En musique, tout est une question d’expression, et ça, Paul Gilbert l’a bien compris. En témoigne son nouvel album solo instrumental Werewolves Of Portland avec lequel il a pris plaisir à tout jouer lui-même – batterie et basse comprises – et qui lui a permis de développer encore un peu plus sa technique consistant à mimer le chant avec sa guitare.
Paul Gilbert a beau avoir été connu comme un grand shreddeur, c’est avant tout un amoureux des mélodies et un instinctif pour qui la sincérité est primordiale, quitte à s’inspirer de banalités du quotidien. Il s’en veut d’ailleurs terriblement de voir certains de ses élèves venir le voir en s’étant entraînés à descendre et monter les gammes à la vitesse de l’éclair… Certes, pour lui, le rock c’est le son du labeur, mais le labeur physique, celui qui donne des gouttes de sueur et implique le corps, par opposition à la musique classique originellement destinée aux aristocrates.
Dans l’entretien qui suit, le guitariste nous parle donc de Werewolves Of Portland mais aussi de son rapport à la guitare et aux instruments en général, de ses méthodes de compositions centrées sur le chant même si la finalité est instrumentale, et de ses petits « tracas » de musicien qu’il relativise volontiers.






































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