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Chronique Focus   

Def Leppard – Drastic Symphonies


Un challenge, un défi, une idée, une envie ? En tout cas, mêler les fleurons de son répertoire rock ou metal à de la musique classique n’a rien de très original. De Rage à Metallica en passant par Scorpions et tant d’autres, ils sont nombreux à avoir voulu accoupler leurs guitares aux archets des violons d’un orchestre symphonique, avec plus ou moins de réussite. Def Leppard a choisi d’explorer cette voie, et de mettre tous les atouts de son côté : c’est donc avec le Royal Philharmonic Orchestra de Londres et aux légendaires studios d’Abbey Road qu’il a décidé de réarranger ses hits. Pour un résultat drastiquement différent des enregistrements originaux, comme l’intitulé semble l’indiquer ?

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Interview   

Redemption : avis de tempête


Redemption a beau œuvrer dans le metal profressif, il n’est pas du genre à opérer des changements radicaux. Le groupe mené par le guitariste Nick Van Dyk est plutôt du genre à évoluer en douceur au fil des albums. Comme le reconnaît son leader, les changements de line-up aident à apporter des sonorités et approches nouvelles. Ça a été le cas lors de l’intégration du frontman d’Everygrey, Tom Englund en 2017. C’est une nouvelle fois le cas avec l’arrivée du claviériste Vikram Shankar en 2018, qui signe aujourd’hui avec I Am The Storm son premier véritable album en tant que membre à part entière… et surtout compositeur du groupe. Là où tous les précédents albums étaient très largement le fruit de Nick Van Dyk, I Am The Storm profite d’une dynamique créative renouvelée, le claviériste apportant son expertise en matière d’écriture et d’arrangement, et une dimension cinématographique aiguisée.

Nick, qui se voit comme un « ancien » dont les « références datent d’il y a cinq mille ans » et trouve son contrepoint en Vikram et ses influences plus modernes, nous explique tout ceci dans l’entretien qui suit. Nous discutons également des reprises de « Turn It On Again » de Genesis et de « Red Rain » de Peter Gabriel, deux tubes pop qui brillent par leur sophistication, et de certaines thématiques, dont le « poison » qui gagne du terrain dans nos interactions, avec cette incapacité à voir l’humanité chez ceux qui ne sont pas d’accord avec soi.

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Chronique Focus   

Ghost – Phantomime


Fort d’un succès toujours plus imposant, Ghost peut s’adonner à quelques plaisirs coupables entre deux opus canon. Le projet mené par le désormais connu Tobias Forge a déjà accueilli plusieurs fois dans sa discographie des EP de reprises, précisément If You Have Ghost (2013) et Popestar (2016). Phantomime suit un procédé similaire : le frontman de Ghost rend hommage aux idoles de sa jeunesse, celles-là mêmes qui lui ont donné le goût de la musique et lui ont permis de faire ses armes. Si Phantomime se parcourt rapidement – six titres précisément –, il intrigue par le choix des reprises. Ghost présente un univers toujours plus étendu, tout en donnant des clés de compréhension de sa musique et quelques indices quant à son avenir.

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Interview   

Hanging Garden : cultive son univers


A bientôt vingt ans de carrière et désormais huit albums à son actif, il est étonnant qu’on ne parle pas davantage d’Hanging Garden, compte tenu de la qualité de son metal doom/gothique. D’après le chanteur Toni Hatakka, apparu au milieu des années 2000, le groupe s’est retrouvé noyé dans une période de sursaturation de productions metal. Mais il n’est jamais trop tard : son nouvel album The Garden, qui poursuit dans la direction musicale de Skeleton Lake, à savoir avec un sens de l’accroche accru et en s’émancipant légèrement des contrées doom, mais sans dénaturer sa sensibilité à fleur de peau, est une bonne occasion de se rattraper.

