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Chronique Focus   

Mikael Åkerfeldt – Clark (Soundtrack From The Netflix Series)


Nouvelle mini-série diffusée par Netflix, Clark agrège de nombreux noms bien connus des lecteurs de Radio Metal : Tobias Forge, Amalie Bruun (Myrkur), Erik Danielsson (Watain), Hank von Helvete et Mikael Åkerfeldt qui apparaît en caméo dans le deuxième épisode et qui, surtout, en signe la bande originale. Ces participations étonnent peu lorsque l’on connaît l’identité du réalisateur, Jonas Åkerlund, qui, lorsqu’il ne travaille pas sur les clips de stars internationales, renoue avec le monde du metal dont il est issu et demeuré proche, en réalisant notamment le film Lord Of Chaos.

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Interview   

Sur la route avec Messa


Avec leurs deux premiers albums, Befry (2016) et Feast For Water (2018), les Italiens de Messa s’étaient fait remarquer pour le doom élégant et atmosphérique. Arrivés juste après la vague occult rock/doom à chanteuse des années 2010, ils s’approprient cette recette et affirment leur personnalité, qui brille sur Close, sorti cette année : en allant puiser leur inspiration tout au long du pourtour de la mer Méditerranée, ils proposent cette fois-ci un voyage fantasmé, tant vers de nouveaux horizons qu’au long de paysages intérieurs. Fraîchement signé par Svart, le label finlandais, Messa rend autant hommage à ses influences (Om pour le doom orientalisant, The Devil’s Blood pour l’inspiration initiale, comme nous le confiaient les musiciens après l’interview) qu’il s’en émancipe.

À l’occasion de la double performance du groupe au Roadburn – d’abord l’interprétation de Close dans son intégralité sur la Main Stage, puis un set inédit dans le skate park –, nous avons échangé avec Marco (basse) et Alberto (guitare), les deux compositeurs principaux du groupe. Affables et chaleureux, ils sont revenus avec nous sur la genèse de Close, mais aussi sur leur parcours de musiciens provenant d’horizons différents…

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Live Report   

Suicidal Tendencies : Bon pied, bon œil… et toujours le feu sacré !


Mine de rien, ça fait maintenant plus de quarante ans que Suicidal Tendencies arpente toutes les scènes du monde et quarante ans que l’increvable Mike Muir est à la barre de ce fringant navire, et ce, malgré les très nombreux changements de line-up. Trois petits jours après avoir clos de main de maître la première soirée du Hellfest et mis le feu sur la scène de la Warzone, voilà que le groupe vient en ce soir du 20 juin poser ses amplis à Toulouse, dans l’arène du Bikini. Au vu de l’immense foule qui se presse devant les portes de la salle toulousaine pour un lundi soir, force est de constater que Suicidal Tendencies fait toujours recette auprès des fans, alors que le groupe passe très régulièrement dans la ville rose depuis maintenant une bonne quinzaine d’années !

Et même si l’ex-Slayer, Dave Lombardo, ne sera pas de la partie ce soir (il est parti s’acoquiner avec les thrashers de Testament) et que le bassiste Roberto « Ra » Díaz sera lui aussi aux abonnés absents (il tourne actuellement avec Korn), le line-up de cette tournée n’est pour autant pas en reste. Bien au contraire ! Mike Muir a eu la bonne idée de faire appel au batteur Brandon Pertzborn (Corey Talor, Marylin Manson, Doyle, Limp Bizkit, Black Flag,…) pour remplacer le sieur Lombardo derrière les fûts et de laisser la quatre-cordes au tout jeune Tye Trujillo, le fils d’un certain Robert qui a fait ses gammes avec Mike Muir dans Suicidal Tendencies et Infectious Groove il y a quelques années et qui officie maintenant dans un obscur petit groupe du nom de Metallica…

