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Interview   

Les métamorphoses de Paul Gilbert


En musique, tout est une question d’expression, et ça, Paul Gilbert l’a bien compris. En témoigne son nouvel album solo instrumental Werewolves Of Portland avec lequel il a pris plaisir à tout jouer lui-même – batterie et basse comprises – et qui lui a permis de développer encore un peu plus sa technique consistant à mimer le chant avec sa guitare.

Paul Gilbert a beau avoir été connu comme un grand shreddeur, c’est avant tout un amoureux des mélodies et un instinctif pour qui la sincérité est primordiale, quitte à s’inspirer de banalités du quotidien. Il s’en veut d’ailleurs terriblement de voir certains de ses élèves venir le voir en s’étant entraînés à descendre et monter les gammes à la vitesse de l’éclair… Certes, pour lui, le rock c’est le son du labeur, mais le labeur physique, celui qui donne des gouttes de sueur et implique le corps, par opposition à la musique classique originellement destinée aux aristocrates.

Dans l’entretien qui suit, le guitariste nous parle donc de Werewolves Of Portland mais aussi de son rapport à la guitare et aux instruments en général, de ses méthodes de compositions centrées sur le chant même si la finalité est instrumentale, et de ses petits « tracas » de musicien qu’il relativise volontiers.

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Interview   

Perturbator face à ses vices


Perturbator est un musicien libre. James Kent a choisi les voies électroniques pour s’exprimer artistiquement, en étant initialement axé années 80 et en composant sa musique comme s’il composait du metal. Nous connaissons le résultat : Perturbator est un hybride, un son électro avec une philosophie comparable à celle des musiques extrêmes. Prenant le risque d’être renié dans les deux styles, c’est paradoxalement ce qui a fait son succès. L’artiste n’a ainsi nul besoin de répondre aux attentes d’un public en particulier lorsqu’il expérimente différentes facettes de sa musique. En d’autres termes, Perturbator n’a les mains liées que par ses propres exigences puisqu’il ne pourrait trahir que les codes qu’il s’est lui-même amené à établir. Pour autant ce dernier donne un véritable sens à ses projets divers et si Lustful Sacraments dénote du reste de sa discographie, le nouvel opus reste dans ce qu’il nommera « l’ADN Perturbator », contenant cette musique angoissante et oppressante dissimulée sous un faux-semblant chaleureux et dansant.

Retournant dans les années 80/90, le compositeur oriente sa nouvelle proposition vers les terrains de la coldwave, du post-punk et de la musique gothique en accaparant son langage. Une idée qui lui trottait en tête depuis plusieurs années en vérité, s’inspirant finalement de ce qu’il écoute au quotidien, voir depuis son enfance. Également féru de black metal, Lustful Sacraments contient un noyau thématique proche de cette musique : il y est question de luxure, de vices, d’un sentiment antireligieux mais surtout d’introspection et de regard personnel sur ces mêmes questions. Le compositeur nous a raconté tout cela en toute simplicité lors de notre dernière conversation avec lui, y allant même de son lot de recommandations musicales.

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Interview    News Express    Radio Metal   

ANTENNE : SORDIDE en interview ce lundi soir dans PFA (Pure Fuckin’ Armageddon)


L’émission de metal extrême sur l’antenne de Radio Metal Pure Fuckin’ Armageddon proposera ce lundi 31 mai 2021 une interview avec Julien du groupe de black metal SORDIDE! L’émission débutera ce soir à 20h30 sur notre antenne. Voir le programme de l’émission…



Interview   

Satyricon : leçon de black metal


Trente ans après sa formation, Satyricon a parcouru du chemin. Il suffit de se replonger dans ses deux premiers opus tout juste réédités et rafraîchis – Dark Medieval Times et The Shadrowthrone – pour s’en rendre compte. Pourtant, dès ces premiers méfaits, on pouvait entrevoir une certaine audace, un esprit qui, pour Satyr, définit le black metal, bien au-delà des histoires d’apparence ou du conservatisme qui peut le gangréner aujourd’hui. Le frontman, se considérant encore à ce jour comme un puriste du black metal, n’est d’ailleurs pas tendre quand il s’agit d’évoquer le sujet et ceux qui se revendiquent de ce mouvement mais qui n’ont rien compris ; pas tendre non plus avec les metalleux, de façon générale, qu’il considère comme des gens particulièrement futiles.

