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Interview   

Les rituels d’Amenra


Pas de messe cette fois-ci, mais avec son septième album, De Doorn (L’épine), le rituel est toujours à l’honneur pour les Flamands d’Amenra. Après plus de vingt ans de carrière, le sludge écorché du groupe n’est plus à présenter : connus pour leurs performances live intenses et riches en émotions, les musiciens menés par Colin H Van Eeckhout ont créé une esthétique pointue et singulière, et mobilisé autour d’eux tout un collectif, la Church of Ra. Pour De Doorn, donc, ce sont cette fois-ci trois cérémonies organisées dans plusieurs villes de leur Belgique natale qui sont à l’origine du projet. Voilà de quoi nous parlons en détail avec un Colin H Van Eeckhout toujours aussi posé, généreux et réfléchi.

Fidèle à une approche résolument humble, collective et sensible de sa musique, le chanteur évoque avec nous ce qui l’inspire et ce qu’il espère accomplir avec sa musique, les valeurs qui portent le groupe et sa vision de la vie. Si les fans attendaient un nouvel album depuis 2017, les musiciens n’ont pas chômé entre-temps, travaillant toujours sur de multiples projets individuels et collectifs : Colin nous en touche un mot au passage. Mieux qu’un prêche, une discussion à cœur ouvert.

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Dirty Black Summer : plus qu’un amour d’été


Avec son premier EP Great Deception, Dirty Black Summer partage une musique qui sent bon la scène grunge des années 90. Là où certains artistes plagient allégrement leurs influences en ayant parfois des difficultés à reconnaître leurs inspirations, Dirty Black Summer choisit de son côté l’authenticité. Au-delà d’assumer complètement ses inspirations (Alice In Chains, Danzig), Dirty Black Summer prend même le parti de les revendiquer ne serait-ce que dans le propre nom de la formation qui est une référence directe au morceau de Danzig.

Dans cet entretien, JB Le Bail, le leader de Svart Crown à l’origine du groupe, se montre satisfait de cet EP mais porte malgré tout un regard critique sur le résultat final. Le chanteur insistant sur le fait que la personnalité du groupe se retrouvera surtout dans ses compositions futures. Avec Dirty Black Summer, l’auditeur sait donc où il met l’oreille, les harmonies vocales rappelant par exemple les belles heures du duo Stayley/Cantrell. En tout cas, les mélodies imparables présentes au cours des six titres soulignent clairement le talent de composition de JB et son amour pour la scène grunge au sens large. On a discuté avec le guitariste des racines de ce projet fait dans la spontanéité et de ses perspectives.

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Light The Torch : le souffle de vie


Light The Torch, groupe de Francesco Artusato (All Shall Perish) et Howard Jones (ex-Killswitch Engage), a beau exister depuis à peine 2018, son histoire remonte en réalité à plus loin que ça. Originellement fondé sous le nom de Devil You Know en 2012, après la sortie de deux albums, le groupe a finalement annoncé un changement suite au départ du batteur John Sankey et au conflit légal les opposant à ce dernier sur la propriété du nom. « Nous n’étions pas obligés », nous explique le chanteur Howard Jones. « C’était notre décision et c’était la meilleur à prendre pour avancer. C’est un groupe complètement différent. Devil You Know n’existe plus. Il fait partie de l’histoire, mais c’est fini, et la musique de Light The Torch est complètement différente. Pour moi, c’est un autre groupe. Et c’est d’ailleurs pour ça aussi que je chante plus dans Light The Torch et qu’il y a moins de cris : nous voulions le séparer complètement de ce que nous faisions dans l’ancien groupe, ainsi il n’y a pas de confusion. »

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Blaze Bayley : guerrier du heavy metal


Blaze Bayley sait d’où il vient et à qui il doit sa carrière. A lui-même, certes, mais aussi et surtout à ses fans qu’il n’a de cesse de remercier et pour qui il ne tarit pas d’éloges. Il faut dire que parmi les « stars » du metal, Blaze Bayley a tout de l’anti-héros. Il a certes fait partie d’un des plus grands groupes de heavy metal au monde, mais c’était à la pire des périodes. Entre le grunge qui a voulu enterrer le heavy metal et les fans qui n’attendaient rien d’autre que le retour de Bruce Dickinson, on peut dire qu’il s’en est vu. Et puis, il y a eu les années d’après, pas toujours faciles, à devoir batailler notamment avec sa santé mentale.

