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Chronique   

The Acacia Strain – Step Into The Light


The Acacia Strain arpente depuis une vingtaine d’années un large spectre allant du metalcore au doom en passant par le sludge. Plutôt que de proposer un unique album, le groupe marque le coup en scindant son propos en deux volets simultanés. Step Into The Light est le plus concis, et plafonne à vingt-quatre minutes. Petit mais teigneux : le titre, repris solennellement en introduction, sonne comme une exhortation à sortir de notre cachette pour faire face à un jugement. L’esprit hardcore est présent, mais pas que. Des éléments de slamming brutal death jonchent le sol. Le chant tend également, fugacement, ici et là, vers des aigus qui rappellent le pig squeal ; ceci, en plus de la brièveté des pistes, ramène vite au grindcore. Enfin, Step Into The Light ne serait pas complet sans ses aspects sludge, chers à la formation.

Construire une personnalité sur des morceaux courts est toujours un défi. L’album reste globalement satisfaisant à ce niveau, et ce malgré quelques transitions et fins de morceaux qui peuvent sembler un peu aléatoires. Quelques variations surprise de tempo retiennent l’attention, sans sembler forcées ni tirer vers des cadences extrêmes. Les guitares mugissent furieusement par instants, et un groove momentané peut parfois surgir et contraster avec la charge effrénée opérée par le chant (« Open Wound »). « Sinkhole » pourrait presque faire office de pause s’il ne mettait pas finalement en œuvre de gros rouages, afin de nous broyer lentement mais sûrement. Même si certaines coutures restent apparentes, Step Into The Light est un amalgame intéressant entre genres lourds et gras, auxquels se joignent quelques autres plus incisifs. Presque sans détours, il fera office de bon défouloir, tranchant nettement avec son faux jumeau et parvenant à offrir un semblant de nouveauté dans la discographie de The Acacia Strain.

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Arkona – Kob’


Depuis Yav, Arkona n’en finit plus d’éliminer de sa musique les éléments les plus évidemment folk, pour suivre un chemin plus personnel et ardu. Khram confirmait cette direction et Kob’ condamne tout retour en arrière. Le groupe est définitivement entré dans l’âge adulte, marqué par la fin de l’innocence, des mélodies légères, des accordéons dansants et des tournures simplistes. Ce nouvel album s’enfonce dans un territoire de plus en plus sombre, sur lequel l’emprise du black metal est désormais totale. L’album, dont le titre signifie « sort », plonge dans la matière occulte du passé dont l’humanité s’est détachée. Il est parcouru de murmures, de voix grinçantes ou de rires possédés, Masha démultipliant ses capacités vocales. De plus en plus, les compositions s’étendent, se stratifient, empruntent au prog ses détours.

Ainsi « Ydi », la plus longue de l’album, offre un passionnant périple au fil duquel s’exprime de multiples façons une sauvagerie primaire, crûment belle (chant écorché, solo de guitare sonnant comme le cri d’un rapace, déferlement de black fielleux) en dialogue avec une omniprésente sacralité (voix caverneuse et riffs tournoyant tel un mantra, chœur au style liturgique). La virulence générale ne signifie pas l’abandon de l’aspect mélodique. Dans le morceau éponyme, celui-ci canalise de sa puissance solennelle la chevauchée fantastique des riffs et des abois d’outre-tombe de Masha et s’insinue sous la forme de sa voix claire hiératique. La dimension atmosphérique est également plus travaillée, quitte à délaisser l’organique. En témoignent le premier morceau ambient, les nappes électroniques de « Kob’ » et l’introduction synthétique d’« Ugasaya ». Moins ostentatoirement folk, la musique d’Arkona n’en demeure pas moins construite autour d’un cœur païen qu’elle laisse même entendre d’autant plus fortement qu’elle se fait plus viscérale.

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Dieth – To Hell And Back


David Ellefson continue de flirter avec la « mort ». Si Dave Mustaine a décidé de se passer de ses services en 2021, le bassiste de renom a très vite trouvé d’autres compagnons avec le projet Ellfeson / Soto, The Lucid, Kings Of Thrash et sa dernière conquête macabre, Dieth. Dieth est un « power-trio » multiculturel qui voit David Ellefson être accompagné du Brésilien Guilherme Miranda (ex-Entombed A.D.) et du batteur polonais Michal Łysejko (ex-Decapitated), et accessoirement devenir frontman le temps de deux chansons. Il se présente par son premier opus To Hell And Back, qui amalgame le thrash et le death (et un peu plus) avec un penchant pour les coups de front bien sentis.