Mais ces rééditions sont aussi l’occasion de faire ce que Satyr tend habituellement à éviter avec son œuvre : retourner dans le passé. Ainsi il nous raconte son vécu du contexte particulier qui a marqué le mouvement au début des années 90, ses amitiés – notamment avec ses confrères d’Emperor et Darkthrone, et évidemment son partenaire de toujours, Frost –, les liens entre le Satyr d’hier et celui d’aujourd’hui et son rapport aux « puissances obscures ». Le chanteur se montre franc et généreux dans un entretien qui lève le voile sur sa psychologie autant que sa philosophie musicale.

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Seth : retour de l’âme, l’Église en flammes


On est à la fin des années 90 et la deuxième vague black metal européenne se répand à travers le monde. En France, le jeune label marseillais Season Of Mist sort le premier album de Seth, Les Blessures De l’Âme. Pendant les deux décennies qui suivent, la formation subit de nombreux changements et prend le courant d’un black metal parfois plus expérimental à la lumière de ce qui pouvait se faire dans l’emblématique scène norvégienne au même moment. Pourtant, après quatre opus supplémentaires dans la discographie du groupe, l’album conserve son aura d’antan et sa place iconique dans l’histoire de la musique extrême française est indiscutable. Alors qu’aujourd’hui nombre de piliers de ce style semblent vouloir revenir à leurs fondamentaux, à commencer par Mayhem qui présentait en 2019 le nostalgique Daemon, il n’est guère étonnant de voir que la tentation du retour aux sources frappe également la formation française menée par Heimoth.

La Morsure Du Christ s’inscrit comme le successeur légitime des Blessures De l’Âme, pour autant il démontre à quel point les lignes ont bougé depuis deux décennies. Cette nouvelle époque signifie un autre regard sur le sacré et sur l’influence des religions monothéistes sur nos civilisations, l’incendie de Notre-Dame étant, d’après les musiciens, une représentation de celle du christianisme sur notre société. Cette évolution est également perceptible dans la musique, par un son moderne et l’hétérogénéité mélodique du disque, avec lequel la volonté non dissimulée des musiciens est de franchir un cap. Enfin, le retour à la langue française, qui s’accompagne d’un exercice d’écriture, démontre la maturité inhérente des musiciens, alors que ceux qui sortaient leur premier méfait en 1998 étaient tout juste à l’aube de la vie d’adulte… Le compositeur et guitariste Heimoth et la nouvelle voix du groupe Saint Vincent sont revenus avec nous sur tout ce qui fait de La Morsure Du Christ une œuvre incarnant une nouvelle ère pour Seth.

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Gojira : la force du cœur


Tout n’est qu’une question de résilience. Gojira promeut et exerce toujours cette faculté, que ce soit dans ses thématiques, dans sa musique ou dans la vie même de ses membres. Un processus amorcé par la contemplation et les expérimentations de Magma (2016) et perpétué aujourd’hui par Fortitude, tout juste vingt après le premier album Terra Incognita.

Outre le fait de continuer à affiner la musique de Gojira, la faire évoluer et lui apporter de nouvelles dimensions par petites touches sans que le groupe oublie pour autant d’où il vient (on pense à leur affect pour Sepultura ou Cannibal Corpse), à l’instar de son aîné, ce septième opus brille par son homogénéité qualitative, ce dessein affirmé de faire de chaque titre un succès en devenir en se reposant sur une formule parfaitement équilibrée : puissance et mélodie, sans artifices. Nous en parlons ci-après avec Joe et Mario Duplantier qui reviennent sur l’évolution naturelle de leur musique et le désir d’exister dignement dans un monde à l’hostilité croissante.

Note : Interview parue initialement dans le magazine Radio Metal n°3 encore disponible aux points de distribution et en commande dans notre shop.

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Monster Magnet : l’apocalypse d’hier


Chez les artistes, chacun sa manière de gérer la pandémie et l’arrêt des activités live engendré par celle-ci. Pour Dave Wyndorf, pas question de chercher à récolter quelques sous sur internet ou de faire du « faux live » en streaming. Le leader de Monster Magnet a préféré s’enfermer dans sa petite utopie, ou en tout cas, une meilleure dystopie. Il a donc donné rendez-vous aux quatre autres membres du groupe dans le studio de répétition du batteur Bob Caivano pour enregistrer treize reprises et se plonger dans l’effervescence de la fin des années 60 et du début des années 70. Une époque elle-même mouvementée qui lui rappelle à certains égards celle que l’on vit aujourd’hui, à la différence qu’il n’était alors qu’un jeune ado qui s’abreuvait d’une scène rock post-psychédélique et proto-hard rock qui n’a aucun équivalent ailleurs dans l’histoire et dans le présent.

