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Chronique   

Hexvessel – Polar Veil


La dernière fois qu’on avait entendu Hexvessel – sur Kindred, en 2020 – la folk sylvestre du groupe se faisait plus solaire que jamais, presque jazz parfois, et comme toujours, hantée. C’est que depuis 2009, la musique des Finlandais menés par le prolifique et protéiforme Mat « Kvohst » McNerney se fait exploration spirituelle avant tout, entre shamanisme et vénération des dieux anciens, esprits de la forêt et psychédélisme, le tout résumé en une punchline : « Plant trees and worship Sagan ! » [« Plantez des arbres et vénérez (Carl) Sagan ! »] Et c’est au nom de cette exploration spirituelle justement que pour son sixième album, Polar Veil, la troupe a décidé de s’exposer aux frimas…

Au point que « The Tundra Is Awake » ouvre l’album sur un riff purement black metal, façon Norvège enneigée. Ce vent glacial et cristallin souffle tout au long du disque, où on croise la voix d’Okoi (Bølzer) sur « Older Than The Gods » et un solo de Nameless Void (Negative Plane) sur « Ring ». Mais sous la couche de givre, ce qui fait Hexvessel est toujours là : la voix ouatée de McNerney enjôle, la folk se teinte de doom (« Crepuscular Creatures »), et les arrangements – guitare acoustique, violon, piano, avec Ben Chisholm (Chelsea Wolfe) en renfort sur « Listen To The River » – restent résolument lumineux. Car l’hiver septentrional que célèbre Polar Veil, c’est les ténèbres, certes, mais aussi la neige éclatante et les aurores boréales, et l’album tient plus du feu de camp ou de la fourrure protectrice que du conflit avec les éléments. La façon dont Hexvessel s’approprie l’héritage du black metal traditionnel se fait avec une fluidité et un naturel désarmants, mais après tout, avec leur obsession pour les forêts enneigées et la sauvagerie, Burzum, Darkthrone et consorts faisaient déjà, à leur façon, une sorte de folk : l’enchanteur Polar Veil n’avait plus qu’à boucler la boucle.

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Chronique   

Bonfire – Point Blank MMXXIII


Groupe de heavy rock allemand, Bonfire s’est fait un nom en surfant dans la seconde moitié des années 80 sur la vague américaine grandiloquente du hair metal/MTV. Après deux premiers albums, Point Blank (1989), produit par Michael Wagener, est un coffre aux trésors qui, avec ses hymnes énergiques, ses titres mélodiques et ses power ballads, résonne comme une pépite à travers les âges. Le fondateur du groupe, Hans Ziller, avait alors été congédié. Il n’en demeurait pas moins co-compositeur de dix chansons. Tous les ingrédients musicaux avaient été utilisés pour pondre du hit, avec l’aide d’auteurs extérieurs (Jack Ponti, Desmond Child…), mais le succès escompté ne sera malheureusement pas au rendez-vous. Après de multiples changements de line up, Bonfire en est venu aujourd’hui à réenregistrer ses trois premiers albums en quatorze jours. Le chanteur grec Dyan Mair, trentenaire, recruté en 2022 – au timbre moins chaleureux que celui de Claus Lessman, mais au grain plus marqué – et Ziller en chef d’orchestre revisitent nos souvenirs.

Quinze chansons agencées différemment mais qui n’ont pas perdu de leur magie riffistique et mélodique. La tracklist gagne en punch de façon exponentielle. « Tony’s Roulette », « Youth Patrol », « You’re Back » ou « Waste No Time », qui clôt désormais l’album, en sont de parfaits exemples, et le retrait des deux interludes vocaux, dispensables, y contribue sans doute. La ballade à la Scorpions « Who’s Foolin’ You », maintenant électrisée, gagne une touche émotionnelle singulière avec sa flûte de Pan et s’éloigne du stéréotype acoustique permanenté. Les arrangements originaux sont conservés, avec seulement quelques variations mineures : des chœurs introductifs s’adjoignent aux lignes mélodiques de guitares sur « Hard On Me » et « Freedom Is My Belief » prend des teintes heavy-bluesy. Réenregistrer cette madeleine de Proust pour heavy boomers avec une production moderne sans perdre le cachet des années 1980 était un défi. Celui-ci est relevé grâce à un fin équilibre entre conservation de l’architecture musicale originale et remise au goût du jour.