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Interview   

Final Light : Cult Of Perturbator


C’est devenu une marque de fabrique : le Roadburn Festival est un créateur de rencontres et de collaborations fascinantes. La dernière en date : celle entre James Kent, l’homme derrière le projet Perturbator, et Johannes Persson, le leader de Cult Of Luna. Une rencontre improbable… ou peut-être pas tant que ça quand on connaît leurs univers respectifs et qu’on constate le naturel du résultat. Chacun est fan de l’œuvre de l’autre, mais ça ne suffit pas : il faut qu’une alchimie se crée, et force est de constater qu’entre James et Johannes, ça a tout de suite collé. Conçu à l’origine en deux mois pour être produit sur scène lors du Roadburn 2020, Final Light a finalement profité de la pandémie pour parfaire ses six premiers morceaux qui constituent le premier album, pour enfin le présenter au public cette année, accompagné des batteurs Mehdi Thépegnier et Dylan Hyard.

Alors que le premier était en vacances à Seattle et le second chez lui en pleine préparation du dîner pour ses enfants, nous avons interrogé James Kent et Johannes Persson pour en savoir plus sur le projet, son approche, son processus, mais aussi la personnalité des deux musiciens qui, là encore, se rejoignent sur bien des points.

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Chronique Focus   

Mantar – Pain Is Forever And This Is the End


« No pain, no gain », telle est la philosophie de Mantar selon le compositeur Hanno Klänhardt, fermement décidé à ne pas se reposer sur ses lauriers alors que le duo a acquis un certain niveau de notoriété en l’espace de dix ans. Il aurait été confortable après trois albums – sans compter l’album de reprises Grungetown Hooligans II de 2020 –, qui ont tous été bien reçus par la critique et par le public, de se conformer au son qui a fait leur succès. Surtout que The Modern Art Of Setting Ablaze était déjà éprouvant pour le duo et symbolisait une forme d’accomplissement en soi, plus massif et accrocheur et toujours en dehors des étiquettes stylistiques dont Mantar s’affranchit volontiers. Sauf qu’avec Pain Is Forever And This Is the End, les Allemands souhaitent renoncer à certains acquis et cela passe donc par beaucoup d’efforts et de labeur, au point que le travail demandé par leurs propres exigences a failli pousser le groupe à s’arrêter. Mais après une période difficile faite de sueur, de douleur et d’incertitudes, le quatrième opus qui porte bien son nom, délibérément excessif, voit bien le jour.

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Interview   

Powerwolf : la messe enflammée


Powerwolf, en digne héritier des groupes à grand spectacle, tels Iron Maiden ou Kiss, la grandiloquence, ça les connaît. Et quand, alors qu’ils n’ont toujours pas pu défendre leur dernier album en date Call Of The Wild, ils décident de donner dans le live stream, ils ne font pas les choses à moitié. Ainsi est né The Monumental Mass – la messe monumentale, tout est dans le titre. Au programme : une heure vingt, quatre plateaux pour quatre chapitres, un écran à LED géant, des intermèdes cinématographiques, des acteurs et figurants, des danseuses, un orgue d’où jaillissent des gerbes de feu, des ailes d’anges qui s’embrasent, des effets en veux-tu en voilà… Et le groupe qui fait le show évidemment, entre hymnes heavy à s’époumoner dans son salon et grand divertissement qui en met plein la vue. Même les géants de la pop n’ont qu’à bien se tenir face à la meute de loups !

C’est à l’occasion de la sortie de ce véritable film-concert que nous avons échangé avec Falk Maria Schiegel, le plus intenable des claviéristes, pour qu’il nous parle des dessous de cette prouesse, mais aussi de son rapport au live et du concept scénique global de Powerwolf.