C’est donc un voyage dans un monde que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître que Dave nous offre à travers le nouvel album A Better Dystopia, mais aussi l’interview qui suit où il nous raconte cette époque à travers ses souvenirs de gamin, jusqu’à la création de Shrapnel, son premier groupe. Une manière, finalement, de comparer, mettre en perspective et relativiser notre « apocalypse » qui n’est pas la première et ne sera sans doute pas la dernière.

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Blackberry Smoke célèbre le Sud


La Floride, l’Alabama, le Mississippi, le Tennessee, la Géorgie… Le sud des États-Unis est un véritable vivier du rock, du blues, et de la musique en général. Et si le Sud peut avoir des connotations négatives, que ce soit politiquement ou par simples préjugés, notamment véhiculés par Hollywood, Backberry Smoke – en digne héritier des Allman Borthers Band, Lynyrd Skynyrd ou encore Georgia Satellites – et son frontman Charlie Starr comptent bien le réhabiliter par ce qu’il a de plus précieux : la musique justement.

A l’occasion de ses vingt ans, le groupe célèbre son histoire en célébrant ce Sud et en particulier l’État de Géorgie, alias le Peach State, qui les a vus naître. Le nouvel album You Hear Georgia est sans équivoque : c’est une plongée dans le Sud profond, qui sait se montrer chaleureux, enjoué, sensible et plein d’humanité, en n’hésitant pas, par exemple, à se mobiliser pour les vétérans de guerre ou la recherche contre le cancer infantile. Dans l’entretien qui suit, Charlie Starr nous parle donc de sa Géorgie natale et de la culture sudiste, tout en nous présentant un disque authentique, fruit de multiples collaborations en coécriture et d’un travail réalisé en à peine dix jours, en pleine pandémie, aux côtés de Dave Cobb, célèbre pour ses productions on ne peut plus organiques.

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Silver Lake : les vacances d’Esa Holopainen


Comme quoi, étrangement, la pandémie peut aussi avoir du bon. Elle aura donné du temps aux artistes pour libérer leur créativité et surtout s’adonner à des projets qu’ils n’auraient jamais pu mener à bien dans d’autres circonstances. Le cas du projet Silver Lake d’Esa Holopainen est un exemple de plus. Un album solo, mais bien entouré, auquel le guitariste d’Amorphis songeait depuis un certain temps sans que ça ne dépasse le cadre de l’idée évoquée au détour d’une bière. Il a d’ailleurs fallu l’impulsion de son ami producteur Nino Laurenne pour qu’il s’y mette enfin.

Silver Lake, c’est l’occasion de retrouver Esa Holopainen dans un registre plus rock, folk voire pop. Les fans plus anciens d’Amorphis se rappelleront peut-être, en partie, la fibre de certains vieux albums, au détour d’une guitare rock ou d’un saxophone, les autres découvriront d’autres facettes du musicien qu’il exploite en collaboration avec une ribambelle de musiciens et surtout de prestigieux chanteurs (Jonas Renkse, Einar Solberg, Tomi Joutsen, Björn Strid, Anneke Van Giersbergen…). Ci-après, Esa Holopainen nous parle de ce nouveau projet mais aussi de lui, de son rapport à la composition et à la guitare, ou de thématiques qui lui sont chères.

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Nightwish : le soleil brille dans la taverne


Tuomas Holopainen ne chôme pas : le nouvel album d’Auri est dans la boîte, celui du groupe de black metal Darkwoods My Betrothed, réactivé après plus de vingt ans d’absence, le sera bientôt, et le successeur de Human. :||: Nature. de Nightwish est déjà lancé et programmé. Et puis il s’est aussi résolu, après avoir longtemps hésité, à proposer avec le célèbre groupe de metal symphonique deux live-streams les 28 et 30 mai prochains. Plus que des concerts, il s’agit avant tout de soirées à passer aux côtés de Nightwish au sein d’une taverne virtuelle. Une nouvelle fois, les Finlandais tentent de se démarquer en attendant un retour à la normale, comme Tuomas nous l’explique dans l’entretien ci-après.

Ces événements « an evening with Nightwish in a Virtual World » seront aussi l’occasion de présenter le nouveau bassiste du groupe, successeur de Marko Hietala. Les fans peuvent se réjouir car si « le soleil brille à nouveau », ce départ a bien failli signer l’arrêt de Nightwish, las des changements de line-up, d’autant plus que celui-ci a eu l’effet d’un véritable coup de massue.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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