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Interview   

Soen ou le rappel à la raison


Ça fait maintenant dix ans passés que Soen a sorti son premier album Cognitive. Depuis, le groupe a déjà fait un beau parcours, ayant évolué pour se détacher de l’influence manifeste de Tool et même aller à contre-courant de la tendance dans la scène progressive, en composant des chansons plus concises et accrocheuses, et en maintenant un fin équilibre entre sophistication progressive et racines metal traditionnelles. De la même manière, le line-up de Soen est passé par plusieurs phases pour, semble-t-il, se stabiliser depuis Imperial (2021).

En revanche, s’il y a quelque chose qui n’a pas changé chez Soen en dix ans, c’est d’un côté la primeur à l’émotion et d’un autre côté une volonté de s’attaquer à des sujets sérieux, en mettant par exemple en avant des constats et réflexions sur notre monde de plus en plus divisé, où les opinions les plus radicales prospèrent, où l’on perd tout sens de la nuance, où la guerre fait même rage… C’est pour évoquer tout ceci, à l’occasion de la sortie de Memorial, que nous avons échangé avec le chanteur Joel Ekelöf, qui nous parle également de ses influences personnelles (d’Alice Cooper à Alice In Chains, en passant par Radiohead) et de son chant.

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Chronique   

Roger Waters – The Dark Side Of The Moon Redux


Pour oser réenregistrer The Dark Side Of The Moon, l’un des trois albums les plus vendus de tous les temps et référence ultime en matière de son et de production, il fallait avoir un énorme… égo, bien sûr. Ça tombe bien, c’est justement l’une des caractéristiques principales de Roger Waters. Sa version 2023 du chef d’œuvre de son ancien groupe est-elle à la hauteur de sa légende ?

En fait on aurait plus vite fait de répondre à la question : comment aurait-elle pu l’être ? Pour franchir ce mur insurmontable, Waters a choisi la personnalisation à outrance. En gommant les nappes de clavier aériennes de Rick Wright, la frappe énorme de Nick Mason et bien entendu les guitares tantôt saturées mais le plus souvent planantes de David Gilmour, le bassiste-chanteur s’est totalement approprié le concept album. D’une voix sépulcrale et monocorde, sans même essayer la plupart du temps de chanter, il se contente de réciter littéralement ces morceaux dont beaucoup sont devenus des tubes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils perdent tout leur potentiel commercial dans cette resucée. Si on reconnait aisément la trame musicale (avec pourtant quelques nouveautés comme des chants d’oiseaux samplés ou un violon discret), celle-ci est nettement mise en retrait voire même en sourdine par rapport au récit. Du coup l’ambiance est sombre, étouffante, et n’offre à l’auditeur aucune occasion de se dégager. L’idée est certainement de mettre en avant les textes qui traitent de l’aliénation générée par la société moderne sur les individus (il faut dire que de ce côté-là, ça ne s’est pas franchement arrangé depuis 1973), mais le faire via une voix qui semble sortir d’un pot de yaourt n’est pas forcément la meilleure des idées. Toute la brillance de l’album originel a disparu, et c’est sans doute normal : Waters a désormais quatre-vingts ans. Cet album, c’est donc un peu papy qui raconte avec conviction son Dark Side Of The Moon à ses petits-enfants… et ils s’endorment.

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Chronique   

Maggot Heart – Hunger


Si avec Hunger, Maggot Heart fête ses cinq ans d’existence, Linnéa Olsson, sa tête pensante, est loin d’en être à son coup d’essai. Après avoir fait ses classes en tant que journaliste musicale, on l’a entendue au sein de Sonic Ritual et surtout du bref mais remarqué The Oath. Après un passage dans Beastmilk/Grave Pleasures, on la retrouve cette fois seule maîtresse à bord avec Maggot Heart. Épaulée par Uno Bruniusson (In Solitude, Procession, Grave Pleasures…) à la batterie et Olivia Airey à la basse, elle continue sur la lancée ouverte par Dusk To Dusk et Mercy Machine : au-delà de l’urgence punk et du bon vieux rock’n’roll, Hunger se révèle au fil des écoutes particulièrement roboratif.