Mais Blaze Bayley tient bon et son nouvel album War Within Me, faisant suite à la trilogie d’Infinite Entanglement, alors que son premier album solo Silicon Messiah a passé le cap des vingt ans, est une ode à cette combativité mais aussi au heavy metal qui coule dans ses veines. Nous parlons de tout ceci avec un Blaze Bayley à la reconnaissance sans faille, satisfait de son statut d’artiste « impopulaire », et souvent touchant et philosophe par rapport à sa carrière.

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Pop Evil : de l’ambivalence à la polyvalence


Il n’y a pas tromperie sur la marchandise, Pop Evil a toujours annoncé la couleur rien qu’avec son patronyme. Sauf qu’aujourd’hui, le combo du Michigan étend son concept d’ambivalence pour revendiquer celui de la polyvalence. Une polyvalence façonnée à la fois par une origine géographique qui servait souvent de « marché test » pour l’industrie et des premières années du groupe à cachetonner à coups de reprises diverses et variées. Un apprentissage qui aboutit aujourd’hui au bien nommé Versatile, où le rap-metal de « Let The Chaos Reign » côtoie les sonorités EDM de « Work » et les mélodies pop légères et entêtantes de « Human Nature ».

Pop Evil est un groupe en constante remise en question, chaque album étant un prétexte pour étendre un peu plus ses horizons. En revanche, s’il y a une chose qui ne change pas chez Pop Evil, c’est son rapport à ses fans et son sens de l’écoute pour réussir à évoluer, progresser et expérimenter tout en répondant aux envies de ces derniers. Une équation délicate à résoudre, mais Pop Evil a de la bouteille et a eu le temps de peaufiner sa méthode : le groupe fête cette année ses vingt ans. Il faut laisser le temps au temps, tel est le conseil du chanteur-compositeur Leigh Kakaty avec qui nous nous sommes entretenus ci-après.

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Ayron Jones : plus qu’une statistique


L’absence de parents crée un vide que rien ni personne ne peuvent compenser. Pour Ayron Jones, élevé à Seattle par ses oncles et tantes suite à l’abandon de ses parents, surmonter cela, c’est accepter cette douleur et vivre avec. Le guitariste ne voulait pas « être une statistique » et a choisi de donner à travers la musique, en espérant incarner un peu d’espoir et aider une communauté qui, sans ces repères naturels, pourrait se retrouver à la dérive.

Naturellement, cette interview est très intime mais Jones l’aborde en paix comme il a abordé l’écriture de son album Child Of The State, entre rock, blues et hip-hop. Un disque aux thématiques lourdes, le chanteur-guitariste abordant également la question du racisme aux Etats-Unis, mais qui se veut rassembleur, énergisant et plein d’espoir, notamment à travers des refrains puissants et captivants, comme des mantras.

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Helloween : Le choc des citrouilles, partie 1


Inespéré. Qui aurait imaginé il y a quelques années les chanteurs Michael Kiske et Andi Deris partager la scène, une chanson, un album, un groupe, Helloween ? Qui aurait imaginé aussi les deux Michael – Kiske et Weikath – qui se sont tant haïs finir par se rabibocher ? Pourtant, les voilà tous réunis avec le guitariste-chanteur-fondateur Kai Hansen, également de retour, lui qui a signé certains des plus grands tubes du groupe et du metal par la même occasion, et le jovial bassiste Markus Grosskopf, sans oublier le guitariste Sascha Gerstner et le batteur Daniel Löbe qui ont contribué à leur manière à faire perdurer la légende des citrouilles.

