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Nouvelles Du Front   

Article à deux têtes pour groupes à deux têtes… à perdre la tête


Voilà donc un article qui va traiter de deux groupes, possédant chacun une double entité. Deux têtes qui aujourd’hui nous font perdre la nôtre… Fait remarquable : ces deux formations sont liées au genre sleaze/glam ; il s’agit de Great White et L.A. Guns.

Commençons donc par le Grand Blanc. Le cinéma avait déjà son requin bicéphale (voir affiche ci-contre – oui, ce film existe bel et bien), le metal a aussi le sien désormais. En août 2010, Jack Russell, éternel chanteur de Great White, était opéré pour un intestin perforé, intervention grave qui l’éloignait pour un long moment du groupe, forçant ses camarades à le remplacer par Terry Ilous de XYZ pour la durée de sa convalescence afin de continuer à travailler.

Interviewé un an plus tard par le Belgrade News, le guitariste de la bande Michael Lardie nous donnait de ses nouvelles : « Je lui parle deux ou trois fois par semaine, il travaille très, très dur pour revenir. Ça lui manque terriblement. Nous lui manquons tous. Et nous aimerions qu’il revienne quand il sera prêt à 150%, si vous voyez ce que je veux dire. Parce que je n’aimerais pas, pour lui, qu’il revienne trop tôt et s’aperçoive : « Oh, houla, j’aurais vraiment dû prendre un autre mois de rééducation avant d’essayer de revenir. Maintenant, je dois prendre plus de repos. » Je veux simplement qu’il soit prêt au point d’éclater le public à nouveau. » Pas de quoi nous donner l’impression que le groupe a mis son chanteur à la fourrière…

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La crise a du bon et fait avancer l’horloge Metallicash


Aborder le sujet de cet article est forcément sensible et ce pour au moins deux raisons. En premier lieu parce que parler d’argent dans le metal (et le rock plus généralement) fait toujours grincer des dents, surtout celles des fans. Mais même si ce n’est pas très rock’n’roll, le rock reste un business parce que c’est de là que certains tirent leur revenus (même si certains font bien plus que gagner leur croûte) et, pour cela, il faut causer bénéf’ à un moment donné.

En second lieu parce qu’on va parler de Metallica tout en parlant d’un sujet sensible, alors que le groupe nous a abreuvé ces derniers jours d’inédits au cours de leur semaine de trentième anniversaire. Ce sujet risque donc d’en énerver certains, se sentant floués, alors que tout allait si bien, tellement mieux que quand on parlait de Metallica et d’un autre artiste dont nous tairons le nom pour ne pas vous fâcher outre mesure.

Néanmoins, il faut y venir à un moment donné, découvrons ensemble pourquoi les Four Horsemen viendront en Europe en 2012. Et ce n’est pas seulement pour la beauté de l’art.

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L’hyperactif Timo Tolkki n’a plus le goût


L’image médiatique de Timo Tolkki s’est considérablement dégradée au fil des années. Inutile d’en rajouter sur le clash avec Stratovarius et sur la dégradation publique de sa santé mentale. Depuis, il a multiplié, non sans un acharnement presque pathétique, les projets éphémères tels que ce Revolution Renaissance qui n’a que peu convaincu ou ce Symfonia, supergroupe d’un autre temps dont l’album et les prestations scéniques nous avaient montré avec effroi que le speed metal mélodique avait terriblement vieilli et que tout y avait été dit. Et c’était sans compter sur cette idée, certes intéressante, mais légalement farfelue et d’un goût douteux vis-à-vis de ses anciens collègues, de remonter le line-up originel de Stratovarius pour sortir un disque. Disque dont nous n’avons pas de nouvelles depuis plus de six mois. Pas de jugement ici sur ces choix artistiques, mais le fait est que la sauce n’a tout simplement pas pris, l’homme le reconnaît lui-même : « Ça n’avait plus aucun sens d’essayer de ‘conquérir’ le monde du metal alors qu’il était évident que les gens n’étaient pas assez intéressés. Entendons-nous bien, ce n’est pas grave si ça n’intéresse pas. »

Récemment, le guitariste se lançait dans un nouveau projet, consistant à proposer ses services en matière de mastering et de mixage avant, quelques jours plus tard, de publier un communiqué annonçant son probable retrait de la sphère musicale, du moins en tant que compositeur. Un communiqué vulnérable, touchant et visiblement sincère quoique, au vu de l’image de personnage mentalement fragile dont il aura du mal à se défaire, il est difficile de ne pas douter de la véracité de certains événements parfois surréalistes qu’il décrit. Difficile aussi de ne pas sourire face à l’introduction de son raisonnement, certes logique, selon lequel c’est un gâteau qui l’aurait convaincu de prendre cette décision. Néanmoins, et c’est le plus important, sa conclusion globale évoquée plus haut est pleine de bon sens, bien qu’il n’y ait jamais à se réjouir qu’un artiste en arrive à un tel aveu d’échec.

