Groom et du claviériste Richard West. Il s’est depuis affirmé comme l’un des représentants les plus éloquents de la scène progressive, ce qui a été confirmé par le succès récent de Legends Of The Shires (2017). Dividing Lines est le douzième effort du groupe et le deuxième depuis le retour du chanteur Glynn Morgan. Il est, selon les dires de Richard West, le grand frère plus ténébreux de Legends Of The Shires. C’est surtout un point d’équilibre atteint entre les grandes élancées dont Threshold a le secret et une approche plus directe.

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Interview   

« Ceci est Skid Row aujourd’hui et à jamais »


Il semblerait que le ciel se soit éclairci pour Skid Row. Après les années Johnny Solinger durant lesquelles le groupe n’a jamais réussi à retrouver la gloire de ses deux premiers albums, le groupe a vécu presque une décennie à être embourbé dans les changements, enchaînant les chanteurs sans jamais trouver chaussure à leur pied… jusqu’à ce que le jeune prodige Erik Grönwall se présente à eux. A partir de là, tout s’est accéléré.

L’album qui deviendra The Gang’s All Here, déjà enregistré une première fois, se voit confié au producteur Nick Raskulinecz qui a un projet pour le groupe : les faire redevenir Skid Row. Après avoir déconstruit et reconstruit l’album sous sa direction, tout en profitant du sang neuf et de la voix d’Erik, le résultat est sans appel : on est directement transporté trente ans en arrière, en retrouvant cette fibre hard/sleaze qui a fait les grandes années du groupe. Un véritable « reboot » dont nous parle le bassiste-compositeur Rachel Bolan, confortablement installé dans son tour bus en pleine tournée britannico-européenne.

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Chronique Focus   

-(16)- – Into Dust


En trois décennies de carrière, les Californiens de -(16)- n’ont jamais dérogé à leur formule : un sludge hargneux, anxieux et écrasant qui n’a rien à envier à celui des incontournables Crowbar, Acid Bath, Eyehategod et consorts, sans jamais vraiment connaître le même succès. La faute à une situation géographique éloignée de l’épicentre néo-orléanais du style peut-être, la faute aussi aux risques du métier – problèmes de drogue, d’alcool, overdoses et galères à l’avenant – qui ont valu au groupe son lot de remaniements de line-up, de pauses et de nouveaux départs. Seul rescapé de la première époque, celle du début des années 1990 : Bobby Ferry, le guitariste promu au rôle de chanteur depuis le départ de Cris Jerue après la sortie de Dream Squasher en 2020. Si ce dernier album était marqué par un effort délibéré d’injecter un peu d’optimisme (pas de guimauve à craindre avec -(16)-, il s’agissait seulement d’aimer beaucoup son chien !) à l’univers sombre et désespéré du groupe, qu’on peut situer entre metal lent et visqueux et punk hardcore teinté de noise à la Unsane, pour Into Dust, leur neuvième opus, les Américains se tiennent à leurs fondamentaux : bile noire, temps qui passe, misère et addiction. De quoi mordre la poussière, donc, à grands coups de riffs et de négativité.

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Live Report   

Ayron Jones : Spontanéité, riffs et sourires


En novembre 2021 Ayron Jones se produisait au New Morning. Quelques mois plus tard, il était mis en avant par un Nagui enthousiaste à Taratata, se produisait au Hellfest du siècle ou encore en première partie des Rolling Stones. L’homme de Seattle prendrait-il la grosse tête, attaché désormais à des sorties prestigieuses ? Que nenni, il tourne et tourne, encore, partout.

En effet, on pouvait le retrouver à Cléon, Nantes, Bordeaux et Ris-Orangis. Comme quoi, l’artiste reste les pieds sur terre et va chercher ses fans dans les moindres salles de l’Hexagone. Quoi ? Cléon et les autres villes citées ne seraient donc pas prestigieuses ? Oh là, esprits chagrins et tatillons qui ergotez passez votre chemin, pour notre part nous retrouvons Ayron sur sa date à La Cigale. New Morning, La Cigale, on double quasiment la capacité d’une salle à l’autre. Sacrée marche ! Pour savoir si l’Américain l’a franchie, suivez-nous dans la salle du boulevard de Rochechouart, Paris XVIIIe, et profitez dans un premier temps de Last Temptation.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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