En quarante ans de carrière et presque autant d’albums, les incomparables Melvins ont eu le temps de tisser leur toile, une sorte de sludge aussi reconnaissable qu’inventif qui a influencé une foule de sous-genres et de musiciens depuis la fin des années 1980. Est-ce que leur tête pensante, Buzz Osborne, avec son style inimitable, ses déclarations fantasques, et sa créativité et sa productivité débordantes, n’aurait pas un peu une araignée au plafond, d’ailleurs ? On ne sait pas trop, mais en tout cas, deux ans après Bad Mood Rising, c’est un cœur de tarentule que le trio propose à son public, créature composite bricolée par Osborne à partir d’une collaboration entre le batteur du groupe et Roy Mayorga de Ministry.
De quoi évidemment piquer notre curiosité et nous donner envie de demander au principal intéressé de revenir sur la genèse atypique de ce Tarantula Heart qui ne l’est pas moins. Avec l’enthousiasme lapidaire qu’on lui connaît, le musicien en a profité pour évoquer ce qu’il apprécie dans la musique des autres, dans la sienne, et les nombreux chantiers qui l’attendent pour les mois qui arrivent…







































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