ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Live Report   

Steve Vai ne triche pas


Le moins que l’on puisse dire est que Steve Vai n’a pas chômé durant la pandémie. En effet, le guitariste de sopixante-deux ans a profité des confinements forcés pour composer et enregistrer les morceaux de son dixième album, Inviolate. Parallèlement à son travail de composition, l’homme s’est aussi investi avec les équipes d’Ibanez pour concevoir Hydra, une guitare conceptuelle sous forme de défi technologique et d’influences steampunk qu’il a présentée récemment dans la vidéo du morceau « Teeth Of The Hydra ». Hydra… Ce véritable monstre à trois têtes dotés d’un manche douze cordes qui devient fretless à partir de la neuvième case, d’un autre de sept cordes et d’un troisième de basse quatre cordes dont deux fretless, en plus de ses treize cordes traversantes de harpe, en a fasciné plus d’un. Autant dire que l’annonce d’une tournée européenne avec pas moins de huit dates en France a réveillé les ardeurs des fans à l’idée de voir le maestro jouer avec cette guitare unique.

Mais d’Hydra, il n’en sera pas malheureusement pas question, Steve Vai n’ayant pas apporté son instrument avec lui sur le Vieux Continent. Le guitariste a été opéré des tendons de l’épaule l’année dernière peu avant l’enregistrement d’Inviolate, le contraignant ainsi à ne pas porter de poids trop lourd pour ne pas forcer sur son épaule. Il espère pouvoir utiliser Hydra dans sa future tournée US qui débutera le 28 septembre prochain et peut-être même revenir en Europe courant 2023 pour présenter l’hydre à trois têtes aux fans européens…

Lire la suite…



Interview   

Kreator : de la haine à l’amour


Certes, Kreator prend son temps entre ses albums, mais ce n’est que pour mieux marquer le coup quand ceux-ci sortent. Difficile de ne pas reconnaître que le groupe allemand est depuis deux décennies dans une dynamique forte que rien ne semble pouvoir arrêter, pas même une pandémie ou un changement de bassiste. Fait notable : même ses œuvres un temps controversées semblent être redécouvertes et générer un regain d’intérêt, à l’image d’Endorama (1999) sur lequel Mille Petrozza a exprimé tout son amour pour les musiques gothiques et qui s’est vu récemment réédité.

Plus encore, on se rend compte désormais à quel point, même après avoir largement renoué avec les racines du groupe, ce genre d’« expérience » a enrichi la palette sonore de Kreator. Pour preuve le nouvel album Hate Über Alles : si on retrouve le thrash hymnique, brutal et sans concession qu’on adore chez les Allemands ainsi que les thématiques chères à Petrozza, tantôt en forme de sonnette d’alarme, tantôt galvanisantes, le quinzième opus de Kreator ne manque pas de surprises. La bande-son idéale pour se rendre compte du chemin parcouru et célébrer quarante ans de carrière pour le groupe qui a commencé en 1982 sous le nom de Metal Militia… Nous discutons de tout cela, ci-après, avec la tête pensante de Kreator.

Lire l’interview…



Chronique Focus   

Soulfly – Totem


Retour aux fondamentaux. C’est le credo de Max Cavalera derrière la conception de Totem, la douzième réalisation de Soulfly. Outre cette volonté de renouer avec les méthodes qui ont fait le succès de Sepultura à ses débuts, Totem marque aussi un changement de taille : le départ du guitariste Marc Rizzo, à l’œuvre depuis Prophecy (2004). Max Cavalera a donc réalisé Totem avec son fils Zyon à la batterie, présent depuis 2012, et le bassiste Mike Leon. Totem a nécessité presque deux ans d’écriture, de longues sessions de jams où les riffs devaient s’imbriquer instinctivement. Totem est un album qui cherche à se reconnecter « aux esprits animaux, à la forêt, à l’environnement » si l’on reprend les dires de son géniteur. « Roots », vous avez dit…

Lire la suite…



Interview   

Ghost : l’empire dans la tête de Tobias Forge


Interviewer Tobias Forge est toujours frustrant. Pourquoi ? Parce qu’on n’a jamais assez de temps ! Même si son identité a été officiellement révélée avec Prequelle (2018), force est de constater que l’homme derrière Ghost fascine toujours, à la fois par son succès, conséquence d’une vision affûtée qu’il a pour son projet et sa musique, mais aussi par sa capacité de réflexion. Ghost, c’est avant tout du divertissement, certes, mais derrière le satanisme à grand spectacle, il y a toujours des faux-semblants, des pistes à éclaircir et une dimension plus empreinte de « réel » à explorer.

