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Chronique Focus   

Metallica – 72 Seasons


72 Seasons, ou plus précisément les dix-huit premières années de notre existence qui seront déterminantes pour la suite. Un thème pessimiste – teinté de déterminisme – qui forme la trame de fond du onzième opus du maître de l’Olympe en matière de musique heavy. Metallica a désormais habitué le monde entier à attendre longuement avant d’obtenir un nouvel effort canon, quitte à le faire patienter à coups de nombreuses sorties annexes qui viennent compléter le catalogue des collectionneurs. 72 Seasons n’échappe pas à la règle établie depuis Reload (1997) et pas moins de sept années le séparent de son prédécesseur Hardwired… To Self-Destruct (2016). Si la sortie d’un nouvel album de Metallica va inévitablement constituer un évènement planétaire et nombre de réactions emphatiques à travers le globe, que doit-on attendre désormais de la part du quatuor ? De là découle toute l’appréhension de ce nouvel effort. L’évènement n’implique pas nécessairement l’excitation.

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Interview   

Pop Evil : la vie avant la mort


Au-delà de la musique, Pop Evil s’est donné pour mission première de répandre l’espoir et la force, en d’autres termes, de voir la lumière dans l’obscurité, le positif dans le négatif. Alors que Versatile avait été enregistré fin 2019 et début 2020, se prenant la pandémie de plein fouet pour sa sortie, Skeletons, lui, est un pur produit, autant émotionnellement que sur le plan organisationnel, de cette période morose faite de confinements, de craintes et d’incertitudes, notamment pour l’industrie musicale. Voilà de quoi pousser les membres de Pop Evil à se poser une multitude de questions, mais aussi leur offrir une matière première en abondance pour faire ce qu’ils font de mieux. Certes, le titre de l’album et sa pochette avec sa multitude de crânes ont quelque chose de macabre, mais c’est pour dire que « derrière chaque squelette, il y a une histoire et quelque chose qui mérite qu’on en parle », en d’autres termes, qu’il y a une vie avant la mort.

Et justement, c’est pour en parler que nous avons joint le frontman Leigh Kakaty. Il nous raconte la conception d’un album « retour aux sources », émotionnellement parlant, mais qui, à la fois, cherche le compromis entre l’ancienne et la nouvelle école, comme le démontre une musique en tension entre l’organique et le numérique. Une forme de métaphore en soi pour ce besoin d’intégrer malgré eux la technologie, en particulier les réseaux sociaux, dans leur quotidien de groupe. Un entretien dans lequel le frontman se fait toujours aussi loquace sur ses remises en question, sur la carrière du groupe, sur le sens de ses réflexions, etc.

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Chronique Focus   

Overkill – Scorched


« Passer de la violence à l’agressivité ». C’est d’une certaine manière la quête d’Overkill pendant plus de quarante années de carrière. La formation culte du New Jersey a très vite cherché à se détacher d’un thrash sans préoccupations autres que de crier sa colère à la face du monde pour une musique toujours puissante mais moins juvénile. Après vingt réalisations, Overkill n’a évidemment plus rien à prouver et ne compte pas renouer avec la fougue d’un Feel The Fire (1985). Au contraire, Scorched cherche à accentuer les évolutions récentes de sa musique en intégrant divers éléments qui l’extraient de sa labellisation thrash trop étriquée. Ce dernier effort est né dans un contexte de pandémie et de nouvelle méthode de travail, moins pressurisée. De quoi entretenir la flamme, celle-là même qui continue de brûler sur l’artwork comme en 1985.

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Live Report   

Gojira : si grand, si loin


Le concert devant initialement avoir lieu le 8 février 2022, puis ayant été reporté pour les raisons que l’on connaît, Gojira était donc destiné à se produire un an plus tard à la Halle Tony Garnier de Lyon ce 28 février 2023. L’occasion pour le groupe d’entériner et de démontrer son nouveau statut : celui de mastodonte du metal actuel, garant d’un des spectacles les plus produits auxquels on peut assister aujourd’hui. Une dimension qui ravit les plus chauvins d’entre nous, au détriment de ce rapport nostalgique que l’on peut entretenir avec sa musique – pour ceux qui ont pu les voir, par exemple, en première partie de Morbid Angel ou au CCO de Villeurbanne la même année en 2005. Comme si elle était toujours la même, mais que notre intimité avec elle avait disparu.

