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Chronique   

Duff McKagan – Lighthouse


Le plus punk de la célébrissime formation hard californienne est de retour avec une nouvelle échappée en solitaire, aux couleurs une nouvelle fois un peu plus teintées de folk music (dans le sens premier du terme). Celui que l’on (re)découvrait il y a quatre ans avec la sortie de son deuxième album solo Tenderness persiste et signe son retour aux sources, direction les racines du rock’n’roll. Sans renier pour autant la musique qui a contribué à son succès, Duff souhaite continuer de s’ouvrir vers un répertoire plus roots, comme une respiration artistiquement nécessaire en marge des tournées monumentales des Guns N’ Roses, jubilatoires mais sans aucun doute épuisantes pour le musicien en quête d’expression artistique plus intime.

Entre la pelletée de titres efficaces et joliment structurés que l’on se verrait bien écouter en Cadillac le long d’une grande route américaine (« I Saw God On 10th Street », « Longfeather ») et la présence d’incontournables et jolies petites balades (« Lighthouse », « Forgiveness », « I Just Don’t Know » avec Jerry Cantrell…), avec une gentille incartade punk au milieu (« Just Another Shakedown »), la sauce prend assez naturellement. Et c’est sans mentionner la participation prestigieuse de Slash (évidemment, vous direz) mais également d’Iggy Pop (que Duff accompagne à la basse sur ses récents concerts, aux côtés de Chad Smith notamment) qui lui fait l’amitié de chanter sur le dernier titre de l’album, comme un final triomphal, chic et décontracté. Un peu de country, un peu de rock, un peu de blues : bref, une recette cent pour cent made in USA, qui non seulement lui sied bien au teint, mais semble agir comme une véritable cure de jouvence sur le rockeur blond à la sensibilité définitivement féconde. Tel un phare (en anglais : lighthouse, vous l’avez ?) dans la nuit qui éclaire l’horizon, Duff McKagan en appelle à toutes les âmes esseulées du rock’n’roll et les invite à danser au son de ses guitares plus que jamais franches, bien que légères, et inspirées.

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Interview   

Miserere Luminis : l’épreuve et la rage de vivre


A la fin des années 2000 et au début des années 2010, la scène black metal qualifiée aujourd’hui avec le supplétif « atmosphérique » était bousculée par un mouvement en provenance d’outre-Atlantique. La scène québécoise marquera durablement les esprits, avec un album devenu une référence, Il Était Une Forêt… de Gris paru en 2007, ainsi que par le très remarqué Royaume De Glace de Sombres Forêts l’année suivante. Puis quelques années après sortiront quasi simultanément À l’Âme Enflammée, l’Äme Constellée… et La Mort Du Soleil de Sombres Forêts, deux œuvres audacieuses qui s’éloignent d’un son brut pour proposer une musique belle, mélancolique et intense. Les trois musiciens des deux projets se connaissent et se complètent sur la même vision faisant rayonner leur scène un peu partout dans le milieu underground. Puis après ces coups d’éclat, silence radio depuis 2013… Si beaucoup attendaient un successeur à l’un de ces deux albums, c’est sous la forme inattendue de Miserere Luminis que reviendront Neptune, Icare et Annatar.

Retour en 2009 avec l’album collaboratif Miserere Luminis, présenté initialement comme un split entre Gris et Sombres Forêts. Ce disque fait le pont entre les trois artistes qui trouvent surtout ici un support pour performer en live. C’est d’ailleurs quelques mois avant la pandémie que le projet Miserere Luminis annonce une tournée européenne pour 2020, qui n’a évidemment jamais pu s’achever, pour interpréter l’album dix ans après sa sortie. Aujourd’hui, Miserere Luminis est un groupe entier. Le deuxième album Ordalie reprend là où les trois musiciens nous avaient laissés avec leurs œuvres respectives, revenant à l’usage des instruments issus du classique, avec l’envie d’aller plus en profondeur sur le plan émotionnel et une plume toujours plus fine. Le trio revient avec nous sur les projets de cette entité qui prendra dans un futur proche le pas sur les autres formations, même si nous profitons évidemment de cet entretien pour revenir sur l’histoire de Gris et de Sombres Forêts.

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Chronique   

Mass Hysteria – Tenace, Part 2


Mass Hysteria est tenace : opinion forte, décisions artistiques respectées avec fermeté ! Avec une fin ouverte au suspens à son comble, comme dans une série Netflix, pour le premier volet de l’album sorti en mai, ce second chapitre confirme son énergie poétique métallique. Tenace, part 2 est une toile biaxiale où le côté artistique sombre se mêle à quelque chose de très lumineux.