Lire son communiqué…



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Dee Snider (Twisted Sister) à propos des débuts de Metallica : « Personne ne peut tout voir »


Apprendre de ses expériences, de son histoire, c’est souvent revenir sur ses certitudes. L’évolution d’une personnalité s’accompagne souvent de changements de perceptions, de visions. Pourtant, si notre regard évolue, ce n’est pas forcément notre personnalité qui change du tout au tout. « Tu ne changes jamais vraiment comme ils le disent, tu deviens juste plus profondément toi-même » écrit à ce sujet Perry Farrell, le chanteur de Jane’s Addiction, sur le morceau « End To The Lies ».

Ainsi Dee Snider, le frontman de Twisted Sister, fait partie des figures incontournables de notre style musical. Il a tout vu, tout vécu. C’est une star, une vraie, et son avis compte. Alors quand le magazine Powerline lui remémore le souvenir d’un concert ayant eu lieu à Aberdeen (le 30 décembre 1983) où le jeune groupe Metallica avait pour mission d’ouvrir pour Twisted Sister, Dee Snider en profite pour revenir sur la façon dont il considérait le groupe de San Francisco à l’époque.

Un regard fort intéressant car si Metallica est devenu, au fil des années, l’un des plus grands groupes de la planète (fêtant d’ailleurs ses 30 ans cette semaine), il est évident que beaucoup doutaient de cette ascension qui ne s’est pas faite du jour au lendemain. Forcément, personne ne pourra jamais faire l’unanimité et il n’est vraiment pas étonnant que même des artistes reconnus aient considéré aux débuts des années 80 que le combo ne percerait pas. Car Metallica avançait, à l’image de sa musique, beaucoup plus vite que son époque…

Dee Snider faisait partie des personnes qui doutaient du potentiel des Mets. Il en parle ci-dessous en toute humilité, avec le grand sourire de celui qui ne peut que reconnaître qu’il s’est trompé. Son témoignage met surtout en avant une anecdote drôle et atypique qui s’est déroulée sur la route, lors d’un concert donné en 1984 aux Pays-Bas, avec les Mets.

Bonne lecture…



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Mozart Vs. Commando : Pete Sandoval est de retour !


Pete Sandoval est de retour derrière les fûts !

J’allais commencer cet article avec une longue intro bien pompeuse comme j’en ai l’habitude, en étalant ma culture grâce à l’énorme quantité de confiture que j’ai pour vous en faire toute une tartine, mais, en fait, pourquoi faire traîner. Le fait est là : après une (trop) longue convalescence suite à son opération du dos (point faible de tant de batteurs) qui l’a éloigné de son instrument pendant près de deux ans, Commando est de retour !

Oh, bien sûr, nous avions déjà eu un indice évident de ce retour avec l’annonce d’un nouvel album de Terrorizer pour février prochain, soit six ans après le dernier opus du groupe Darker Days Ahead et trois ans après le décès du guitariste Jesse Puntado. Mais, là, nous en avons une preuve en image et en musique où Commando se frotte à rien moins que Mozart sur un extrait d’un futur DVD enregistré en novembre dernier à Barcelone qui devrait « contenir encore plus de solos de batterie qui blastent et de musique qui va [nous] éclater » et à la fin de laquelle il ne manque pas, bien sûr, de remercier les fans pour tout leur soutien, surtout suite à son opération.

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Christine Boutin : « Je n’aime pas trop la musique metal »


Sérieux ? Nan tu plaisantes Christine ? Nous on pensait vraiment que tu écoutais du Cannibal Corpse quand tu rentrais chez toi enchaîné à un petit AC/DC avant de te mettre dans les oreilles un bon Katatonia, histoire de finir ta soirée au coin du feu sur une petite note mélancolique…

Christine Boutin a été reçue il y a quelques minutes sur le plateau de RTL dans le cadre de l’émission RTL Soir qui se tient chaque jour entre 18h et 19h15 sur l’antenne de la première radio de France. Et le journaliste Christophe Hondelatte a choisi de lui faire écouter du Lamb Of God ! Un fait assez rare pour être signalé dans nos colonnes car il est tout de même sacrément exceptionnel, vous en conviendrez aisément, d’entendre des guitares saturées et une grosse voix bien metal vers 19h sur RTL.

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Rammstein ne craint pas la mort


Dans notre adorable petit microcosme des musiques saturées, il est courant de contempler certains tableaux conditionnés par leur environnement, dans lesquels le noir et le blanc sont eux-mêmes saturés, où les sentiments et les opinions sont souvent extrêmes et où ressortent généralement des points de vue assez radicaux sur tout, sautant gaiement par-dessus la voie du juste milieu.

Prenons le dossier des best-of. D’un côté nous voyons les fanas, les enjoués, voire les pas contrariants qui trouvent génial qu’un groupe sorte un best-of ; cela signifie que leurs artistes préférés ont atteint un certain statut et sont parvenus à une longévité telle qu’ils ont accumulé au cours de nombreuses années suffisamment de hits géniaux pour qu’on ait assez pour mettre le tout sur une galette estampillée « Best Of » ou « Greatest Hits ». Et tout ce petit monde est bien content pour eux.

