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My Dying Bride : apôtres de l’apocalypse


Il y a une curieuse contradiction dans l’idée qu’on doit être de bonne humeur pour produire une musique profondément triste et déprimante. C’est pourtant déjà ce dont nous parlait le chanteur Nick Holmes (Paradise Lost, Bloodbath) et c’est de nouveau ce que nous dit Andrew Craghan, guitariste-compositeur de My Dying Bride. Voilà pourquoi le Covid-19 a été pour lui une période de disette en matière d’inspiration et pourquoi il a fallu attendre que le monde retrouve un semblant de normalité, que le groupe retrouve le contact avec la scène et les gens, pour que le processus de composition d’A Mortal Binding, quinzième album de My Dying Bride, commence vraiment.

Elaboré dans un contexte moins dramatique que The Ghost Of Orion (départs de certains membres, Aaron Stainthorpe se battant pour la vie de sa vie atteinte d’un cancer…), mais plus propice à un regard tourné vers le passé, A Mortal Biding se trouve être un album « old school » à bien des égards. Nous en discutons ci-après avec Andrew, avant de plonger dans les thématiques sombres de la mort – omniprésente dans le concept-même du groupe – et de l’apocalypse.

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Kreiz Y Fest : fous de metal en Bretagne


Suite à une première édition en 2023 plus que positive, le Kreiz Y Fest revient cette année en mai, en plein cœur des terres bretonnes, pour lancer la saison des festivals. C’est ainsi que la petite commune de Glomel accueillera, sur quatre jours dont deux gratuits, des animations et concerts diversifiés autour du metal, destinés aussi bien à un public de fins connaisseurs qu’aux familles en quête de découvertes musicales. Avec une programmation plus ambitieuse et moderne encore que l’année précédente, allant de têtes d’affiche telles que Rise Of The Northstar ou Tagada Jones à des groupes plus petits et locaux, l’accent mis sur la qualité devrait plaire aux festivaliers que la trêve hivernale aura su échauffer. De plus, de nombreux stands de merchandising et autres services sauront satisfaire les nouveaux participants d’une jauge bien augmentée. C’est pour toutes ces belles raisons que Radio Metal a mis en place un joli partenariat, avec l’organisation du festival, sur l’évènement de cette année !

En raison d’un imprévu de dernière minute empêchant Gaël Duro, l’organisateur et programmateur du Kreiz Y Fest, de répondre à nos questions, c’est donc Léonore Virion, chargée de communication du festival, qui a accepté de se prêter au jeu de l’interview.

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Blackrain : nom de Zeus !


Plus qu’un changement de line-up, c’est presque une nouvelle ère qui semble s’ouvrir aujourd’hui pour Blackrain avec l’arrivée de Franky Costanza. Batteur passionné et hyperactif, ancien membre de Dagoba, officiant actuellement chez les Tambours Du Bronx et Blazing War Machine, Franky s’est fait connaître avant tout pour sa frappe metal musclée. Ce n’est pourtant là qu’une facette du musicien qui voue un culte aux batteurs de hard rock et glam rock avec leur sens du spectacle. Blackrain est donc une magnifique opportunité pour lui de faire sortir le Tommy Lee qui sommeillait en lui…

Alors que le groupe prépare son huitième album, il entérine ce nouveau chapitre avec Hot Rock Time Machine, un projet d’album de réenregistrements d’anciens morceaux. C’est à cette occasion que nous avons longuement échangé avec Swan et Franky. Forcément, ça parle beaucoup de batterie, de l’apport du nouveau venu, de son son, de ses influences, etc., mais c’est aussi une sorte de voyage dans le temps, dans l’histoire de Blackrain et même dans celle de la musique et du cinéma… Une interview entre nostalgie et confiance en l’avenir.

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Sang Froid : démons de minuit


Né d’un esprit nostalgique revendiqué, le projet Sang Froid est un hommage direct à toute la scène coldwave et goth rock, se montrant aussi bien inspiré par Cocteau Twins, Dead Can Dance, Sister Of Mercy que par des mastodontes comme Depeche Mode. Pourtant, on retrouve chez Sang Froid des musiciens qui façonnent la scène actuelle puisque cet animal sonore noctambule est composé de membres de Regarde les Hommes Tomber, fier représentant de la nouvelle vague du black metal, ainsi que de la tête pensante de The Veil, entité formée dans les années 2000 et évoluant vers des sonorités plus indus. Si les musiciens ont déjà bien roulé leur bosse, ce style musical « vintage » exige une technicité, une créativité et des inspirations bien différentes du metal et des musiques saturées en général. Faire revivre l’âge d’or de cette scène sans trop user des anciens codes délaissés n’était pas une mince affaire, mais le premier album All-Nighter démontre que Sang Froid en avait pleinement les facultés.