« To Hell And Back » résume plutôt bien l’approche du groupe : l’élégance des progressions acoustiques se fait littéralement déboîter par le timbre extrêmement agressif et velu de Guilherme. Le riffing reprend les orientations mélodiques grandiloquentes et malsaines propres au death. Les rythmiques varient, apportant de la dynamique et un certain sens du groove. Dieth veut s’envisager avant tout comme un exercice de puissance, que ce soit par la brutalité de « The Mark Of Cain », la douceur thrash de « Dead Inside » ou les mouvements de « Free Us All » qui aime perdre l’auditeur dans un tourbillon quasi progressif et des soli endiablés. Le trio joue sur les stéréotypes pour les dépasser. C’est justement ce qui lui permet des plages plus incongrues, à l’image de ce groove dans « Free Us All » avec une basse au premier plan, des touches grunge de « Heavy Is The Crown » ou de la ballade tout en sensibilité « Walk With Me Forever ». To Hell And Back présente une violence non dénuée de sophistication avec une férocité « à l’ancienne ». Du growl, des structures chiadées et un riffing de fossoyeur. De quoi renouer avec le dieu-bouc et ressortir le slim noir troué.

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Extreme – Six


Suivre Extreme est une épreuve de patience. Depuis la création du groupe emmené par le virtuose de la six-cordes Nuno Bettencourt en 1985, ce dernier n’a réalisé « que » six opus. Treize années ont séparé Waiting For The Punchlines (1995) et Saudades de Rock (2008) et c’est au terme de quinze années d’attente que leur dernier effort, Six, voit le jour. Des durées qui s’expliquent en partie par l’emploi du temps des membres, la rançon inévitable lorsqu’on est guitariste pour Rihanna. Surtout, Extreme sait se faire désirer mais aussi surprendre. Il ne réalise jamais vraiment le même opus et met un point d’honneur à naviguer entre différents styles. Six ne fait pas exception à la règle et promet quelques grands écarts, avec en prime le rappel que la guitare peut encore faire rêver.

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Scar Symmetry – The Singularity Phase II: Xenotaph


Après quelques années passées au sein du line-up live de Meshuggah, Per Nilsson a remobilisé ses troupes avec Scar Symmetry pour pouvoir achever la phase 2 de The Singularity, Xenotaph, quasiment neuf années après la première phase. Ce nouvel opus tombe à point nommé en plein débat sur l’intelligence artificielle, l’univers musical dystopique du groupe se développant justement autour de la néo-humanité. Dans cette époque où la technologie ne cesse de muter et d’évoluer, Scar Symmetry suit le mouvement, mais pour la bonne cause, puisque c’est bien sur la production que l’album se détache de ses prédécesseurs en franchissant un pas supplémentaire et en se montrant bien plus massif, alors que la densité mélodique est toujours de mise.

Les Suédois restent sur leurs fondamentaux et l’auditeur retrouve ainsi la dualité entre le chant clair de Lars Palmqvist, qui semble presque synthétique et évocateur de l’humanoïde du futur, et le growl monstrueux de Roberth Karlsson, plus organique par son aspect animal. La stylistique death metal maintient ainsi son efficacité et rappelle parfois sur sa rythmique les travaux d’Hypocrisy, notamment sur l’ouverture « Chrononautilus ». Mais le cœur même du combo, c’est évidemment les solos proches du mouvement néoclassique qui raviront tous les passionnés de guitare et s’enchaînent sans pudeur aucune. Scar Symmetry n’est de toute façon pas reconnu pour sa réserve en la matière : en abuserait-il à outrance ? L’enchaînement « Altergeist » et « Reichsfall » nous répond partiellement : la force du groupe est de garder cette juste dilution de guitare lead dans un magma mélodique savamment pesé et mesuré, qui permet justement d’éviter l’indigestion et de rester entraînant et immersif. Si un tube implacable comme « Limits To Infinity » de 2014 manque peut-être à l’appel pour marquer le coup, Scar Symmetry honore fidèlement son mélo-death-SF atypique avec cette suite.

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Rival Sons – Darkfighter


Darkfighter, premier volet d’un diptyque qui sera complété en fin d’année par Lightbringer, est une réponse à la morosité et au doute qui ont marqué les années de pandémie. Echappatoire pour le guitariste Scott Holiday, introspection pour le chanteur Jay Buchanan, dans tous les cas, l’objectif est clair : combattre l’obscurité pour répandre la lumière. Le quatuor originaire de Los Angeles s’exprime à nouveau via le classic rock auquel il nous a habitués, une « dimension cinématographique » en plus, fruit d’une écriture forcément plus longue et donc de sonorités plus travaillées.