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Chronique Focus   

Mélancolia – HissThroughRottenTeeth


Mélancolia, nouveau poulain fougueux de l’écurie Nuclear Blast, s’est élancé l’année passée. Si le désespoir et la mélancolie évoqués par leur nom sont bien au rendez-vous, il ne faut pas s’attendre à une forme de doom : les quatre Australiens opèrent dans un registre pour le moins impulsif, quand il n’est pas carrément tourmenté. À cloche-pied entre le deathcore et le black metal, leurs ambiances trempent également volontiers dans l’industriel gothique – et osent même évoquer, sans complexes, le nu-metal. L’identité visuelle forte et atypique du groupe, n’hésitant pas à tirer vers un grotesque assumé, reflète cette concoction explosive. Ce paquetage se met au service d’une narration poussée : on découvre dans leur premier album, HissThroughRottenTeeth, une divinité déchue qui, sous le joug d’une punition, se trouve enfermée, sans pouvoir aucun, dans une forme humaine. Toujours doté de connaissances vertigineuses, mais soudainement inapte à en faire pleinement usage, cet être traversera un parcours alignant supplice après supplice.

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Interview   

The Answer : remise à zéro


Ils nous avaient laissés en 2016 avec le surprenant Solas. Le groupe y explorait ses racines celtiques et des ambiances plus tamisées. Certes, The Answer paraissait par moments transfiguré, mais il s’agissait là d’un des meilleurs exemples d’« écart de conduite » ou de renouvellement artistique réussi. L’album a été suivi d’une année de tournée, puis… silence radio. Ce n’est que l’année dernière que le quatuor a refait surface avec une mise au point et l’annonce d’un nouvel album : « Après six albums et quantité de kilomètres sur la route, nous avons estimé avoir besoin de prendre du recul sur tout ça et de faire une remise à zéro. Même si ça n’a pas été une décision facile, avec le recul, c’est la meilleure que nous ayons jamais prise parce que le résultat est l’album que nous avons attendu de faire toute notre vie… plein de bon rock n’roll et d’énergie positive créés par quatre frangins qui, très franchement, se sont manqué. »

Tout est dit : Table rase des expérimentations de Solas, place au The Answer de la première heure, l’expérience en plus. Sundowners est un album hors du temps, sur lequel ça fuzze et ça groove, et grâce auquel on oublie tous nos tracas. Il y aura les déçus de ne pas voir le groupe s’engouffrer davantage dans l’ouverture qu’il avait entrouverte, et il y aura ceux qui seront ravis de ce retour aux sources – il faut le dire – en grande forme. Dans tous les cas, les uns comme les autres devraient trouver les réponses à leurs questions dans l’entretien qui suit, dans lequel on aborde avec le guitariste Paul Mahon et le chanteur Cormac Neeson aussi bien le hiatus de ce « reset » et bien d’autres sujets sur la carrière des Irlandais.

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Chronique Focus   

The 69 Eyes – Death Of Darkness


Les ténèbres conservent et les vampires d’Helsinki continuent de surprendre par leur éternelle jeunesse, comme le prouve un treizième album d’une incroyable fraîcheur. Death Of Darkness ne signe nullement une remise en question profonde du style caractéristique de The 69 Eyes mais fait couler un peu de sang neuf sous les crocs. Avec une vivacité renouvelée, les Finlandais puisent aux deux sources qui irriguent leur musique : le sleaze rock et un rock gothique qui garde de leurs racines glam une approche charmeuse. En témoigne le réjouissant premier morceau éponyme aux airs de classique qui nous ramène au tournant des années 2000, lorsque le groupe a entériné son passage du glam metal au rock gothique et livré ses meilleurs albums.