Si le premier album a été remarqué en fin d’année dernière, c’est avant tout parce qu’il apporte une certaine « fraîcheur », terme emprunté à Jean-Jérôme au cours de cet entretien, dans tous les sens du terme. All-Nighter est en effet redoutablement accrocheur grâce à une approche synth pop assumée, mais il reste dans une esthétique relativement sombre, rappelant d’où viennent les musiciens. Sang Froid propose aussi un album qui relève de multiples défis, notamment celui de faire chanter Thomas, derrière le micro pour Regarde Les Hommes Tomber, dans un registre radicalement différent de ses habitudes. Plus important encore, Sang Froid propose une véritable bande-son d’une promenade nocturne contemplative et mélancolique, inspirée par les nuits nantaises. Ben Notox et J.J.S. reviennent en profondeur avec nous sur cette virée au cœur de la nuit.

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Whom Gods Destroy : fou et intense


On dirait bien que Sons Of Apollo est arrivé en bout de course, bien aidé, certes, par la pandémie survenue alors que le supergroupe démarrait une tournée. Depuis, les membres du groupe se sont lancés dans diverses occupations – le récent retour de Mike Portnoy dans Dream Theater étant la plus notable. Mais il y en a deux qui n’ont pas lâché l’affaire et ont continué malgré tout à composer ensemble : le guitariste Ron « Bumblefoot » Thal et le claviériste Derek Sherinian. Face aux difficultés pour réunir le line-up complet et au manque de perspective, les deux compères ont pris la décision de créer une nouvelle formation, Whom Gods Destroy, à la fois héritière de Sons Of Apollo et allant plus loin, notamment dans l’intensité. Les musiciens qu’ils ont choisis pour les accompagner sont peut-être moins « connus », ils n’en sont pas moins talentueux.

C’est à l’occasion de la sortie d’Insanium, premier album du quintet, que nous avons échangé avec Ron Thal. Celui-ci revient avec nous sur cette transition, les forces du line-up et la conception du disque. Il partage également avec nous son expérience des groupes, que ce soit les divers profils qu’on y rencontre ou l’idée d’équité créative, et nous parle d’Art Of Anarchy qui sort lui aussi un album presque simultanément.

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Kamizol-K : la voie de la dynamique


Si Kamizol-K a remporté l’édition 2023 du tremplin Voice Of Hell, ce qui lui a notamment donné la possibilité de jouer sur la Warzone du Hellfest l’année dernière, le sextet garde les pieds sur terre. Alors que le tremplin Voice Of Hell vient justement d’ouvrir ses votes pour l’édition 2024, Nicolas Fazzalari, bassiste de Kamizol-K, a répondu à nos questions pour évoquer le tremplin et ses conséquences positives pour le groupe.

Bien entouré par JB Le Bail (Nova Lux Production) et Philippe Courtois (Holy Records), Kamizol-K a découvert l’exigence que requiert le développement d’un projet artistique. Alors que le groupe lyonnais s’apprête à entrer en studio pour enregistrer son nouveau disque, qui succédera à Exile sorti en 2022, nous avons refait le monde du metal avec Nicolas.

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Tagada Jones : « À aucun moment nous ne regrettons d’avoir pris le temps »


Le temps a filé depuis les débuts des Tagada Jones : trente ans plus précisément, entre les premières chansons composées en Bretagne dans l’ambiance des squats et de la débrouille, et un best of, servi sur un plateau au public sur toutes les scènes de France. Pourtant, s’il y a bien une chose dont le groupe se targue, c’est de ne jamais avoir renié ses origines DIY, et surtout son indépendance. Alors certes, le chemin a sûrement été plus long que si les Tagada Jones avaient saisi les opportunités de carrière que leur ont tendues les labels, mais l’aventure aurait aussi certainement été moins intense, et peut-être moins longue aussi. C’est du moins le ressenti de Niko, chanteur de la formation depuis le tout début.

Pour ses trente ans, le groupe fait du neuf avec du vieux, puisqu’il sort TRNT, un best-of qui regroupe quinze titres repensés et réenregistrés pour l’occasion. Tagada Jones met les petits plats dans les grands en conviant des cordes sur ses titres. Il se fend même d’un morceau inédit, « Le Poignard », qui montre que les quatre musiciens en ont encore et toujours sous le pied. Niko se replonge avec nous dans l’histoire du groupe et nous rappelle les luttes qui les animent chaque jour depuis trente ans.

