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Interview   

The Night Flight Orchestra : la tête dans les nuages


Quand sortait Internal Affairs (2012), ils étaient peu à croire en The Night Flight Orchestra et son classic rock joué par des pointures du death mélo. Huit ans et cinq albums plus tard, le collectif suédois est désormais signé sur le prestigieux label allemand Nuclear Blast et n’a cessé d’élargir ses rangs et d’étoffer son concept pour proposer une musique rétro plus vraie que nature, gorgée de mélodies catchy, d’un sentiment d’évasion et d’un romantisme mélancolique. La mode du revival des années 80 est entre-temps passé par là, rattrapant The Night Flight Orchestra au vol. Tous les voyants sont désormais au vert pour le groupe et rien ne semble arrêter son ascension.

Avec Aeromantic, The Night Flight Orchestra fait une nouvelle démonstration de son amour et sa maîtrise d’un âge d’or de la musique populaire, à cheval entre les années 70 et 80, mettant un peu plus l’accent sur les claviers, mettant à profit un kit de batterie hautement symbolique ayant servi à Abba et intégrant la participation d’une violoniste. L’objectif des Suédois est clair : devenir un orchestre classic rock jouant dans les stades et les plus grandes salles. Certes, l’objectif est encore loin d’être atteint, mais The Night Flight Orchestra a déjà prouvé que quand on croit en ses rêves, ces derniers pourraient bien finir par se réaliser. On discute de tout cela, et plus encore (le féminisme, le départ du claviériste Richard Larsson, des nouvelles de Soilwork, etc.), avec le guitariste-compositeur-parolier (et gastroentérologue) David Andersson.

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Chronique   

Body Count – Carnivore


Body Count a bel et bien repris son rythme de croisière. Depuis 1997 et Violent Demise : The Last Days, le groupe prenait son temps entre chaque opus, ce jusqu’à l’arrivée fracassante de Manslaughter (2014) qui marquait le retour à l’excellence. Bloodlust (2017) avait entériné l’état de forme de Body Count : la bande à Ice-T et Ernie C ne comptait pas vivre de coups d’éclat éparpillés dans le temps. Carnivore respecte désormais la méthodologie mise en place depuis 2014 : Body Count veut tout simplement enfoncer le clou. Carnivore leur donne tous les outils nécessaires et répondra amplement à un désir profond de tout tabasser.

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Interview   

My Dying Bride : la constellation du malheur


A croire que le malheur attire le malheur. Si bien qu’Aaron Stainthorpe, chanteur de My Dying Bride, groupe de doom réputé pour sa musique particulièrement triste et déprimante, commence à se poser des questions et à faire attention à ce qu’il écrit. Il faut dire qu’il sort tout juste d’une période particulièrement difficile, où sa fille, à peine âgée de cinq ans, a dû être soignée pour un cancer. Pendant cette période au chevet de son enfant, on peut le comprendre, My Dying Bride n’existait plus à ses yeux. Et comme si ça ne suffisait pas, deux membres ont quitté le navire My Dying Bride.

Cinq ans après le presque prémonitoire Feel The Misery, le groupe de Bradford a finalement trouvé le moyen de retourner en studio, grâce surtout au guitariste Andrew Craghan qui, une fois de plus, a pris sur lui pour créer tout seul The Ghost Of Orion, et à une victoire contre le cancer. Mais les déboires ne se sont pas arrêtés là : Aaron Stainthorpe a eu le plus grand mal à se remettre dans le bain et à enregistrer ce disque.

Malgré une volonté d’aller vers une musique plus « accessible » et un nouveau chapitre qui s’ouvre en ayant rejoint le label Nuclear Blast, My Dying Bride est décidément toujours autant imprégné par le malheur. On en discute ci-après avec le chanteur.

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Chronique   

Psychotic Waltz – The God-Shaped Void


Trop peu de gens se souviennent de A Social Grace (1990) et Into The Everflow (1992), les deux premiers efforts de Psychotic Waltz. Pourtant, les Californiens ont réalisé deux œuvres cultes de la scène du metal progressif. Il faut dire que la séparation de Psychotic Watlz en 1997, après seulement quatre albums, n’a sans doute pas aidé à entretenir la mémoire du groupe. Depuis 2010, le groupe s’est réuni pour quelques concerts, notamment aux côtés de Nevermore et Symphony X. Il a fallu attendre encore dix ans pour que le line-up original décide de retourner en studio et d’accoucher de The God-Shaped Void, vingt-quatre ans après Bleeding (1996). De quoi susciter l’émoi des fins connaisseurs de la scène. Pyschotic Waltz est bel et bien conscient des attentes : The God-Shaped Void est une sorte de remise en route réalisée avec soin.

