Toujours à l’affût de défis à relever, l’emblématique chanteur de Leprous, Einar Solberg, a livré en ce début d’année une sortie toute particulière, fondamentalement différente de son récent album solo, en la matière de The Congregation Acoustic. Un live mettant sens dessus dessous un des albums les plus populaires de Leprous, et dépouillant à l’extrême des titres dont certains étaient, dans leur version originale, particulièrement retors ou étranges. « Acoustique » est même ici un euphémisme, puisqu’on n’a affaire qu’à Einar – sa voix et son piano, compagnon froid et solitaire dans cette entreprise en apparence si mélancolique.
L’atmosphère était autrement plus détendue lorsque nous sommes revenus, avec lui, à l’orée d’un concert de Leprous, sur cette expérience et sur tout ce qui a pu graviter autour. Un échange enrichissant, plein de lucidité et avec l’habituel brin d’autodérision, qui nous éclaire sur ce qui a pu passer par la tête du chanteur et l’amener à tenter une telle adaptation et prestation. De quoi permettre, également, de patienter avant l’arrivée d’un nouvel opus de Leprous. Un album dont la conception a fort bien avancé, et qui sera le premier depuis l’apparition de la soupape solo d’Einar, laissant présager un léger mais très potentiel virage stylistique, promptement évoqué en fin d’interview.







































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