Mouss, en philosophe urbain, joue avec les mots dans ses titres, dans ses textes comme les plus grands auteurs de la chanson française. Poésie politique avec « L’Inversion Des Pôles », son intro à la Rammstein et ses riffs bien lourds à la Slayer ouvrent les hostilités. Hommage sans concession, accroche émotionnelle mixte tant sur le plan du phrasé révolté que des mélodies et de l’architecture sonore, Yann & Co réveillent la conscience collective. Assange, lanceur d’alerte, porte-parole de WikiLeaks, est mystiquement mis en avant (« Un Assange Passe »). L’air de rien, Mass Hysteria nous emporte dans sa spirale créatrice avec « L’Air Bien ». Un ADN qui est clairement le leur, mixant du Maniac à Matière Noire. Rien n’est laissé au hasard. Les arrangements sont judicieux, avec cette boucle redondante à la Rob Zombie et des vocalises féminines orientalisantes où Mouss énumère des mots comme dans une prière, un véritable tourbillon mélodique aux racines punk. Plus mélodique dans ses intonations et son parler chanté, la diatribe est acerbe sur la géopolitique américaine, soutenue par un duo de guitares thrashy nineties et une section rythmique martiale (« Washington Décès »). Des cordes andalouses introduisent « Ex-Voto », l’offrande votive à la vie « comme cadeau » pour décoller sur du riff entraînant, au style « L’Enfer Des Dieux », avec ses chœurs virils à la Accept. Lignes de violon et chœurs mélancoliques sur des guitares tranchantes, l’empathie de Mouss est à son climax (« L’Emotif Impérieux »). Mass Hysteria nous achève originalement avec son apocalypse « Le Club Du Feu », une véritable B.O. du chaos mondial. A l’instar de Metallica, Guns N’ Roses, Helloween avec leurs albums en deux tomes, les Mass Hysteria signent l’ultime témoignage artistique de leur carrière avec une ténacité déconcertante.

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Chronique   

7 Weeks – Fade Into Blurred Lines


Nouvelle percée pour les rockeurs limougeauds qui du haut de leur sixième album continuent de défendre leur frappe brute et authentique, fruit d’un habile alliage situé entre Queens Of The Stone Age, Eddie Vedder et David Bowie. Une sorte de tiercé forcément gagnant en somme, qui s’il ne représente sans doute pas les seules influences du groupe (peut-être même aucune d’entre elles ?) annonce tout de même la belle couleur de l’ensemble. Et c’est là assurément en partie la richesse de cette nouvelle scène stoner, dont 7 Weeks est l’un des plus beaux représentant hexagonaux, surprenante de filiations riches et inattendues, conséquences d’un sous-genre à la généalogie complexe mais réjouissante.

Entièrement enregistré en live et produit par Pascal Mondaz (Cocoon, La Maison Tellier… bref des références plus pop que heavy !), l’album se veut plus « brut », « décharné », « sans artifice », pour reprendre les termes justes du communiqué de presse. 7 Weeks n’en perd pas pour autant sa finesse et la subtilité de ses compositions. Au contraire, une forme de vulnérabilité, et donc de puissance, s’en retrouve décuplée. Fade Into Blurred Lines s’équilibre avec brio autour d’une succession de moments de rage superbe et maîtrisée (« Gorgo », « Up The Pressure », « Blackhole Your Heart » ou un « Wax Doll » fuzz n’ roll endiablé) avec des instants plus contemplatifs (un « Mute » mélancolique, un « Shimmering Blue » au crescendo aussi entêtant que poignant, un « Travellers » épuré…). Apres un dernier album (Sisyphus, 2020) déjà fort bien accueilli et enrichi peu de temps après d’un EP complémentaire (What’s Next, 2020), le trio poursuit sa féroce ascension et ne peut que nous encourager à souhaiter à ce disque une suite tout aussi féconde, qu’il nous brûle par ailleurs de découvrir sur scène. Comme pour son prédécesseur enfin, mention spéciale à l’artwork de l’album, impeccable, soigné et évocateur, à l’image de sa musique.

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Interview   

Baroness : une naissance et un enterrement


Si à chaque nouvel album on ne sait jamais vraiment quelle direction Baroness va prendre musicalement, au moins, jusqu’à présent, on savait que celui-ci serait identifié par une couleur qui pouvait nous laisser imaginer la teneur de l’album. Mais après la sortie de Gold & Grey en 2019, c’était fini. Baroness allait voguer vers l’inconnu : la série d’albums chromatiques était arrivée au bout. C’est finalement une sorte de contrepied que prend le groupe aujourd’hui en sortant un album intitulé Stone accompagné d’une illustration renvoyant à toutes les couleurs des albums précédents. C’est aussi, à la fois, le début d’une nouvelle série et la continuation de l’esprit créatif de Baroness qui refuse de se répéter tout comme de faire des compromis.