A la fin de notre dernier entretien le 21 mars dernier, à l’occasion de la sortie d’Impera, nous étions loin d’avoir pu aborder tout ce que nous voulions avec Tobias. Voilà pourquoi nous avons saisi la venue de l’artiste à Paris quelques jours avant le Hellfest comme une occasion de poursuivre notre échange et, notamment, d’approfondir sa vision de l’art, mais aussi son concept de cycle des empires, faisant le parallèle avec ce que l’on vit aujourd’hui. Comme toujours, l’échange a été trop court, mais passionnant et sincère.

Lire l’interview…



Chronique Focus   

My Sleeping Karma – Atma


Pas moins de sept ans ont déferlé entre les doigts du quatuor allemand My Sleeping Karma depuis le précédent album studio, Moksha. Près du tiers de leur déjà longue carrière, menée de front avec un line-up inchangé ; sept années marquées par les événements récents que l’on ne connaît que trop, en plus d’épreuves plus personnelles dont les détails n’appartiennent qu’à eux. Le travail sur Atma a pourtant débuté dès 2017, mais les difficultés étaient telles que les membres ont même, un temps, craint que leur aventure musicale ne s’arrête pour de bon. Cette sortie est pour eux une forme de soulagement, la cristallisation d’une entité dont il n’était pas donné d’avance qu’elle verrait le jour, et peu leur importe, au fond, que le succès soit au rendez-vous ou non : cela ne représentera que du bonus.

Lire la suite…



Interview   

Hyrgal et le pacte de la renaissance


Un règne s’achève et un nouveau cycle s’ouvre. Si seulement dix-huit mois séparent Fin De Règne et ce troisième album qui se passe de titre, il s’agit bien d’un Hyrgal nouveau intensément plus noir. Une dimension plus radicale, un son plus cru et une nostalgie toujours plus évidente pour l’âge d’or du black metal. D’autant plus que la perspective du projet est tout à fait différente pour ce groupe mené par Clément Flandrois qui peut désormais s’y dévouer corps et âme, l’aventure de Svart Crown s’étant terminée dans le même temps. S’il s’agit bien d’un nouveau cycle qui s’annonce, il n’en est pas pour autant une surprise puisque son compositeur évoquait déjà avec nous lors du dernier entretien son désir de revenir à la source de la flamme qui l’anime…

Sur la base d’une spiritualité nouvelle, mêlée à de la colère et à de la rage, les membres d’Hyrgal scellent un nouveau pacte. Malgré la fidélité au principe de la musique de l’instant, nous sentons bien en discutant avec le musicien que le disque sans nom a pris une tournure différente que ce qui était initialement envisagé, portant sans doute avec lui des épreuves de la vie supplémentaires et imprévisibles. C’est à quelques jours de la présentation scénique de ce nouveau méfait dans le cadre du LADLO Fest, qui devait initialement être celle de Fin De Règne mais qui n’a jamais pu se tenir à cause de la pandémie, que nous nous sommes entretenus avec l’artiste. Du retour à un enregistrement traditionnel au fil thématique qui se dégage, Clément Flandrois nous en dit plus sur ce « redémarrage à zéro »…

Lire l’interview…



Live Report   

La tournée des stades de Rammstein : schöner, größer, härter


Alors qu’ils avaient prévu de continuer leur tournée des stades d’Europe et d’ailleurs en 2020, les membres de Rammstein se sont retrouvés, comme tous leurs confrères du monde de la musique, à devoir ronger leur frein. Et c’est après deux ans d’ajournements et d’incertitudes qu’ils reprennent le projet là où ils l’avaient laissé : ambitieux, pharaonesque, et destiné à en mettre plein les yeux et les oreilles à des centaines de milliers de fans. Mais entre-temps, les Allemands n’ont pas chômé, et ce n’est plus seulement leur album Rammstein qu’ils ont à défendre sur scène, mais aussi Zeit, huitième opus sorti entre-temps, à peine un mois avant leur grand retour.

Et comme on pouvait s’y attendre, le public, après avoir dû faire preuve de patience, a répondu présent : la plupart des dates de la tournée ont été doublées, et tout a été fait pour accommoder des foules de taille spectaculaire. Ainsi, le 5 juillet à Nimègue aux Pays-Bas – quasiment à domicile à peine une demi-heure de la frontière allemande, comme en atteste le nombre de concitoyens du groupe dans le public –, ce ne sont pas moins de 65 000 personnes qui se sont pressées devant la scène spectaculaire installée dans le Goffertpark pour l’occasion. Les petits plats ont été mis dans les grands pour les accueillir et tout se déroule avec calme et fluidité, même lors de la date de la veille qui menaçait d’être perturbée par des grèves et des manifestations. C’est que le public s’est montré prévoyant, et est arrivé par centaines tout au long d’un après-midi particulièrement ensoleillé. De quoi entamer la soirée avec des couleurs et, pour certains, déjà passablement imbibés…