D’un autre côté, nous avons les cyniques de comptoir et les révoltés contre tout et n’importe quoi qui trouvent ça trop « commercial » (personne ne vous force à l’acheter, les gars) et qu’un groupe qui sort un best-of, c’est soit parce qu’il compte se reposer sur son passé et faire de la soupe désormais, soit parce qu’il est mort (l’un n’empêchant pas l’autre).

A partir de cette dernière idée, on peut probablement mieux interpréter le dernier coup promotionnel de Rammstein pour son best-of Made In Germany 1995 – 2011.

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La bouffonade Van Halen : la suite…


Il y a quelques semaines, sur la question du retour de Van Halen, nous avions conclu (non sans une pointe d’humour) qu’il est aujourd’hui à peu près aussi hasardeux d’annoncer quoi que ce soit sur ce groupe que de promettre la diffusion d’une photo récente d’Elvis Presley en compagnie du monstre du Loch Ness… Conséquence de cela : toute info le concernant est à transmettre avec des pincettes, avec un large emploi du conditionnel, voire à ignorer tant la fiabilité de celle-ci est parfaitement douteuse.

C’est le genre d’extrémité que nous avons atteinte avec la rumeur qu’avaient lancé les organisateurs des Grammy Awards nous titillant la fan-attitude avec des messages du type : « Devinez quel groupe se réunissant sera à la cérémonie de nominations de Grammy ? Cette allusion ne vous donne-t-elle pas envie de « sauter » (« Jump ») et « danser toute la nuit » (« Dance the Night Away ») ? ». Une rumeur qui alla jusqu’à faire imaginer à certains médias que Van Halen allait profiter de cette apparition à cette cérémonie pour annoncer une tournée mondiale.

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Avec Mastodon, c’est plus Feist-if


Il est une belle tradition qui nous vient des États-Unis… Non, pas Halloween, bandes de burtoniens aux dents cariées ! Et pas aussi ancienne non plus. Le Record Store Day – ou, en bon français, la Fête des Disquaires – est né en 2007 et, dans ce contexte de « crise du disque », a pour but de « célébrer » la culture des disquaires indépendants, ces spécialistes de la musique du coin de la rue, ces mélomanes passionnés qui prennent autant, si ce n’est plus, de plaisir à vous conseiller qu’à vous vendre un disque d’un artiste dont vous ne soupçonniez peut-être même pas l’existence avant d’entrer dans leur boutique. Une tradition qui a lieu chaque année le troisième samedi d’avril et qui a déjà fait quelques incursions sur notre Vieux Continent.

Mais encore faut-il marquer le coup et ce sont les artistes eux-mêmes qui font souvent en sorte que ce jour ait quelque chose de spécial. A titre d’exemple, pour 2011, Foo Fighters et Deftones avaient chacun sorti un disque de reprises, édités en vinyle et en édition limitée, et uniquement vendus chez ces indépendants. C’est aussi ça l’intérêt du Record Store Day pour les fans de musique : avoir l’opportunité de se procurer un objet unique qui, lui-même, peut avoir quelque chose d’unique dans sa création. Premier exemple pour 2012 avec Mastodon.

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Le Wacken 2012 complet à 246 jours du festival


Alors que le Hellfest propose régulièrement des grappes de places à tarifs préférentiels, places qui s’épuisent en quelques jours, que les places pour le camping du Download Festival sont déjà épuisées alors que trois groupes seulement (certes, pas n’importe lesquels) ont été annoncés, nous apprenons aujourd’hui que le Wacken 2012 est sold-out. Ce festival annuel a lieu dans 246 jours et ses places sont déjà épuisées !

Est-ce pour son affiche ? Probablement pas, du moins pas seulement (rappelons tout de même qu’il s’agit de la dernière édition du festival, la fin de l’année 2012 marquant la fin du monde – ça peut expliquer bien des choses). Mais ne vous y trompez pas, cette affiche est excellente et contient son lot de têtes d’affiche (Scorpions, Machine Head), d’exclusivités (la présence d’Henry Rollins, l’unique concert de Volbeat en Europe en 2012, le show spécial de Moonspell…). Qui plus est, elle n’a pas encore tout révélé. Elle n’est cependant pas plus exceptionnelle que le Hellfest, le Graspop ou le Download ou même qu’une précédente édition du même festival.

Le Wacken est complet pour la même raison que certains spectateurs achètent déjà leur billet, à l’instar du Hellfest, lors de l’édition qui précède, sans même connaître le moindre nom à l’affiche. Le Wacken est plus qu’une série de concerts, il est une tradition, l’équivalent des fêtes de Noël pour les passionnés de metal : il faut en être.

Alors, à quand les trois jours du festival reconnus comme fériés dans toute l’Europe ?



  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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