Dès « Scandinavian Hunger », on y retrouve ce qui fait la marque de fabrique du groupe : une forme de sincérité et de simplicité percutantes, des accroches qui restent en tête (« You are what you eat » – « Tu es ce que tu manges », tout un programme pour un album intitulé « Faim ») et des musiciens en pleine possession de leurs moyens, le tout amené avec une conviction et une confiance en soi plus affirmées que jamais. Pour la première fois sur la pochette du disque, Olsson prend la place qu’elle mérite : sa voix est de plus en plus assurée et c’est tant mieux, car ses paroles font mouche. Si la musique de Maggot Heart, qui mélange au post-punk de Killing Joke une bonne dose de hard rock et quelque chose de discordant qui évoque tantôt Voivod, tantôt Sonic Youth, semble résolument enracinée dans les années 80, le groupe fait feu de tout bois : il emprunte la crudité et l’atmosphère nocturne du metal extrême, ajoute des cuivres et du piano le temps de quelques titres (la ballade « Archer »), et zigzague entre sensibilité parfois presque pop et solos résolument rock (l’irrésistible « Looking Back At You »). De quoi satisfaire tous les appétits…

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Interview   

Marc Hudson : au delà des frontières


C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour le frontman du groupe mondialement connu Dragonforce : un premier album solo accompagné d’invités de tous horizons, une signature chez Napalm Records et des clips nombreux et travaillés. Une aventure digne de ce nom, pour un artiste souvent pris entre deux tournées internationales. En effet, après douze ans comme chanteur du groupe de power metal britannique, l’envie de créer un album, de A à Z, digne de ses attentes d’adolescent s’est fait ressentir. Profitant du temps suspendu lors de la pandémie mondiale, le chanteur a su s’entourer de musiciens et amis pour créer un univers jovial et coloré, inspiré de notre monde qui, à l’époque, devait faire face à de nouvelles épreuves. Dans un élan d’optimisme, Marc Hudson réalise à quel point il est important de motiver les troupes et constate que du bon est à tirer de toute situation.

Nous en avons discuté avec lui, presque un mois après la sortie de son album Starbound Stories. De sa place dans Dragonforce – il fera beaucoup le parallèle avec sa carrière principale – à son travail de la langue japonaise, tout en abordant les diverses influences et thèmes qui ont forgé cet album, le chanteur retrace les étapes et les émotions qu’il a dû appréhender lors de cette première aventure solitaire, le tout avec une bonne humeur communicative.

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Chronique   

Alkaloid – Numen


L’espace, l’apparition de la vie, les créatures Lovecraftienne omnipotentes… Autant de sujets qui fascinent les acteurs du metal. Pourquoi choisir ? Alkaloid touille le tout à coups de death progressivo-technique. Si les thématiques font penser à une collision fortuite entre The Ocean et The Great Old Ones, le ton s’aligne davantage avec les récents délires de Charlie Griffiths (Haken). Les membres, ayant touché à Triptykon, Obscura, Dark Fortress et Obsidious, n’ont coutume de ménager ni leurs instruments ni notre cerveau, mais Alkaloid se veut accessible.

Lorsque le chanteur-guitariste Morean expose son concept, on cligne des yeux, incapable de déterminer s’il est important ou même possible de comprendre. L’espace, sous forme divine, s’exprime à travers les chansons, tandis que des êtres micellaires panspermique sèment le chaos. On trouve aussi sur Numen trois chapitres de la série transverse « Dyson », avec ses éternels céphalopodes. Peu de frontières résistent : thrash (le refrain de « Shades Of Shub-Niggurath »), stoner (« A Fool’s Desire »)… « Recursion » a quelque chose de primitif, sans parler du « The Folding » façon Nile ou des incantations de « Numen ». Le chant, souvent mi-clair mi-growlé, sans peur du grotesque, s’éloigne souvent des canons du genre. Quelques foyers de chaleur brûlent : des élans latinos (l’interlude « The Black Siren ») et des éclats de flamenco cimentent les parties brutales (« The Cambrian Explosion »), et des airs enjoués propulsent le tout (« Clusterfuck »). Alkaloid sait faire preuve de classe entre les pulsions destructrices (« Alpha Aur ») et ne se prive pas de solos de basse ou d’inspirations jazz. On ne sait pas trop par quel bout prendre Numen, mais, heureusement, tous les bouts sont bons, pour peu qu’on s’accroche avant d’ingérer ces soixante-dix minutes débridées.

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Chronique   

Black Stone Cherry – Screamin’ At The Sky


Guitares éhontément lourdes, potards poussés à fond et refrains imparables : chez Black Stone Cherry, c’est l’efficacité façon bulldozer sinon rien. Véritables maîtres dans l’art de la superproduction à l’américaine, le quatuor du Kentucky ne fait donc pas dans la dentelle et continue de s’attacher à soigner sa marque de fabrique qui a fait son succès jusqu’ici. Pour leur huitième album, les américains hissent une fois de plus haut et fort un hard rock lisse et étincelant qui, s’il déplaira forcément aux antis du genre, saura séduire à coups sûr un plus grand public. Car force est d’admettre que le son sudiste à la sauce moderne et ô combien FM est redoutable et drôlement bien façonné.