« Mirrors » ouvre le bal avec son orgue hammond avant d’être brisé par le riffing haché et le balancement qui soutiennent la voix déclamée de Jay Buchanan. Une amorce à la Led Zeppelin et ses allures de grandiloquence, voire de catharsis sur le refrain, vite rattrapée par l’urgence de « Nobody Wants To Die » qui nous plonge dans une course-poursuite avec la mort. « Bird In The Hand » ralentit le pas avec un léger shuffle blues qui tire vers un rock feel-good. Scott Holiday n’hésite pas à ponctuer les morceaux par des incartades acoustiques pour nourrir la dynamique. « Rapture » mise d’ailleurs sur cet atout pour prendre de l’ampleur et n’hésite pas à flirter avec les codes du grunge version Pearl Jam ou du stoner de Queens Of The Stone Age. « Darkside » offre une synthèse en guise de conclusion : le groupe joue la carte des phrasés résonnant dans une immensité reconstituée avant de rejoindre des sentiers plus âpres ; la fuzz comme symbole de libération. Darkfighter brille par la multitude de ses mouvements, toujours enchâssés dans le même registre de rock fortement typé seventies. Les ficelles sont familières certes, mais même si l’itinéraire est connu, les balises ne sont pas si grossières, et la sincérité ne fait aucun doute : Rival Sons s’exprime avec les tripes. Le « confort sauvage » en somme.

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Godflesh – Purge


On ne présente plus Godflesh : pierre angulaire de la musique extrême, le duo est l’un des premiers à avoir mêlé metal et influences industrielles, riffs lourds et boîtes à rythmes, froideur mécanique et déliquescence organique. Bien qu’ayant été l’un des groupes les plus influents des années 1990 – on ne compte plus leurs fans, des plus évidents comme Fear Factory ou Neurosis aux plus célèbres comme Korn ou Metallica –, Godflesh est resté un projet singulier au style immédiatement reconnaissable, sombre, agressif et austère. Six ans après Post-Self, les Anglais reviennent avec Purge, leur neuvième album en trente-cinq ans de carrière.

Il y a quelques mois seulement sortait une version live de Pure, leur deuxième album : un timing particulièrement bien choisi pour nous préparer à Purge, qui, comme son titre l’indique, a été pensé comme une manière pour le groupe de revisiter l’opus de 1992. Et en effet, dès « Nero », on retrouve les beats hip-hop et le groove de Pure. D’autres touches 90s sont présentes – jungle et drum and bass sur « Permission » par exemple – mais c’est évidemment le « son Godflesh » qui domine, la basse à la lourdeur viscérale de Ben Green, les riffs simples et assourdissants (en retrait sur le narcotique « The Father ») du prolifique Justin K Broadrick, ses imprécations inquiétantes, et les Machines qui donnent au son du groupe toute son épaisseur. Intimidant, groovy, il a le caractère addictif des meilleures productions du groupe – presque jusqu’à la nausée. Broadrick explique en effet que la musique de Godflesh est pour lui un moyen de se purger – d’où le titre – des sentiments d’angoisse et d’aliénation causés par ses troubles mentaux : plus largement, à une époque où les années 1990 et leur futurisme enthousiaste semblent en plein retour de hype, Godflesh montre que l’hostilité défensive et la prescience du pire dans sa musique de cette période sont plus d’actualité que jamais.

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Ruïm – Black Royal Spiritism – I. O Sino Da Igreja


Si Ruïm n’est pas (encore) un nom familier, celui de sa tête pensante en revanche est bien connu des fans de black metal, puisqu’il s’agit de Rune « Blasphemer » Eriksen, dont la longueur du CV – Mayhem, Aura Noir, Twilight of the Gods, et plus récemment Vltimas – en fait l’une des pointures de la scène norvégienne. Seul aux commandes cette fois-ci et accompagné du batteur français César Vesvre, il a depuis 2020 conçu toute une trilogie intitulée Black Royal Spiritism, dont l’album I. O Sino Da Igreja est le premier volet. Ambitieux, sombre et ésotérique, il aura suffi d’un seul riff pour que le projet soit signé par Peaceville…

