Quatorze ans après, les fans sont rassurés : Gronibard n’a pas choisi d’élever le niveau et reste en dessous de la ceinture. Tout cela était d’ailleurs annoncé avec élégance par le titre du troisième album, Regarde Les Hommes Sucer. Ainsi, ceux qui se marraient avec le groupe depuis plus de vingt ans continueront à se fendre la poire, tandis que les hermétiques qui passaient autrefois leur chemin râleront peut-être de manière plus véhémente sur les réseaux sociaux… Car c’est une fatalité, l’époque évolue et par conséquent la société et l’humour aussi. Peu importe pour le groupe français qui n’a jamais eu vocation qu’à se faire rire lui-même, et même si la blague « tire sur mon doigt » avait vocation à disparaître, ainsi soit-il, le groupe tirerait sa révérence. Pour l’heure, le réveil de Gronibard fait des heureux chez les amateurs de metal gras et de blagues potaches, surtout que le groupe revient avec un attirail bien différent qu’à l’époque de ses premiers méfaits, avec une production massive, une signature chez Season Of Mist, un bel objet avec un artwork poussé ainsi que des photos promo bien travaillées.
Leur troisième offrande n’est en effet pas qu’une histoire de farce. En réalité, le nouvel album marque un changement dans la démarche du combo, comme nous le confie Albatard, puisque la musique a été pensée avant les textes et le chant. L’intention de produire sérieusement un grindcore old school était telle que l’album aurait pu sortir sous un autre nom que Gronibard, pour séparer clairement les démarches. Mais finalement la bonne combinaison entre la musique peaufinée et les textes salaces d’Anal Capone a eu raison du groupe qui gagne en maturité tout en restant profondément puéril. Preuve en est que la subtilité est de mise derrière l’apparente débilité du projet, l’entretien réalisé avec le bassiste s’est avéré relativement studieux, passant par le recul sur leur propre sens de l’humour à l’hommage rendu aux pointures du death metal. Cependant ne nous y trompons pas, Gronibard reste dans sa ligne de conduite et quelques vannes se glissent entre les évocations régulières de l’appareil génital.


Se rendre à Durbuy fait partie des petits plaisirs de la vie qui, ces deux dernières années, nous avaient particulièrement manqué. C’est donc avec joie que nous avons assisté à l’édition 2022 du Durbuy Rock Fest qui proposait une bien belle cuvée en termes de line-up. Primordial, Swallow The Sun, Septicflesh etc. : du beau monde était au rendez-vous. Mais ce ne sont pas pour les gros noms que notre équipe avait fait le déplacement. En effet, outre la présence du stand Radio Metal pour la première fois lors d’un événement se déroulant à l’étranger, c’est pour couvrir les prestations des groupes belges que notre équipe avait pris place à Bomal-sur-Ourthe.



































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