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Interview   

Lordi : la machine à remonter le temps


Mr. Lordi est un nostalgique. Il l’assume et le revendique. Ce n’est un secret pour personne, et son groupe Lordi en est la preuve la plus éclatante, il voue une passion sans bornes pour les années 80. Et s’il a une certaine tendresse pour les années 70, la décennie qui l’a vu naître, son rapport aux années 90 – celles qui ont « tué » les années 80 – est déjà plus mitigé, même si ce qu’il y retient pourra surprendre certains fans de Kiss… Quant à notre époque, il avoue y vivre en complet décalage, refusant à peu près toutes les pratiques modernes, des services de streaming jusqu’aux e-mails, en passant par les réseaux sociaux.

Bref, Mr. Lordi est un nostalgique. Pour autant, l’entreprise ambitieuse et originale dans laquelle il s’est lancé avec Killection, le dixième album de Lordi, va plus loin que la simple nostalgie. Il s’agissait de créer une compilation imaginaire, authentique et crédible, partant du postulat suivant : et si Lordi avait existé et écrit de la musique depuis les années 70 ? Retourner cinquante ans en arrière et refaire l’évolution du rock n’est pas une mince affaire, mais Mr. Lordi et ses collègues ont eu à cœur de faire les choses bien, avec une étude minutieuse de vieux morceaux pour en dégager les codes de chaque décennie, le choix des studios, des techniques et du matériel en fonction du son à obtenir, etc.

Nous avons longuement échangé avec Mr. Lordi qui nous révèle les difficultés auxquelles le groupe a été confronté dans ce projet, et nous parle avec son éternel bagou de ce que représente pour lui les années 70, 80 et 90, de sa place dans l’époque actuelle et de ses inquiétudes sur l’avenir. Il revient également sur le changement au poste de bassiste, avec le départ d’Ox et l’arrivée d’Hiisi, conséquence des contraintes qu’impose un groupe dont les membres sont plus que des musiciens, mais des personnages auxquels les costumes, masques et maquillages donnent vie.

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Chronique   

Regarde Les Hommes Tomber – Ascension


Après avoir sorti ses deux premiers albums presque coup sur coup – Regarde Les Hommes Tomber en 2013 et Exile en 2015 –, Regarde Les Hommes Tomber a pris son temps pour sortir son troisième opus, Ascension. Le quintet nantais a en effet profité de l’accueil enthousiaste d’Exile pour tourner intensivement, en France mais aussi en Europe, s’emparant à l’occasion de la scène de festivals prestigieux (Hellfest, Sylak). De quoi asseoir sa réputation au sein d’une scène post-black florissante, et souder ses rangs après un changement de chanteur durant la conception d’Exile. De quoi aussi décrocher un contrat avec Season Of Mist après avoir été les fers de lance des Acteurs de l’Ombre pendant cinq ans. Ascension s’annonce donc autant sous le signe de la rupture que de la continuité, comme le suggère le titre du premier morceau révélé au public, « A New Order ». Dernier élément d’une trilogie, c’est autant la fin d’un cycle qu’une promesse de renouveau…

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Interview   

Ihsahn rentre à la maison


« Tout ce que je fais maintenant, c’est probablement d’essayer de trouver comment conserver l’excitation et ne pas avoir l’impression d’emprunter toujours la même route. » Ihsahn fait partie de ces artistes dont l’idée même du renouvellement est immuablement inscrite dans le cahier des charges de ses œuvres. Alors quand Ihsahn s’essaye à un nouveau format, celui d’un duo d’EP, ce n’est pas seulement pour aller dans le sens d’une industrie et de modes de consommation qui aujourd’hui privilégient les formats courts. C’est aussi pour voir ce que cela peut apporter à sa créativité.