Stone est d’ailleurs un pas de plus vers l’indépendance la plus totale : l’album a été entièrement enregistré et produit par le groupe avec ses propres moyens et son propre matériel. On peut difficilement faire plus personnel. A l’image des thématiques : John Baizley continue de gérer ses propres expériences au moyen de sa musique – il va jusqu’à qualifier les chansons d’« exorcismes » –, à la différence près que l’inspiration lui est cette fois-ci venue de promenades dans un cimetière… Nous discutons de tout ceci avec le chanteur-guitariste, toujours aussi loquace et passionné quand il s’agit de disséquer dans son art et son esprit créatif.

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Chronique   

Doro – Conqueress – Forever Strong And Proud


Avec quarante années de carrière au compteur, le talent de Doro n’est plus à prouver. Pourtant, comme un défi envers elle-même, après un double-album en 2018, c’est aujourd’hui un disque de vingt titres, dont cinq bonus, qu’elle dévoile. Intitulé Conqueress – Forever Strong And Proud, ce dix-neuvième album studio, vous l’aurez compris, est plutôt dense. Et disons-le tout de suite : il n’y a pas de quoi s’ennuyer.

Avec sa voix rugissante sur laquelle le temps ne semble avoir aucune emprise, Doro nous embarque avec elle dans ce qu’elle a toujours su faire de mieux, à savoir du heavy metal classique aux sonorités fortes et puissantes, mais avec suffisamment de variété et une pointe de modernité qui retentit tout du long. On lui sent une énergie nouvelle, survoltée, comme si à chaque nouvelle chanson, elle rajeunissait un peu plus. L’opus contient des riffs transcendants et tranchants (« All For You », « Heart In Pain »), mais également des pépites qui se démarquent particulièrement, telles que « I Will Prevail » et son côté presque indus, « Bond Unending » (avec Sammy Amara des Broilers) et ses teintes post-punk, « Love Breaks Chains » et son introduction légèrement onirique, portée par un mid-tempo solide, brute, grave dans les couplets avant de se soulever sur les refrains, ou encore le très court a capella « Warlocks And Witches » qui introduit les bonus et fait référence à son passé musical et à toute son imagerie fantastique. Pour le plus grand plaisir des fans de la première heure, elle revisite également des titres emblématiques des 80’s ; de « Living After Midnight », sur lequel elle forme un duo dynamique avec Rob Halford, qu’elle retrouve sur « Total Eclipse Of The Heart », version metallisée et théâtrale du célèbre tube de Bonnie Tyler, à une fidèle mais efficace reprise de « The Four Horsemen » de Metallica, il va de soi que les metalleux seront conquis. Celle que l’on surnomme The Metal Queen porte toujours en elle la flamme éternelle du heavy metal. Une flamme qu’elle garde plus ardente que jamais.

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Interview   

Black Stone Cherry : chasser la douleur


L’efficacité de Black Stone Cherry, à la croisée de la tradition et de la modernité, n’est plus à démontrer. Cela fait vingt ans maintenant qu’ils la perfectionnent et ce n’est pas le premier changement de line-up de son histoire qui y changera quoi que ce soit. La preuve avec leur nouvel opus Screamin’ At The Sky, estampillé cent pour cent Black Stone Cherry, une musique énergique faite pour vibrer – particulièrement en live – au son de grosses guitares rock n’ roll et d’une batterie « tonitruante ».

Mais si pour le chanteur-guitariste Chris Robertson la musique a une fonction d’évasion, elle en a aussi une thérapeutique, afin de réfléchir à la vie et de gérer les douleurs et autres sources d’anxiété qui remontent de temps en temps à la surface. Ce nouvel album est arrivé à point nommé pour lui, afin, notamment, d’intégrer la perte de celui qui fut à la fois son père et son meilleur ami, avec tout ce que cela peut impliquer.

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Chronique   

Within Temptation – Bleed Out


Pour son huitième album studio, le groupe néerlandais ne passe pas par quatre chemins. Bleed Out est un album dénonciateur et franc dans ses propos. Sa différence commence par la manière dont le groupe a décidé de le présenter, en laissant planer le doute sur sa sortie éventuelle grâce à l’expérimentation du système de singles depuis maintenant trois ans. Dès l’annonce de la tracklist, la couleur est donnée : onze titres, dont le thème principal semble être sombre, percutant et à la fois catastrophiste. Bien que « Bleed Out », « The Purge », « Shed My Skin » ou encore « Don’t Pray For Me » soient déjà connus des auditeurs, le premier titre de l’album ne laisse plus aucun doute : « We Go To War » est un hymne aux batailles menées par et pour le monde actuel. En effet, le groupe ne cache pas s’être inspiré de divers sujets polémiques lors de l’écriture des chansons, comme la guerre en Ukraine, le meurtre de Mahsa Amini en Iran – évoquant le sujet de la lutte pour les droits des femmes – dans le titre éponyme « Bleed Out » – dont la pesanteur des guitares fait écho à la gravité de la thématique – ou encore, d’un point de vue plus culturel, le film iconique Une Nuit En Enfer qui est assimilé à la prise de pouvoir du parti faible et au retournement de situation.

