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Interview   

Evergrey : architecte de sa destinée


Quand Jonas Ekdahl a quitté Evergrey en 2024, ce dernier a perdu plus qu’un batteur, mais un producteur et co-capitaine de navire. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils s’étaient fait la promesse de quand même continuer à travailler ensemble. Deux ans plus tard, la promesse semble s’être érodée naturellement. Tom S. Englund a trouvé un « nouveau » partenaire de production en la personne de Vikram Shankar, avec qui il passe de toute façon une grande partie de son temps à travailler, que ce soit au sein de Silent Skies et Redemption ou dans leur activité de compositeurs pour musiques de jeux vidéo (avec de beau projets !). Le nouvel album Architects Of A New Weave est aussi l’occasion de découvrir le nouveau frappeur de fûts Simen Sandnes et les solos de guitare de Johan Niemann. Oui, ce dernier prend décidément de plus en plus de place au sein de la formation suédoise. Après avoir très largement augmenté sa contribution créative, voilà le bassiste se retrouvant à remplacer au pied levé – et temporairement – le déserteur Henrik Danhage.

Bref, face aux changements, Evergrey avait à cœur de faire ses preuves et a décuplé sa motivation à proposer un album aux petits oignons. D’autant plus qu’ils ont aussi à convaincre les fans d’Iron Maiden dont ils assurent la première partie sur deux dates, dont Paris le 22 juin prochain. C’est donc avec un Tom S. Englund fier de son œuvre que nous avons échangé. Il nous parle de ce contexte dans lequel il a été conçu, mais aussi de la scène de Göteborg dont il est issu aux côtés des pontes du death mélo (Mikael Stanne faisant une apparition sur l’album), de l’idée d’être l’architecte de sa destinée, parmi les nombreux thèmes qui sous-tendent les chansons, et de la façon dont ils ont décroché la première partie d’une des légendes du heavy metal.

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Interview   

Evergrey et la paix intérieure


Il y a quelque chose d’étrange à interviewer un musicien qui défend l’album d’un groupe… qu’il vient de quitter. Mais le cas du batteur Jonas Ekdahl est un petit peu à part, puisque la motivation pour sa décision était d’arrêter de tourner pour pouvoir se consacrer à sa passion première : la composition et la production. C’était d’ailleurs là une grande partie de son rôle au sein d’Evergrey, rôle qu’il devrait conserver à l’avenir. Il ne s’éloigne donc pas totalement du groupe, en conservant sa place dans le processus créatif. Et puis, il a clairement à cœur de défendre Theories Of Emptiness, comme il nous l’expliquait : « C’est important, vu que Tom et moi avons produit l’album et que j’ai été très impliqué dans la composition. C’est naturel pour moi de faire des interviews, et j’ai envie de les faire ! C’est important pour moi de maintenir un esprit positif malgré mon annonce, car nous avons un superbe album qui sort et je n’ai pas envie qu’il soit affecté négativement, et il y a plein de belles choses qui arrivent ! »

Etrange, donc, mais finalement pas moins intéressant, car les circonstances donnent une lumière particulière à nos échanges. Il évoque bien entendu sa décision, mais aussi le nouveau disque qui a vu, pour la première fois, le bassiste Johan Niemann prendre les devants en matière d’apport d’idées, tout cela grâce à un échange de bons procédés entre lui et le désormais ex-batteur. Il nous en apprend également un peu plus sur lui – fan de pop, de Max Martin et de l’Atlético Madrid – et son rapport à la musique d’Evergrey et aux thématiques de son acolyte et ami Tom S. Englund.

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Interview   

Evergrey largue les amarres


La vie, on la pratique tous sans vraiment la connaître. On nous a jetés bébés dans le grand bain sans mode d’emploi. Et certains passent une vie entière à étudier… la vie. Tom S. Englund est certainement de ceux-là, utilisant l’art, et la musique en particulier, comme support de travail et d’étude de lui-même, de sa propre vie, « à un niveau académique », pour reprendre ses mots. Si toutes les œuvres d’Evergrey, sans exception, ont toujours traité de « l’aventure de la vie », ce n’est que depuis Hymns For The Broken qu’Englund le fait intentionnellement, allant jusqu’à considérer la nécessité d’un changement de cap personnel. C’est de ce changement, sous la métaphore d’un périple à travers le vaste océan Atlantique, qu’il est question dans l’album The Atlantic.

C’est donc un Tom S. Englund à la démarche introspective plus consciente que jamais que nous avons rencontré, nous expliquant les enjeux de celle-ci sur sa vie, dans laquelle beaucoup pourront se reconnaître, voire puiser une inspiration pour eux-mêmes se jeter à l’eau, dans leur quête d’épanouissement. En tout cas, épanoui, Englund l’est aujourd’hui dans Evergrey, malgré la malchance qui s’acharne, avec un cambriolage de leur quartier général ayant chamboulé le planning de l’album… Tom S. Englund nous raconte.

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Interviews   

There’s hope left for Evergrey


« We’re in a happy mood! », vocalist/guitarist/leader Tom S. Englund and bassist Johan Niemann of Evergrey tell us before the following interview. We shudder to think what it must be like when they’re feeling gloomy! Who the hell uses words like “illness”, “stress” and “internal struggle”, or says they’ve lost “all hope or will and all inspiration to do anything, except sitting in a sofa” and that their “mental health [is] really on the verge of breaking”, when they’re feeling good? There’s not much happiness to be found in their description of Everygrey’s body of work in general, and in the latest album, Hymns For The Broken, in particular.

But it would be unfair to these two likeable musicians to remember only the gloomy aspects of this interview. After all, they also talked about their reunion with drummer Jonas Ekdahl and guitarist Henrik Danhage, the hope said reunion aroused, the band’s new-found strength, and the experience of shooting a video from the top of a structure several hundred meters high when you’re afraid of heights – not to mention the review of a Sting concert that will probably spark off some debate.

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Interview   

Evergrey retrouve l’espoir


« Nous sommes d’humeur joyeuse ! » nous disent Tom S. Englund et Johan Niemann, respectivement chanteur-guitariste-leader et bassiste d’Evergrey, avant de débuter notre entretien qui suit. Alors qu’est-ce que cela doit être lorsqu’ils sont d’humeur morose ! A parler de « maladie », de « stress », de « lutte intérieure », de perte d’« espoir ou de volonté et d’inspiration pour faire quoi que ce soit, excepté rester assis dans un canapé », de « santé mentale au bord de la rupture »… On ne peut pas dire que la joie soit dans ces mots qui décrivent le contenu introspectif de l’oeuvre d’Evergrey et en particulier son nouvel album Hymns For The Broken.

Mais c’est un peu les charrier que de ne retenir que ça de notre échange et de leurs personnalités pleines de sympathie, notamment lorsqu’ils racontent les retrouvailles avec le batteur Jonas Ekdahl et le guitariste Henrik Danhage, l’espoir que celles-ci ont suscité, la force retrouvée du groupe et aussi l’expérience qu’a constitué le fait de tourner un clip vidéo du haut d’une structure de plusieurs centaines de mètres, en particulier lorsque l’on souffre de vertige… Sans compter l’expérience relatée d’un concert de Sting qui prêtera sans doute à débat.

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  • A Perfect Circle @ Zénith Paris
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