Définitivement taillés pour le live, les douze nouveaux titres du groupe ont d’ailleurs été enregistrés à domicile au Plaza Theater de Glasgow (Kentucky), salle de concert mythique louée pour l’occasion et investie de matériel d’enregistrement le temps des sessions. S’il y a bien quelques effusions de sentiments (la power-ballade « Here’s To The Hopeless »), c’est l’énergie faisant écho à leurs prestations live sur-vitaminées qui prévaut, avec son lot de « good vibes » que l’on ressentira sans détours à l’écoute des « bangers » que sont l’entêtant « Nervous », le solaire « Smile, World » ou « The Mess You Made » avec sa ligne de basse claquante, sans oublier « When The Pain Comes », à la rythmique plombée pour mieux lancer le refrain sur orbite, et « Out Of Pocket », premier single de l’album qui annonçait déjà la couleur rugissante. Après avoir partagé l’affiche avec une poignée de légendes du heavy metal, de Mötorhead à Def Leppard, en passant par ZZ Top, les Guns ‘N’ Roses ou encore Whitesnake, les Black Stone Cherry n’ont pas fini de rappeler qu’ils restent suffisamment féroces après plus de vingt ans d’existence, quitte à le crier toujours plus fort… vers le ciel !

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Interview   

Quentin Foureau : quand l’art du conte rencontre celui du metal noir…


Depuis ses débuts, le metal s’inspire ouvertement de l’univers du conte, des mythes et des légendes, pour se nourrir de ses textes ou de son esthétique. Si instinctivement on peut penser à la scène folk metal assez démonstrative dans ses lectures, ou au black metal pour les plus horrifiques, le conte se dissémine en réalité dans tous les styles, même chez des groupes au public bien plus large, comme un Rammstein par exemple. Mais ramener le conte dans sa forme la plus traditionnelle, par l’oralité, dans des événements estampillés metal peut sembler être un pari risqué. Pourtant, c’est celui qui a été pris par le conteur Quentin Foureau qui a saisi la main qui lui a été tendue lors des premiers Feux De Beltane, événement black metal coorganisé par le label français Les Acteurs De L’Ombre, proposant de conter devant une petite assemblée d’adeptes de black metal. Quelques années plus tard, il tente même l’expérience de faire dialoguer le conte avec la musique dark ambiant et d’en proposer un projet studio, donnant ainsi naissance à la formation Cataèdes. Si l’idée peut sembler saugrenue, elle apparaît comme une évidence quand on est dans le public, happés par les histoires qui nous sont contées.

Au milieu de l’été, nous nous sommes rendus à la deuxième édition du Satanas Ebrietas Conventus, événement organisé par l’association Ifern En Ti-feurm à l’origine des Feux de Beltane, à la Brasserie de l’Apocalypse dans l’Eure. Quentin Foureau était à nouveau présent parmi les conteurs, proposant un set avec le projet Cataèdes en plus de ses sessions contes pendant le week-end. Nous avons saisi l’opportunité dans ce cadre idyllique pour le conte et le metal noir, la brasserie étant au milieu de la forêt, pour en savoir un peu plus sur sa pratique et l’art du conte. Nous parlons évidemment de ce que représente le conte aujourd’hui en 2023, mais aussi de ses rapports plus ou moins étroits avec la scène, dans un entretien qui contrairement à notre habitude était spontané et improvisé. Pas si loin du conte, d’ailleurs…

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Chronique Focus   

Steven Wilson – The Harmony Codex


Après plus de trente ans passés à composer inlassablement, on ne peut même plus dire de Steven Wilson qu’il s’aventure là où on ne l’attend pas – il devient naïf de l’attendre à un endroit précis. Pour ne rien arranger, il se plaît à laisser planer le flou sur ses intentions, l’ultime exemple étant celui de Porcupine Tree qui a refait surface alors que beaucoup n’y croyaient plus. Le travail sur The Harmony Codex a débuté sous confinement, il y a environ trois ans. Le mot d’ordre ? Ne pas en avoir : Steven, qui avoue volontiers aimer les albums imprévisibles, s’est autorisé à inclure tout ce qui l’attirait. On aura vite fait d’en déduire que ce disque est radicalement différent de son prédécesseur, The Future Bites, dont l’essence électro-pop avait fait fuir certains admirateurs de longue date, mais des traces de cet épisode subsistent.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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