Lire la suite…



Interview   

Mantar : 1 – Univers : 0


Pain Is Forever And This Is The End : derrière ce titre exagérément dramatique et cynique se cache en réalité l’album qui a bien failli mettre un coup d’arrêt à Mantar. Entre un genou cassé à deux reprises, une déprime, le « syndrome de l’imposteur » et des crises de rage, ça n’aura pas été une partie de plaisir de venir à bout de ce cinquième opus. Toujours est-il que les épreuves ont été surmontées et Pain Is Forever And This Is The End voit désormais le jour, et il pourrait bien déstabiliser les habitués du groupe qui a légèrement revu sa formule : plus rock, plus mélodique, plus dynamique, plus varié.

C’est en substance ce dont nous parlons ci-après avec Hanno Klänhardt, chanteur-guitariste du duo, qui explique notamment l’influence de l’album de reprises Grungetown Hooligans II sur les nouvelles compositions et sur certaines prises de conscience. Il revient également sur la thématique générale de l’album – la peur de notre propre finitude – pour digresser sur des sujets plus socio-politico-spirituels. Comme d’habitude : la conversation s’est avérée particulièrement riche. Pas mal pour un groupe qui, finalement, n’a d’autre prétention que « divertir »…

Lire l’interview…



Chronique Focus   

Oceans Of Slumber – Starlight And Ash


Egrenés depuis mars, les trois premiers singles de ce cinquième album des Américains – qui en sont également, dans le même ordre, les trois premiers morceaux – ont entretenu une impatience teintée d’inquiétude pour certains de leurs fans, en laissant augurer une nouvelle direction beaucoup plus douce voire l’abandon de l’aspect metal de leur musique. Jusque-là, celle-ci séduisait par l’originalité de ses croisements stylistiques, malgré un équilibre encore perfectible. Souvent passionnant et saisissant d’émotion, son mélange inédit de complexité prog, de pesanteur doom, d’agressivité death metal, de sombreur gothique, de rusticité blues et de rondeur soul peinait parfois à les harmoniser, se contentant alors de juxtaposer ces composants en une mosaïque disjointe. Ce sont ces considérations, peut-être partagées par le groupe, qui l’ont apparemment incité à s’interroger sur son identité musicale, jusqu’à aboutir à une formule renouvelée, qui ne convainc que partiellement.

Lire la suite…



Interview   

Lux Incerta dans l’ombre du crépuscule


Dire qu’il aura fallu vingt ans à Lux Incerta pour être considéré comme un projet de premier plan pour ses compositeurs serait un peu tiré par les cheveux, mais la vérité n’est finalement pas très éloignée si l’on en croit les confidences de son guitariste. Lux Incerta se faisait difficilement une place entre les différentes formations du duo fondateur Benjamin Belot et Gilles Moinet, avec Penumbra pour le premier et The Old Dead Tree pour le guitariste, si bien que le premier album A Decade Of Dusk a été publié dans une grande intimité, comme trop souvent dans la scène doom par ailleurs… Mais les années passent, certaines formations s’éteignent et la vie professionnelle et personnelle se tasse, et Lux Incerta peut aujourd’hui enfin bénéficier du temps et de l’investissement qu’il mérite. En résulte Dark Odyssey, une œuvre beaucoup plus aboutie qui affiche clairement son ambition d’être amenée à la lumière…

Bien qu’imprégné d’une certaine nostalgie et d’une admiration sans faille pour les classiques du doom/death, Dark Odyssey est un album qui se veut résolument contemporain avec une production léchée et maîtrisée bénéficiant notamment d’orchestrations travaillées. En réalité, ses penseurs et compositeurs préfèreront l’appellation de dark metal pour le qualifier, Lux Incerta ne se contentant pas d’appliquer les codes du doom mais embrassant aussi les mélodies du metal progressif voire même du post-black metal. Un disque plus complet et complexe, qui enferme évidemment un noyau mélancolique et une tristesse profonde sublimés par des pièces massives et éclectiques. Nous revenons en profondeur avec le guitariste Gilles Moinet sur ce qui entoure cette œuvre et plus globalement sur l’histoire du groupe, accompagné de la nouvelle recrue Maxime Pascal à la basse, qui vient tout juste de rejoindre le train de Lux Incerta et qui partage ses sentiments sur ce premier voyage.

Lire l’interview…



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
    previous arrow
    next arrow
     
  • 1/3