Comme l’annonçait le premier extrait de l’album, « The Triumph (Of Night & Fire) », la patte Blasphemer est immédiatement reconnaissable. Les riffs sont redoutables et lourds de menace, certes, mais l’atmosphère n’est pas négligée pour autant, bien au contraire : elle se déploie sur des titres entiers, tantôt furieuse, tantôt pleine de révérence, épousant les imprécations et les hurlements du guitariste. Dans le fond comme dans la forme, Black Royal Spiritism I. O Sino Da Igreja est à la fois canonique, singulier et syncrétique ; la spiritualité revendiquée du musicien – une version « de la main gauche » de l’umbanda brésilienne qui mêle spiritisme, rites afro-brésiliens et christianisme – y semble paradoxalement familière avec ses invocations et son côté sombre, et les nuances de la musique épousent son côté composite. Il y a quelque chose du retour aux sources chez Ruïm, une manière de boucler la boucle comme le suggère « Evig Dissonans », qui évoque en norvégien les débuts du musicien, mais pas d’anachronisme ici : de l’eau a coulé sous les ponts depuis Wolf’s Lair Abyss, et après vingt-cinq ans d’une carrière exemplaire, Blasphemer n’a plus rien à prouver, et peut se permettre un album mature et personnel où son expérience a toute la place de briller.

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Elegant Weapons – Horns For A Halo


Un « supergroupe de plus ». Les mauvaises langues pourront aborder la formation d’Elegant Weapons ainsi, en accueillant avec un scepticisme presque feint leur première livraison intitulée Horns For A Halo. Le projet est porté par le guitariste de Judas Priest Richie Faulkner, qui revient de loin suite à un anévrisme aortique survenu en plein concert et une intervention chirurgicale à haut risque en septembre 2021. Il est assisté de Ronnie Romero au chant, Dave Rimmer à la basse et Christopher Williams à la batterie pour ce qui est du live. En ce qui concerne l’enregistrement de l’album, la basse a été l’œuvre de Rex Brown (Pantera) et c’est Scott Travis (Judas Priest) qui s’est placé derrière les fûts. Superband indeed.

La motivation de Richie Faulkner était d’avoir son « propre groupe » avec une identité sonore distincte de Judas Priest. Il ne faut que quelques secondes à « Bitter Pill » pour donner les premiers indices : Elegant Weapons donne dans le heavy-rock où les guitares sont dévouées au groove plutôt qu’aux frasques effrénées. L’introduction de « Dirty Pig » en est le symbole. La voix de Romero a la souplesse nécessaire pour épouser ce groove et Elegant Weapons se place plutôt comme une sorte d’hybride entre une inspiration Black Label Society (la ballade bluesy « Ghost Of You » renforce le parallèle) et les affects des musiciens pour le heavy traditionnel, à l’instar du rythme cavalier de « Do Or Die », du timbre aigu embrassé par Romero ou des cavalcades et phrasés de guitare de « Lights Out ». L’essence de ce Horns For A Halo reste néanmoins l’appétence pour les mélodies langoureuses et les rythmiques ancrées dans le sol, à l’image de la conclusion « White Horse ». Richie Faulkner donne effectivement un second souffle à sa carrière déjà immense en respectant son dessein : de l’inédit non, de l’élégance oui.

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Mike Tramp – Songs Of White Lion


En musique comme en amitié ou en amour, certains liens ne s’expliquent pas : ils existent, c’est tout. Et c’est très bien comme ça. Celui qui unit Mike Tramp avec la France depuis le 2 décembre 1987 et le premier concert français de White Lion, au Rex Club à Paris, ne s’est jamais distendu. Peu importe si le groupe ne se reformera sans doute jamais (par la faute du guitariste Vito Bratta, qui s’est retiré du monde de la musique depuis 1991), Mike Tramp a toujours sa précieuse voix pour nous chanter aujourd’hui encore les standards de son ancienne formation.

Ce ne sont pas moins de douze titres de White Lion qui figurent sur ce nouvel album « solo » du chanteur. Et rien qu’à regarder la liste on s’aperçoit vite que tous sont devenus des classiques. Et si Mike est le seul rescapé du lion blanc, les premières notes de « Lady Of The Valley », qui ouvre l’album, rassurent instantanément : l’esprit est là. Tous les morceaux ont subi un lifting au niveau des arrangements comme de la production, qui apporte souvent plus de douceur et pourrait même les rendre plus lisses s’il n’y avait pas cette voix au grain unique, toujours pleine de feeling et chaleureuse. A elle seule, elle constitue le trademark qui fait la différence. On redécouvre donc « Broken Heart » et son refrain hard FM imparable comme à la grande époque, on frémit encore pour le très acoustique « Cry For Freedom », on s’étonne de la pêche conservée par « Wait », « Hungry » ou encore « Tell Me ». Des compositions hors du temps, dans un style moins usité que jadis (le rock FM), mais toujours aussi frais. Enfin, quand « When The Children Cry » et sa mélancolie viennent clore cette agréable revue nostalgique, on aurait presque envie de retourner en arrière revivre ces moments. On se consolera facilement en pensant que Mike Tramp est toujours là. Et bien là.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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