Thématiquement, en revanche, The Garden prend le contrepied de son prédécesseur. Certes, il est toujours question de l’effondrement du monde, notamment sur le plan écologique, mais là où Skeleton Lake prônait une perspective pessimiste, le nouvel opus apporte un brin d’espoir et de lumière au travers de ce « jardin », reflet des rêves récurants de Toni depuis sa tendre enfance. Nous avons donc échangé sur tout ça avec Toni mais aussi Riikka, chanteuse intégrée au groupe depuis 2019, les deux étant par ailleurs mari et femme. Il est donc question d’espoir et de désespoir, du monde d’avant, celui d’après et celui des rêves, de carrière, d’approche musicale, de line-up à désormais huit musiciens, etc.

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Chronique Focus   

Devildriver – Dealing With Demons II


Devildriver revient de loin. Après avoir enregistré deux albums en même temps avec pour dessein de les faire paraître à un an d’intervalle, Dez Fafara et ses camarades de jeu ont dû composer avec la pandémie. Le frontman a été durement touché par le Covid-19, au point de se voir mourir. Le virus a ensuite dégénéré en problème cardiaque que le chanteur a surmonté naturellement. Sur le plan musical, si Dealing With Demons I a vu le jour en pleine pandémie, ces problèmes sanitaires ont repoussé le second volume jusqu’à aujourd’hui. Dez est pratiquement de nouveau à cent pour cent (il lui est encore déconseillé de faire de trop longs voyages en avion) et Devildriver peut reprendre son chemin tambour battant. Le contenu de Dealing With Demons II est d’ailleurs parfaitement adéquat : le groupe veut en découdre, porté par une vigueur inédite.

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CR De Festival    Live Report   

Roadburn 2023 : le pari de la diversité


Un an après la levée des restrictions imposées par la pandémie de Covid-19, ses répercussions sur le monde de la musique n’ont pas fini de se faire sentir : scène déstabilisée et saturée, frais élevés et coûts prohibitifs… Au point de forcer une institution aussi installée que le Roadburn à se redéfinir plus drastiquement que jamais. Si, comme nous le confiait Becky Laverty l’année dernière, sa volonté d’ouverture était déjà manifeste par le passé voire dans son ADN depuis ses premières éditions, cette fois-ci, l’équipe a dû composer avec un contexte particulièrement difficile. Walter Hoeijmakers (fondateur et directeur artistique du festival) lui-même l’avouait lors d’une discussion avec les festivaliers : l’édition 2023 a failli ne pas avoir lieu.

Entre l’instabilité de la situation mondiale, l’indisponibilité de nombreux groupes et des cachets multipliés par cinq (!) en raison des circonstances, il a fallu faire preuve de créativité, et plus encore que par le passé, le Roadburn a fait le pari de la diversité et du soutien de sa communauté. Résultat : du 20 au 23 avril, c’est un line-up plus varié que jamais qui s’est produit à Tilbourg aux Pays-Bas, mais aussi plus horizontal, sans véritable tête d’affiche qui domine la programmation ni grand nom à la curation. De quoi inquiéter une partie de la fanbase historique du festival dont les plaintes se sont multipliées sur les réseaux sociaux : il est vrai que pour la première fois de son histoire, le stoner/doom qui était la marque de fabrique du Roadburn était pratiquement absent…

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Chronique Focus   

Winger – Seven


Il suffit d’une petite vidéo et d’un Lars Ulrich moqueur pour ternir l’image de votre groupe. C’est ce qui est arrivé à Winger lorsque le batteur de Metallica est filmé en train de lancer des fléchettes sur un poster de Kip Winger (dans le clip de « Nothing Else Matters). À cela s’ajoutent les moqueries de la série MTV Beavis And Butthead qui employaient le terme « wussies » pour désigner les vidéos du groupe tout en martyrisant leur voisin Stewart, fidèle admirateur de la formation. Winger a toujours dû lutter contre cette image de groupe de hair-metal, en raison de leur propension à chercher les mélodies tubesques plutôt que les démonstrations d’agressivité viriles ou la dépression grunge. C’est en réalité lié au fait de mal connaître Winger, sorte de Toto à la sauce heavy qui profite du talent immense de ses musiciens. Neuf ans après Better Days Comin’ (2014), Winger est décidé à rappeler fermement ce dernier point à travers Seven.