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Chronique Focus   

Powerwolf – The Monumental Mass: A Cinematic Metal Event


On imagine sans peine la frustration de Powerwolf. Habitués à communier avec son public via son heavy/power metal grand spectacle, les Allemands ont dû cette fois se résigner à ne pas pouvoir défendre Call Of The Wild dignement en live en raison de la pandémie. Powerwolf s’est donc montré inventif : plutôt que de proposer un simple concert retransmis avec un accès payant, autant emprunter un peu à Behemoth et proposer… quelque chose de plus spectaculaire. The Monumental Mass: A Cinematic Metal Event est né. C’est une ode à la surenchère et à la grandiloquence, un culte qui fait passer l’opulence clunisienne du XIe siècle pour de la retenue. La meute a mis les moyens.

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Interview   

Shinedown : le devoir de vérité


Décidément, Shinedown ne prend pas ses albums à la légère. Après un Attention Attention narrant une histoire faisant appel à des vécus et sentiments très intérieurs, le combo floridien a cette fois saisi le côté à la fois dramatique et historique de la période que nous vivons pour développer un concept tourné vers l’extérieur. Planet Zero dépeint un potentiel monde futur « avec zéro bon sens, zéro responsabilité, zéro tolérance pour les opinions différentes de ce qu’on entend sur Twitter ou à la télé ». Tout y passe : réseaux sociaux, cancel culture, les fractures idéologiques, les questions environnementales… A croire Shinedown, la science-fiction dystopique est proche de devenir réalité, si ce n’est déjà fait.

Planet Zero se veut avant tout une sonnette d’alarme pour une prise de conscience, car malgré tous ces problèmes le chanteur Brent Smith, que nous avons interrogé ci-après, garde foi en l’humanité. C’est pourquoi la musique de Shinedown est tout sauf déprimante : elle veut fédérer pour mieux instaurer le dialogue et la discussion sur tous ces sujets. Un album très humain dans sa philosophie, très centré sur l’essence du rock, et dans sa conception. L’honnêteté prime autant dans le son que dans les mots.

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Chronique Focus   

Municipal Waste – Electrified Brain


Municipal Waste remplit son office depuis 2001, où il avait décidé d’honorer le thrash crossover à l’ancienne avant même la mode des revivals. Le seul objectif du groupe était de composer des titres efficaces et rapides ayant fonction d’exutoire. Waste’em All (2003), référence non dissimulée à Metallica, annonçait la couleur. Municipal Waste a acquis une certaine notoriété grâce à l’excellente réception de The Art Of Partying (2007) qui explicitait son programme et sa raison d’être. Vingt et un ans après la création du groupe originaire de Richmond, rien n’a changé. Absolument rien. Municipal Waste entend toujours délivrer son thrash de fêtard aux relents punks. Electrified Brain n’a pas d’autres prétentions. Il fait ce qu’il a à faire avec le plus d’application possible.

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Interview   

Coheed And Cambria et ses « explorations spontanées »


S’il y a un groupe inclassable, c’est bien Coheed And Cambria : si on peut y retrouver des éléments, rock, metal, pop, emo, hardcore ou progressifs, le groupe ne rentre pour autant vraiment dans aucune de ces cases. Et force est de constater que Vaxis – Act II: A Window Of The Waking Mind ne fera rien pour arranger ça… et c’est tant mieux, car c’est pour son côté aussi singulier qu’étrangement accessible qu’on aime Coheed And Cambria. Avec son dixième album et deuxième d’une pentalogie conceptuelle tournant toujours autour de l’univers Amory Wars, le combo américain mené par Claudio Sanchez ne s’est pas refusé grand-chose, allant du « A Disappearing Act » au très théâtral « Window Of The Waking Mind ».

Nous avons justement échangé avec le chanteur-guitariste de la conception aussi bien musicale que thématique du disque qui, par ailleurs, voit le jour vingt ans après le premier album, The Second Stage Turbine Blade. L’occasion d’un petit flash-back pour évoquer les débuts du groupe qui, déjà, se distinguait par son originalité. Nous en avons aussi profité pour évoquer Taylor Hawkins, le regretté batteur des Foo Fighters qui était venu leur prêter main-forte à l’époque du remarquable Good Apollo, I’m Burning Star IV, Volume Two: No World for Tomorrow (2007).

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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