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Interview   

Paul Gilbert : la voix de Dio


Cela fait treize ans que Ronnie James Dio nous a quittés mais son œuvre et son génie restent toujours aussi vivants et vibrants. Les « Heaven And Hell », « Stargazer », « Holy Diver » et même « Love Is All » (de Roger Glover) n’ont pas pris une ride. Il y a même quelque chose de réconfortant à écouter du Ronnie James Dio, un artiste qui parle à notre instinct de vie et nous donne de la force, et, à la fois, nous permet de nous évader des tracas quotidiens. C’est d’ailleurs ainsi, par ce qu’évoquait pour lui ces trois lettres – DIO – inscrites sur une casquette, que Paul Gilbert a eu envie de rendre hommage à l’elfe, mais aussi aux trois guitaristes principaux qui ont accompagné et contribué à ses plus grands moments : Tony Iommi, Ritchie Blackmore et Vivian Campbell.

Plus que ça encore, The Dio Album, est une continuation de l’exploration de l’expressivité vocale à la guitare, puisque le guitariste de Mr. Big et Racer X reprend une poignée de classiques de Black Sabbath, Rainbow et Dio… en instrumental. Tout le défi était d’étudier dans les moindres détails les lignes de chant de Ronnie et de les reproduire le plus fidèlement à la six-cordes. Paul nous raconte ainsi, dans l’entretien qui suit, son rapport à l’œuvre de Ronnie James Dio, son regard de professeur de guitare et son propre apprentissage.

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Chronique Focus   

Fvnerals – Let The Earth Be Silent


Le nom « Fvnerals » peut prêter à confusion. Pour mener à bien une cérémonie funéraire, il faut du personnel et une audience ; dans l’œuvre du duo belgo-suédois, il serait bien difficile de réunir le monde nécessaire, ou même de trouver une forme de vie notoire. Le projet est né en Angleterre de la collision entre la chanteuse-bassiste Tiffany Ström et le guitariste Syd Scarlet, comme deux particules donnant le jour à une énergie destructrice. Passés par l’Écosse, la Belgique et enfin l’Allemagne, ces ténébreux lurons invitent sur cet album Thomas Vaccargiu pour s’occuper des fûts et autres outils percussifs. Avec deux albums et autant d’EP au compteur, le groupe nous livre le troisième volet de leur aventure, Let The Earth Be Silent. Leur style, toujours difficile à caractériser, mêle la lenteur du funeral doom et du drone, sur laquelle se greffent des embruns ambiants, diverses nappes éthérées et un soupçon d’électronique.

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Track By Track   

Metallica : 1ères impressions sur 72 Seasons


La sortie d’un nouvel album de Metallica est toujours un événement qui soulève les passions. C’est à l’occasion d’une écoute (encadrée et en une seule fois) que nous avons pu découvrir 72 Seasons, onzième opus du groupe californien. De quoi en ressortir avec un sentiment général, et quelques notes sur les chansons. Impressions « à chaud » : des chansons souvent très (trop) longues, une vraie noirceur dans les textes, le sentiment de redites par rapport au précédent album. Quelques chansons sont déjà sorties : globalement étrillées par les commentateurs ou encensées par les fans. Un hiatus trop important pour être honnête.

La question est : qu’attend-on aujourd’hui de Metallica ? On lit ces jours-ci des critiques vraiment sévères sur les singles parus. C’est « trop » Metallica, trop long, pas assez original… On sait que produire un album « disruptif » (oui, le mot est lâché…) c’est prendre un gros risque, celui de se mettre à dos sa fan base. Il y en a qui ont essayé, Metallica les premiers, et le retour de bâton a souvent été violent. Ceci étant dit, à ce stade de leur carrière, les Four Horsemen n’ont plus rien à prouver, rien à perdre. Alors oui, ils auraient pu prendre plus de risques, mais ils ont juste fait ce qu’ils avaient envie. Privilège de rock-stars dont l’histoire et les succès sont déjà faits. Oui, les chansons sont souvent très longues ; oui, on poireaute avant que la voix entre dans le morceau. Les structures ne sont pas toujours évidentes à cerner. Ça semble imparfait, mais finalement, ça nous change un peu des formules classiques qu’on retrouve dans une majorité de chansons du genre.

Ce qu’on peut regretter en revanche, c’est que le groupe ne soit pas réellement encadré par un producteur, une oreille extérieure capable de l’orienter un peu plus dans ses choix. D’accord, il y a un thème, un fil rouge que les musiciens tirent tout au long des chansons, mais pas de vraie direction, ce qui peut rendre l’album assez confus. Découvrez nos impressions titre à titre.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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