Telemark est le premier des deux EP prévus par le musicien avant de s’atteler à son prochain album. De ce format il a tiré une plus grande liberté, n’étant pas soumis aux contraintes d’équilibre et de cohérence qu’il impose lui-même, malgré son attrait pour l’expérimentation et du fait de sa culture musicale, au format album. Pourtant, un thème général se dégage de l’EP, celui des origines musicales comme géographiques, puisque Telemark est le nom de la région natale d’Ihsahn qui a largement façonné son caractère. Inutile, pour autant, d’y chercher une résurgence d’Emperor, c’est plutôt vers l’esprit et l’attitude du black metal d’antan qu’il se tourne, traçant un lien direct avec les idéaux originels du rock n’ roll. On parle de tout cela ci-après avec le musicien.

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Chronique   

The Night Flight Orchestra – Aeromantic


Il est à peine dix heures du matin, vous ouvrez les yeux difficilement et déplorez déjà la mauvaise odeur de la chemise transpirante que vous n’avez pas enlevée avant de vous affaler lamentablement sur votre lit. Il faut dire que la nuit a été mouvementée malgré une solitude matinale qui pourrait faire penser le contraire. Vous y étiez préparé, le brushing tient toujours malgré l’épreuve de l’oreiller. Vous sentez à la fois le sconse et l’apprêté, et malgré l’état piteux de cette matinée à l’olfaction et l’hygiène douteuses, vous avez la tête remplie des souvenirs de votre épopée avec comme principaux protagonistes le sourire d’ange et la splendide permanente de votre compagne d’alors, une hôtesse de l’air radieuse. Un visage figé dans le temps, qui ne bouge qu’au ralenti et qui s’est accaparé votre nuit. Si tel est votre film matinal, alors la bande originale appartient certainement à The Night Flight Orchestra. Le groupe de classic-rock formé par Björn Strid et David Andersson de Soilwork est l’un des acteurs principaux du retour aux années 80 porté en grande partie par la synthwave. Aeromantic est leur cinquième opus, une sorte de soap opera, d’action romantique dans la lignée de Top Gun ou Flashdance avec pour credo « qui peut le plus, doit le plus ». En somme : vol long-courrier, femmes et romance à outrance.

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Interview   

Demons & Wizards : la bromance d’Hansi & Jon


Une amitié de trente ans, dans n’importe quel milieu et quelles que soient les personnes impliquées, c’est beau. Une amitié de trente ans entre deux musiciens qui décident un beau jour de former un super-groupe pour jouer la musique qu’ils ont écrite ensemble, forcément, pour l’auditeur, c’est encore mieux. Et c’est précisément le chemin emprunté par Hansi Kürsch, inimitable voix de Blind Guardian, et Jon Schaffer, guitariste et principal compositeur d’Iced Earth, à la fin des années 90.

Même si Demons & Wizards n’avait plus vraiment fait parler de lui depuis Touched By The Crimson King, sorti en 2005, le projet n’était pas pour autant enterré, et les deux complices n’attendaient qu’un alignement de planètes favorable (et des agendas un peu moins chargés avec leur groupe respectif) pour revenir sur le devant de la scène. Après une tournée des festivals en 2019 et une belle position de co-headliner au Wacken Open Air, le super-groupe revient aujourd’hui avec un troisième album, sobrement intitulé III, sans doute pour rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient perdu le fil après quinze ans de hiatus.

Le toujours très sympathique et loquace Hansi nous parle de ce silence forcé, de ses retrouvailles musicales avec Jon et de leur bromance épique ci-après.

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Chronique   

Intronaut – Fluid Existential Inversions


Il aura fallu cinq années pour Intronaut avant de revenir sur le devant de la scène. Comme de nombreux groupes, les Californiens ont cherché à éviter le burn-out, souvent la conséquence directe d’une vie d’enregistrements et de tournées fastidieuses que les conditions économiques imposent désormais aux musiciens de la scène. Intronaut avait prévu d’enregistrer un nouvel opus bien avant cette date, il a cependant profité d’un changement de label (en signant chez Metal Blade Records) pour prendre son temps. En outre, Danny Walker, batteur du groupe, a été écarté pour de multiples raisons dont la plus notable concerne les allégations de violence envers sa compagne. En somme, Intronaut se devait de se recentrer et de repartir de plus belle. C’est exactement l’état d’esprit du chanteur-guitariste Sacha Dunable aujourd’hui : Intronaut devait revenir en proposant une musique plus heavy, plus complexe, plus extrême sous tous ses aspects. Fluid Existential Inversions se doit de rendre les choses difficiles au premier abord et gratifier ensuite. De ce point de vue, Intronaut fait carton plein.

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