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Interview   

The 69 Eyes : une lueur dans l’obscurité


« J’ai l’impression que la dernière décennie était une décennie gâchée », nous confie Jyrki 69 dans l’entretien qui suit au sujet de son groupe The 69 Eyes. Un constat, lié à une routine dans laquelle le groupe s’est laissé prendre, qui peut paraître bien amer, mais c’est surtout une prise de conscience pour quelqu’un qui, peu importe les réussites passées, éprouve le besoin d’aller plus loin, de vivre des choses nouvelles, d’aller chercher de nouveaux publics, tout en entretenant l’énergie et l’esprit des débuts. C’est l’idée de Death Of Darkness, un album qui se veut positif, conçu dans l’idée de voir si le groupe était toujours capable d’écrire des tubes pertinents en 2023, en mesure de rivaliser sur les ondes avec leurs anciens succès.

Nous en discutons avec le frontman, en abordant également une multitudes de sujets annexes, que ce soit l’influence de la culture américaine dans une musique à la mélancolie typiquement finlandaise, son rapport aux années 80, son admiration pour Johnny Cash – il était prévu que le groupe travaille sur une collaboration avec le fils de ce dernier, John Carter Cash –, ou les premiers pas de The 69 Eyes, avec l’impact déterminant des funérailles d’Elvis Presley et un premier album, Bump ‘n’ Grind, qui a désormais passé la barre des trente ans.

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Chronique Focus   

Cattle Decapitation – Terrasite


Même plus besoin pour les groupes comme Cattle Decapitation d’imaginer un monde dépérissant, où le chaos, grandement aidé par la main de l’homme elle-même, a su infiltrer la moindre lézarde : entre le dérèglement climatique, les conflits qui pullulent et la tension qui grimpe à vue d’œil, le présent n’est plus si reluisant. Une apocalypse au ralenti, où chacun a le loisir de se débattre avant de réaliser qu’il « fait partie du problème », comme le confie le chanteur Travis Ryan. Après deux décennies et demie de carrière, Cattle Decapitation, non content de s’être fait un nom dans la durée avec une salve d’albums plutôt bien reçus, n’entend pas se reposer. Le groupe ne cherche pas refuge dans le nihilisme – Terrasite ne serait d’ailleurs peut-être pas né dans le cas contraire. Pas question non plus de brandir l’arme de culpabilisation à outrance : mettre tout un chacun face à la réalité offre souvent davantage de perspectives. Le pessimisme de cet album reste néanmoins assez appuyé, et pourrait même passer pour l’un des garants de la patte sonore de la formation.

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Interview   

Lord Of The Lost fait la différence


Lord Of The Lost est un groupe pas comme les autres, et la différence est d’ailleurs au cœur de l’histoire de son frontman Chris « The Lord » Harms et du nouvel album Blood & Glitter. S’il œuvre aujourd’hui en tant que chanteur d’un groupe de metal gothique/industriel, il a d’abord fait ses premiers pas dans la musique classique en tant que violoncelliste. C’est à la découverte de Roxette que tout a changé pour lui et qu’il a voulu lui-même se maquiller, se teindre les cheveux et, un jour, proposer un véritable spectacle. Ce n’est donc pas un hasard si Steve Harris lui-même a choisi Lord Of The Lost pour ouvrir pour Iron Maiden, alors que les deux groupes œuvrent dans des univers très différents.

Tout cela pour arriver aujourd’hui à Blood & Glitter, un album sorti « par surprise » pour retrouver une forme de magie, estompée par un marketing devenu trop envahissant, et à la chanson titre avec laquelle ils ont été sélectionnés pour représenter l’Allemagne à Liverpool le 13 mai prochain. Nous avons interrogé le chanteur sur cette nouvelle aventure, mais aussi pour revenir sur l’album sorti en décembre dernier et sur sa propre histoire.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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