Malgré cette omniprésence du sombre, les titres présentent des riffs de guitare percutants, parfois profonds et mélodieux, rappelant les origines symphoniques du groupe. Ainsi, les refrains lourds de sens restent en tête, peut-être pour compléter leur rôle d’hymnes passionnés. L’aspect épique de l’album n’est pas à mettre de côté, comme dans les chansons « Wireless » et « Shed My Skin » (avec la participation des deux chanteurs du groupe de metalcore Annisokay, lui donnant une teinte entre ombre et lumière), qui tendent à redonner espoir et confiance en l’avenir via des dénonciations subtiles et un message empreint de conseils. Le groupe ne reste pas bloqué sur le négatif : utilisant de nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle pour la création du clip de « Bleed Out », et à l’instar de la modernité manifeste, quasi électronique, du son et des arrangements, le septet prouve qu’il est ouvert aux propositions issues de ce monde en évolution. Ainsi, en entamant ce nouveau chapitre, Within Temptation repousse encore les limites de son évolution artistique, en combinant sans artifices ses convictions morales à son approche ambitieuse de la musique.

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Chronique   

Corey Taylor – CMF2


Une nouvelle fois Corey Taylor tombe le masque. Le chanteur de Slipknot est sur tous les fronts et vient de sortir son deuxième album solo. L’occasion pour lui de nous montrer son vrai visage et de nous dévoiler une nouvelle fois sa face pop pas propre. Parce que dans sa tête, c’est un peu le chantier et que sa créativité ne connaît pratiquement aucune limite, le garçon a besoin de s’exprimer à sa façon. Et on s’en aperçoit dès les premières notes de CMF2. « The Box » est une intro acoustique déroutante qui débouche sur « Post Traumatic Blues », un titre furibard aux guitares très hard rock. Et ce n’est qu’un début car, en fait, tout l’album défile comme un véritable roller-coaster émotionnel.

Corey n’a pas son pareil pour mettre la tête de l’auditeur à l’envers. Il passe sans prévenir du morceau à ambiance et rebondissements (« Midnight ») au metal pied au plancher que n’aurait pas renié Slipknot (« All I Want Is Hate », une teinte rock n’ roll en plus, et le final de « Punchline »). Et puis sur un coup de tête, il nous rappelle que le blues fait également partie de ses influences via un « Breath Of Fresh Smoke » plutôt convaincant pour un non-spécialiste. Sa capacité à écrire des tubes est elle aussi évidente. Si « We Are The Rest » aux accents punk gentil se révèle le digne successeur de « CMFT Must Be Stopped », principal single de son premier album solo, « Beyond » au refrain percutant devrait à son tour faire le bonheur des radios US. Et puisque le monsieur semble avoir plongé Stone Sour, son autre groupe, dans un sommeil peut-être définitif, il trouve avec « Sorry Me » et « Someday I’ll Change Your Mind » un autre moyen d’exprimer sa mélancolie et sa fibre pop mainstream. Oui, il y a de tout dans CMF2 et on ressort de cette écoute un peu à l’image de celui qui l’a conçu : secoué mais content.

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Interview   

Kataklysm contre Goliath


« Je peux te dire qu’il va y avoir un album d’Ex Deo avant un nouvel album de Kataklysm », , nous disait de manière bien affirmative Maurizio Iacono à l’occasion de la sortie de The Thirteen Years Of Nero d’Ex Deo en 2021. Raté. Les plans ont visiblement changé pour les Nord-Américains qui ont préféré investir pour le successeur d’Unconquered trois ans après sa sortie, ayant tout de même au passage sorti un album l’année passée pour Invictus, le nouveau projet de Maurizio. S’il est bien connu que quantité ne rime pas forcément avec qualité, il faut reconnaître que malgré le rythme soutenu que s’infligent les musiciens, Goliath est un album solide. Kataklysm qui a derrière lui quinze albums et une vie de plus de trente ans tient debout dans cette grande bataille qu’est l’industrie de la musique. Son secret est sans doute qu’il s’adapte à son environnement et change de forme, prenant ainsi les couleurs du monde qui l’entoure, plus froid et agressif…

S’il utilise des références historiques et mythologiques, Kataklysm parle bien du monde réel et de son époque. Une époque qu’il a parfois du mal à comprendre, à en croire le guitariste Jean-François Dagenais qui nous livre dans cet entretien sa propre interprétation de qui sont les David et Goliath des temps modernes. Le musicien et producteur, loquace et sympathique, revient avec nous aussi sur la longue trajectoire du groupe et sur ses choix, mais aussi sur son avenir et sur les changements qui ont bousculé le groupe, expliquant certaines décisions.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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