Une convergence des époques qui se matérialise aujourd’hui dans un nouvel album en forme de synthèse et de nouveau départ, simplement baptisé Helloween. Pour marquer le coup, ce n’est pas une, ni deux, mais trois interviews que nous proposons dans le magazine Radio Metal n° 4 ainsi que dans nos colonnes numériques. Michael Weikath, Michael Kiske et Andi Deris nous ont raconté cette aventure inédite ayant mené à la conception de cet album qui, espérons, ne sera pas le dernier. Les trois musiciens remontent également avec nous le fil de l’histoire pour mieux comprendre les épreuves par lesquelles ils sont passés et ce qu’est Helloween en 2021.

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Fear Factory : la machine qui (se) dérouille


Fear Factory est devenu l’exemple type du groupe rongé par les rancœurs et les problèmes relationnels. Après des débuts fulgurants qui auront marqué au fer-blanc le metal industriel, c’est à partir de Digimortal que les choses ont commencé à se gâter : splits, divorces entre membres, procès… C’est à se demander comment Dino Cazares, depuis son retour après sept ans d’absence en 2009, est parvenu à tenir la barque et à réaliser les quatre derniers albums du groupe. Il a même passé ces quatre dernières années empêtré dans les procédures judiciaires pour récupérer la marque Fear Factory et sortir Aggression Continuum, bloqué depuis son enregistrement initial en 2017. Puis, alors que l’album doit enfin voir le jour, nouveau coup de théâtre : le chanteur Burton C. Bell jette l’éponge accusant tous ses anciens collègues.

Pas de quoi décourager le guitariste qui tient bon, fier d’un des albums les plus hargneux du groupe. Il a d’ailleurs pris la peine de le peaufiner et de l’améliorer grâce au financement des fans. Maintenant, il regarde vers l’avenir, prêt à écrire un nouveau chapitre de Fear Factory. Nous avons échangé avec lui ci-après pour qu’il nous parle de tout ceci, donnant sa vision des choses concernant le nouvel album, ses anciens collègues et les processus juridiques.

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Mammoth WVH : le poids de l’héritage


Comment aborder sa carrière dans le rock quand on porte le nom de famille Van Halen et que son père n’est autre que l’un des guitaristes les plus révolutionnaires ayant existé ? Voilà la question épineuse qu’a dû se poser Wolfgang Van Halen, fils d’un certain Eddie Van Halen. D’autant qu’on le sait, les critiques ne sont jamais longues à dégainer, il en a lui-même fait l’expérience en remplaçant à quinze ans Michael Anthony, bassiste historique, au sein de Van Halen. C’est donc sous le patronyme de Mammoth WVH – qui parlera aux connaisseurs, tout en le détachant d’un nom lourd à porter – que Wolfgang a décidé de lancer son propre projet.

Œuvrant dans un heavy rock inspiré autant des Foo Fighters que d’AC/DC ou d’Alice In Chains, Wolfgang dévoile son vrai visage d’artiste, mais aussi de multi-instrumentiste, puisqu’il joue absolument tout. L’entretien qui suit était donc l’occasion de faire les présentations, en découvrant un petit peu plus qui il est, son parcours musical et, évidemment, la place de son regretté père dans sa vie.

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Red Fang : entre méditation et destruction


Red Fang est une bande de joyeux drilles. En témoignent leurs clips vidéo qui ont largement contribué à leur réputation, à commencer par celui de « Prehistoric Dog » mais aussi celui de « Wires » et sa suite désormais avec « Arrows ». On y voit une bande de potes faire les idiots – parfois aux dépens de leur propre sécurité ! – des mecs normaux en somme. Mais qu’on ne résume pas Red Fang à ça, puisque le groupe cultive une forme d’ambiguïté, en ayant également une facette plus sombre par le biais de sa musique, comme le démontre son nouvel album Arrows.

Un album qui a vu le quatuor retrouver le producteur Chris Funk dans leur ville de Portland et a servi de nouveau terrain d’expérimentation, un peu comme l’a été il y a dix ans Murder The Mountains. Au programme, batterie enregistrée dans une piscine pour skateurs, des cordes, une intro étrange et des riffs qu’ils combinent comme on assemble mets et vins… Red Fang a sa propre conception de la musique, reposant largement sur des flux de conscience et tiraillée entre les différentes visions des musiciens. Nous discutons de tout ceci avec le chanteur-bassiste Aaron Beam.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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