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Aborted : jeu d’enfant


Pour son douzième album, Aborted a vu les choses en grand. Voulant rendre hommage aux classiques du film d’horreur qui ont bercé leur jeunesse, l’institution du death metal belge a mis le paquet en termes de références, de riffs tranchants et de clins d’œil, mais surtout en multipliant les invités : dix titres pour dix chanteurs différents ! Rarement un album de metal extrême n’aura réuni autant de voix, ce petit exploit permettant au groupe, toujours en quête d’évolution après bientôt trente ans de carrière, d’apporter une saveur particulière à leur nouveau méfait. « Personne n’a jamais eu un invité sur chaque morceau », nous affirme le chanteur Sven De Caluwé dans cet entretien. Aborted voulait-il relever ce challenge, que personne n’avait jugé spécialement pertinent, juste pour s’amuser ? Assurément, et le groupe ne s’en cache même pas.

Les Belges ont beau avoir une renommée internationale et une belle carrière derrière eux, ils restent avant tout des grands enfants. Ne jamais s’ennuyer, c’est sans doute ça le recette pour continuer à se maintenir à un certain niveau. Se challenger, c’est aussi ce qui permet à Vault Of Horrors de gagner encore en technicité par rapport à ses prédécesseurs, montrant subtilement une nouvelle facette du groupe. Aborted se révèle aussi avec ce nouveau disque grâce à la production signée Dave Otero, qui a travaillé avec des pointures de la scène extrême, et qui a su faire « ressortir l’identité » du groupe. Nous parlons de tous ces sujets avec le frontman, qui ne manquera pas bien sûr d’évoquer l’âge d’or du cinéma d’horreur avec une certaine nostalgie.

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Gojira : un océan de conscience


L’Ocean Fest se tiendra, pour sa nouvelle édition, les 26 et 27 avril prochain à la Halle d’Iraty de Biarritz. Tous les bénéfices de cet événement, parrainé par le journaliste Hugo Clément, seront reversés à des associations caritatives. Sur son site internet, l’Ocean Fest explique « avoir pour grands maîtres-mots l’ancrage local et l’éco-responsabilité autour des enjeux environnementaux et de la protection des océans ». A l’instar de Mass Hysteria et de nombreux autres artistes, Gojira sera présent à l’Ocean Fest 2024. Ce concert du groupe landais est d’ailleurs un événement en soi puisque son set du vendredi 26 avril sera, cette année, la seule apparition en festival du quatuor.

Le groupe a toujours défendu les valeurs environnementales, donc l’occasion était belle d’approfondir cette question avec Mario Duplantier, le batteur de Gojira, lors d’un entretien. Est également évoqué dans cette conversation le lien d’amitié qui existe depuis des années entre Hugo Clément et Mario. Sans oublier, évidemment, beaucoup de questions sociétales qui font le quotidien de nous tous qui habitons cette belle planète Terre ! Dans cette interview, vous retrouverez un Mario comme vous l’avez toujours connu : pertinent, bienveillant et conscientisé.

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Sonata Arctica : « Nous sommes maintenant de retour ! »


Comme pour faire suite à une demande plus ou moins appuyée de la part de leurs fans, Sonata Arctica revient à ses racines speed power metal avec son nouvel album fraîchement sorti intitulé Clear Cold Beyond. Il s’agit là d’une œuvre haute en couleur et diversifiée, présentant des marqueurs typiques du groupe qui s’intègrent parfaitement dans la continuité artistique de celui-ci. Après avoir célébré ses vingt-cinq ans de carrière et sorti deux volumes d’un album acoustique, le groupe avait à cœur de laisser de côté ses penchants plus doux, parfois arrosés de mélodies presque pop rock, pour revenir sur ce qui l’a porté depuis ses débuts afin de lui permettre de se sentir de nouveau légitime à sa place de référence dans la scène power metal.

A la manière d’un conteur, Tony Kakko qui est affublé, entre autres, des titres de chanteur, auteur compositeur et membre fondateur de la formation finlandaise, nous évoque avec un certain regard critique et à la fois plein d’humilité les moments clés de ces années portées par une alternance de tournées, d’enregistrements studio et de recherche musicale. Si l’histoire de Sonata Arctica se relance via Clear Cold Beyond, elle nous aura été racontée en détail durant cet entretien jovial, entrecoupé des rires et passages plus sérieux et détaillés du leader finlandais.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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